Médecins, chirurgiens-dentistes, pharmaciens, kinésithérapeutes, infirmiers, sages-femmes ou vétérinaires : les professionnels libéraux de santé partagent des revenus souvent élevés, une fiscalité lourde, une retraite obligatoire nettement inférieure aux revenus d’activité et aucune protection d’employeur. Structurer son patrimoine consiste à organiser trois étages qui interagissent : les revenus professionnels, la retraite et les investissements personnels. Ce guide détaille les règles fiscales de 2026, chiffre deux situations types et propose une méthode par âge.
Par Alexis Collet, conseiller en gestion de patrimoine — ACVM Patrimoine (ORIAS 25003281)
Publié le 20 octobre 2026 — Mis à jour le 20 octobre 2026
L’essentiel en 30 secondes
- En 2026, un professionnel libéral de santé peut déduire de son bénéfice jusqu’à 88 911 € de versements sur un PER, selon une formule liée au plafond de la sécurité sociale (48 060 €).
- Pour un bénéfice de 150 000 €, le plafond PER atteint 30 291 € ; dans notre exemple, 20 000 € versés coûtent réellement 14 000 € à un couple imposé à 30 %.
- Une société d’exercice libéral paie 15 % d’impôt sur les sociétés jusqu’à 42 500 € de bénéfice, puis 25 %, mais les dividendes des associés exerçants peuvent supporter des cotisations sociales.
- Pour financer 36 000 € de complément de retraite par an, il faut épargner environ 19 100 € par an en commençant à 40 ans, contre près de 60 000 € à 55 ans (hypothèse de rendement de 4 %).
- Prévoyance, murs du cabinet et organisation de la cession de la patientèle font partie intégrante du patrimoine et se préparent des années à l’avance.
Sommaire
- Pourquoi le patrimoine d’un libéral de santé se structure différemment
- Les trois étages du patrimoine
- Revenus professionnels : exercice en nom propre ou société d’exercice
- Simulation 1 : ce que coûte vraiment un versement sur le PER
- Prévoyance : protéger d’abord ses revenus
- Simulation 2 : combler l’écart de revenus à la retraite
- Investissements personnels : quelle enveloppe pour quel objectif
- Murs, patientèle, cession : l’outil de travail est aussi un patrimoine
- Protéger la famille et préparer la transmission
- La feuille de route selon l’âge
- Les erreurs les plus fréquentes
- Questions fréquentes
Pourquoi le patrimoine d’un libéral de santé se structure différemment
Un professionnel libéral de santé n’a ni employeur pour financer sa retraite complémentaire, ni contrat collectif pour couvrir un arrêt de travail : il doit construire lui-même sa protection, alors que ses revenus élevés le placent souvent dans les tranches à 30 % ou 41 % et que sa retraite obligatoire dépend d’une caisse propre à sa profession.
Chaque profession relève d’une section de la caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales, avec ses propres régimes de base, complémentaire et parfois supplémentaire. Les règles de calcul et les montants varient d’une caisse à l’autre : l’estimation de votre future pension, disponible sur votre espace personnel auprès de votre caisse, est le point de départ de toute stratégie.
| Professions | Caisse | Point d’attention |
|---|---|---|
| Médecins | CARMF | Régime supplémentaire spécifique aux conventionnés, avec une participation de l’Assurance maladie selon le secteur |
| Chirurgiens-dentistes et sages-femmes | CARCDSF | Vérifier les droits acquis dans le régime supplémentaire des conventionnés |
| Pharmaciens | CAVP | Choix de classes de cotisation dans le régime complémentaire |
| Infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, orthophonistes, orthoptistes, pédicures-podologues | CARPIMKO | Pension souvent modeste au regard des revenus d’activité |
| Vétérinaires | CARPV | Anticiper la cession de la clinique ou des parts |
Repères généraux : les règles détaillées et les montants sont publiés par chaque caisse.
Les trois étages du patrimoine
Le patrimoine d’un libéral de santé se pense en trois étages complémentaires : l’outil professionnel (cabinet, parts de société, murs, patientèle), la retraite (régimes obligatoires et épargne retraite), et le patrimoine personnel (épargne de précaution, placements financiers, immobilier), chacun ayant sa fiscalité, son horizon et ses risques.
- L’étage professionnel fait vivre le foyer, mais il est concentré et peu liquide. Sa valeur à la cession est incertaine, surtout dans les zones où les successeurs sont rares.
- L’étage retraite doit combler l’écart entre la pension obligatoire et le niveau de vie souhaité. Le PER y joue un rôle central grâce à la déduction des versements.
- L’étage personnel apporte la souplesse et la diversification : assurance vie, PEA, immobilier, SCPI, et éventuellement non coté.
L’erreur la plus fréquente consiste à développer un seul étage, par exemple investir uniquement dans l’immobilier ou tout réinvestir dans le cabinet, sans vision d’ensemble.
Revenus professionnels : exercice en nom propre ou société d’exercice
Exercer en nom propre soumet tout le bénéfice au barème de l’impôt sur le revenu et aux cotisations sociales ; exercer en société d’exercice libéral à l’impôt sur les sociétés permet de distinguer rémunération et bénéfices conservés dans la société, imposés à 15 % jusqu’à 42 500 € puis à 25 %, mais la sortie de ces bénéfices reste taxée.
L’exercice en nom propre
Les recettes, diminuées des charges (dont les cotisations sociales obligatoires), forment le bénéfice non commercial imposé au barème progressif. Le barème 2026 issu de la loi de finances pour 2026 est le suivant.
| Fraction du revenu imposable | Taux |
|---|---|
| Jusqu’à 11 600 € | 0 % |
| De 11 601 € à 29 579 € | 11 % |
| De 29 580 € à 84 577 € | 30 % |
| De 84 578 € à 181 917 € | 41 % |
| Au-delà de 181 917 € | 45 % |
Source : loi de finances pour 2026 (barème revalorisé de 0,9 %).
La société d’exercice libéral
En société d’exercice libéral à l’impôt sur les sociétés, le professionnel perçoit une rémunération déductible du résultat de la société, et le bénéfice restant est imposé à 15 % jusqu’à 42 500 € puis à 25 %. Ce bénéfice peut être conservé pour investir ou distribué en dividendes. Deux points de vigilance : pour les associés qui exercent leur activité dans la société, la fraction des dividendes dépassant 10 % du capital social, des primes d’émission et des comptes courants est en règle générale soumise aux cotisations sociales ; et les dividendes soumis au prélèvement forfaitaire supportent 31,4 % depuis 2026 (12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux). Voir nos articles sur la fiscalité en SELARL, l’arbitrage entre rémunération, dividendes et PER et l’investissement de la trésorerie via une SPFPL.
Le choix de la structure dépend du niveau de bénéfice, du besoin de revenus personnels, des projets d’investissement et de la profession. Il se décide avec l’expert-comptable, sur la base de simulations complètes intégrant les cotisations sociales.
Simulation 1 : ce que coûte vraiment un versement sur le PER
Pour un professionnel libéral de santé imposé à 30 %, un versement de 20 000 € sur un PER réduit l’impôt sur le revenu de 6 000 € la même année : l’effort réel n’est que de 14 000 €, en contrepartie d’une épargne bloquée jusqu’à la retraite et d’une imposition des sommes à la sortie.
Pour un travailleur non salarié, le plafond de déduction est égal au plus élevé de deux montants : 10 % du bénéfice imposable retenu dans la limite de 8 plafonds annuels de la sécurité sociale, majorés de 15 % de la fraction du bénéfice comprise entre 1 et 8 plafonds ; ou 10 % du plafond annuel. Avec un plafond annuel de la sécurité sociale de 48 060 € en 2026, la déduction va de 4 806 € à 88 911 €. Les règles sont détaillées dans la doctrine BOFiP sur la déductibilité des cotisations d’épargne retraite (version du 17 février 2026).
Le profil
Un médecin généraliste de 45 ans, marié, deux parts fiscales, dont le conjoint n’a pas de revenus. Bénéfice imposable de 150 000 € en exercice individuel, sans autre revenu ni réduction d’impôt.
| Composante | Calcul | Montant |
|---|---|---|
| 10 % du bénéfice | 150 000 € × 10 % | 15 000 € |
| 15 % de la fraction entre 1 et 8 PASS | (150 000 € − 48 060 €) × 15 % | 15 291 € |
| Plafond de déduction de l’année | 15 000 € + 15 291 € | 30 291 € |
Source : BOFiP, BOI-IR-BASE-20-50-10 (17 février 2026) ; plafond annuel de la sécurité sociale 2026 : 48 060 €.
| Poste | Sans versement | Avec 20 000 € sur le PER |
|---|---|---|
| Revenu imposable | 150 000 € | 130 000 € |
| Revenu par part | 75 000 € | 65 000 € |
| Impôt sur le revenu du foyer | 31 208 € | 25 208 € |
| Économie d’impôt | — | 6 000 € |
| Effort d’épargne réel | — | 14 000 € |
Calcul au barème 2026 : par part, 11 % × 17 979 € + 30 % × 45 421 € = 15 604 € sans versement ; 11 % × 17 979 € + 30 % × 35 421 € = 12 604 € avec versement ; montants multipliés par deux parts.
À un taux marginal de 41 %, par exemple pour un célibataire au même niveau de bénéfice, la même somme ferait économiser 8 200 €. Les plafonds non utilisés des années précédentes figurent sur l’avis d’imposition et peuvent être mobilisés, ce qui permet de rattraper des années sans versement. À la sortie, les versements déduits sont imposés au barème si l’on choisit le capital ; l’intérêt de l’opération repose donc sur un taux d’imposition à la retraite inférieur à celui de la vie active. Voir le PER des travailleurs non salariés et les options de sortie du PER.
Exemple illustratif, établi selon les règles fiscales en vigueur au 20 octobre 2026 et les hypothèses indiquées. Il ne constitue pas un conseil personnalisé.
Votre situation est différente ?
Nous faisons le calcul avec vos chiffres lors d’un premier rendez-vous offert : plafond PER disponible, structure d’exercice, besoin de retraite et répartition de votre épargne. Premier rendez-vous gratuit et sans engagement, pour réfléchir ensemble à des pistes et faire connaissance.
Prévoyance : protéger d’abord ses revenus
Avant d’investir, un libéral de santé doit sécuriser ce qui finance tout le reste : sa capacité à exercer. Les régimes obligatoires prévoient des délais de carence et des indemnités limitées en cas d’arrêt de travail ou d’invalidité, alors que les charges du cabinet continuent de courir : un contrat de prévoyance individuel est indispensable.
- Indemnités journalières : pour couvrir la perte de revenus dès les premières semaines d’arrêt, selon les délais de franchise choisis.
- Frais professionnels permanents : loyer, salaires du personnel, remboursements d’emprunts du cabinet continuent pendant l’arrêt.
- Invalidité et décès : rente ou capital pour le conjoint et les enfants, en cohérence avec les emprunts en cours.
Les cotisations des contrats de prévoyance des travailleurs non salariés sont déductibles du bénéfice dans un plafond spécifique, sous conditions. Il faut vérifier les définitions de l’invalidité (fonctionnelle ou professionnelle), essentielles pour un chirurgien ou un dentiste.
Simulation 2 : combler l’écart de revenus à la retraite
Pour compléter une pension obligatoire de 36 000 € par an, il faut constituer environ 900 000 € de capital, en retenant un retrait de 4 % par an ; l’épargne annuelle nécessaire passe d’environ 19 100 € en commençant à 40 ans à près de 60 000 € en commençant à 55 ans, avec un rendement hypothétique de 4 %.
C’est la question que posent le plus souvent les professionnels de santé que nous recevons en rendez-vous : combien mettre de côté, et à partir de quand ? Prenons une situation type : une chirurgienne-dentiste qui vise 7 000 € nets par mois à la retraite, avec une pension obligatoire estimée à 4 000 € par mois. L’écart est de 3 000 € par mois, soit 36 000 € par an.
Les hypothèses
- Départ à la retraite à 67 ans.
- Capital cible : 36 000 € ÷ 4 % = 900 000 € (prélèvement annuel de 4 % du capital, hypothèse qui ne garantit pas la pérennité du capital).
- Rendement hypothétique de 4 % par an, net de frais, avec des versements annuels constants.
- Pour la colonne PER : versements déductibles à 30 % dans la limite d’un plafond de 30 291 €.
| Début de l’épargne | Durée | Épargne annuelle | Effort net si versé sur un PER (30 %) |
|---|---|---|---|
| 40 ans | 27 ans | 19 115 € | 13 381 € |
| 45 ans | 22 ans | 26 279 € | 18 395 € |
| 50 ans | 17 ans | 37 979 € | ≈ 28 892 € (plafond dépassé) |
| 55 ans | 12 ans | 59 897 € | ≈ 50 810 € (plafond dépassé) |
Calcul : épargne annuelle = 900 000 € ÷ [(1,04 puissance durée − 1) ÷ 0,04]. Effort net : 70 % des versements dans la limite du plafond PER de 30 291 €, 100 % au-delà. Hors imposition à la sortie et hors inflation.
Deux enseignements. D’abord, chaque période de cinq ans perdue augmente fortement l’effort annuel : commencer à 40 ans plutôt qu’à 50 ans divise presque par deux l’épargne nécessaire. Ensuite, au-delà du plafond de déduction, l’épargne complémentaire se loge plutôt en assurance vie ou en PEA, qui offrent davantage de souplesse. En pratique, nous combinons ces enveloppes selon l’âge, le taux d’imposition et les autres projets.
Exemple illustratif, établi selon les règles fiscales en vigueur au 20 octobre 2026 et les hypothèses indiquées. Il ne constitue pas un conseil personnalisé. Investissement présentant un risque de perte en capital pour les supports en unités de compte. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Investissements personnels : quelle enveloppe pour quel objectif
Chaque enveloppe répond à un objectif précis : le PER à la retraite et à la baisse d’impôt, l’assurance vie à la souplesse et à la transmission, le PEA à la croissance en actions, l’immobilier et les SCPI aux revenus fonciers ; les combiner selon son âge et son taux d’imposition donne plus de résultats que d’en privilégier une seule.
| Enveloppe | Objectif principal | Fiscalité des gains | Disponibilité |
|---|---|---|---|
| PER | Retraite, baisse d’impôt | Versements déduits imposés à la sortie, gains selon le mode de sortie | Bloqué jusqu’à la retraite, sauf cas prévus |
| Assurance vie | Souplesse, transmission | Après 8 ans : abattement de 4 600 € (9 200 € pour un couple), puis 7,5 % ; prélèvements sociaux 17,2 % | Disponible |
| PEA | Actions européennes à long terme | Après 5 ans : exonéré d’impôt, prélèvements sociaux 18,6 % | Disponible (150 000 € de versements maximum) |
| Immobilier locatif et SCPI | Revenus réguliers | Revenus fonciers au barème et 17,2 % de prélèvements sociaux | Faible |
| Compte-titres | Diversification sans plafond | 31,4 % au prélèvement forfaitaire | Disponible |
Sources : service-public.gouv.fr (fiche F2329 sur les prélèvements sociaux, vérifiée le 30 juin 2026), BOFiP (épargne retraite).
Les taux des prélèvements sociaux sont détaillés sur la fiche service-public.gouv.fr sur les prélèvements sociaux des revenus du patrimoine et de placement : depuis 2026, 18,6 % sur la plupart des revenus de placement, mais 17,2 % pour l’assurance vie, les revenus fonciers et les plus-values immobilières. Pour aller plus loin : assurance vie, plan d’épargne retraite, SCPI, private equity et notre comparatif PER, assurance vie, PEA ou compte-titres.
Investissement présentant un risque de perte en capital pour les unités de compte, les SCPI et le private equity. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Murs, patientèle, cession : l’outil de travail est aussi un patrimoine
Le cabinet constitue souvent l’un des premiers actifs d’un libéral de santé : détenir les murs dans une société civile immobilière plutôt qu’en nom propre, organiser à l’avance la cession de la patientèle ou des parts, et anticiper la fiscalité de la sortie peuvent transformer cet outil de travail en revenus pour la retraite.
- Les murs : détenus via une société civile immobilière, ils peuvent être loués au cabinet puis continuer à produire un loyer après la cession de l’activité. Le choix de la structure (impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés) change la fiscalité des loyers et de la revente. Voir murs professionnels : société d’exploitation, SCI ou holding et, pour la revente, la fiche plus-value immobilière d’economie.gouv.fr.
- La patientèle ou les parts : leur valeur dépend de la localisation, de l’activité et de l’existence d’un successeur. Anticiper la cession plusieurs années à l’avance permet de préparer un successeur, d’optimiser la fiscalité de la plus-value professionnelle et de planifier l’arrêt d’activité.
- La trésorerie de la société d’exercice : lorsqu’elle s’accumule, elle peut être investie dans la société ou via une holding de participations. Voir investir en SELARL.
Protéger la famille et préparer la transmission
Un professionnel libéral de santé engage souvent son patrimoine personnel dans son activité, par ses emprunts, ses cautions ou sa responsabilité professionnelle : le régime matrimonial, la clause bénéficiaire de l’assurance vie et la transmission anticipée doivent être pensés en fonction de ces risques et de la composition de la famille.
- Régime matrimonial : à vérifier avec le notaire au regard des risques professionnels et de la protection du conjoint.
- Clause bénéficiaire : à rédiger avec soin et à mettre à jour, l’assurance vie offrant pour les primes versées avant 70 ans un régime de transmission spécifique.
- Transmission : donations, démembrement et société civile immobilière. Voir transmettre un patrimoine immobilier.
La feuille de route selon l’âge
Les priorités changent avec l’âge : constituer l’épargne de précaution et la prévoyance en début d’exercice, accélérer l’épargne retraite et la diversification au milieu de carrière, puis préparer la cession, la transformation du capital en revenus et la transmission dans les dix dernières années d’activité.
- Installation, 30 à 40 ans : prévoyance complète, épargne de précaution, remboursement des emprunts d’installation, premiers versements sur le PER et l’assurance vie.
- Développement, 40 à 50 ans : utilisation régulière du plafond PER, choix de la structure d’exercice, acquisition des murs, construction d’un patrimoine financier diversifié.
- Consolidation, 50 à 60 ans : estimation précise de la pension, rattrapage des plafonds PER non utilisés, réduction progressive du risque, réflexion sur le successeur.
- Transition, après 60 ans : cession de la patientèle ou des parts, organisation des revenus de retraite, transmission. Voir investir après 60 ans sans risque excessif et transformer son patrimoine en revenus complémentaires.
Les erreurs les plus fréquentes
Les erreurs les plus coûteuses tiennent rarement au choix d’un produit : elles viennent d’une prévoyance insuffisante, d’une épargne retraite commencée trop tard, d’une concentration excessive dans l’immobilier ou dans le cabinet, et de placements choisis pour leur seul avantage fiscal sans cohérence avec les objectifs.
- Investir sans prévoyance adaptée : un arrêt de travail peut mettre en péril tout le patrimoine.
- Commencer à préparer la retraite à 55 ans : l’effort devient alors très élevé.
- Laisser des plafonds PER inutilisés pendant plusieurs années.
- Tout investir dans l’immobilier locatif, dont les revenus s’ajoutent à un taux marginal déjà élevé.
- Choisir une société d’exercice sans simulation complète des cotisations sociales sur les dividendes.
- Négliger la préparation de la cession du cabinet.
Questions fréquentes
Quel est le plafond PER d’un professionnel libéral de santé en 2026 ?
Il est égal au plus élevé de deux montants : 10 % du bénéfice dans la limite de 8 plafonds annuels de la sécurité sociale, plus 15 % de la fraction comprise entre 1 et 8 plafonds, ou 10 % du plafond annuel. Il va de 4 806 € à 88 911 € en 2026. Pour 150 000 € de bénéfice, il atteint 30 291 €.
Faut-il créer une société d’exercice libéral ?
Pas systématiquement. Elle devient intéressante lorsque le bénéfice dépasse les besoins du foyer et que l’on souhaite conserver une partie des revenus dans la société. Les cotisations sociales sur les dividendes et le coût de fonctionnement doivent être intégrés à la comparaison.
PER ou assurance vie : par quoi commencer ?
À partir de la tranche à 30 %, le PER est souvent prioritaire pour la retraite grâce à la déduction. L’assurance vie complète pour les projets à moyen terme et la transmission. Les deux sont complémentaires.
Faut-il acheter les murs de son cabinet ?
Cela peut constituer un revenu complémentaire à la retraite, à condition que l’emplacement reste attractif pour un successeur ou un autre locataire. La structure de détention doit être choisie dès l’acquisition.
Comment estimer ma future pension ?
Votre caisse de retraite propose une estimation à partir de vos droits acquis. C’est le point de départ pour calculer l’écart à combler.
Combien épargner chaque année pour la retraite ?
Cela dépend de l’écart entre la pension estimée et le niveau de vie souhaité, de l’âge et du rendement obtenu. Dans notre simulation, pour 36 000 € de complément annuel, l’effort va d’environ 19 100 € par an à 40 ans à près de 60 000 € à 55 ans.
En résumé
Structurer le patrimoine d’un professionnel libéral de santé, c’est organiser trois étages qui s’influencent : l’outil professionnel, la retraite et le patrimoine personnel. La prévoyance vient en premier, le PER est un levier central dès la tranche à 30 %, la structure d’exercice se décide sur des simulations complètes, et la préparation de la cession du cabinet commence des années à l’avance. Plus la démarche débute tôt, plus l’effort annuel est léger.
Nous accompagnons les professionnels de santé lors d’un bilan patrimonial, au Puy-en-Velay, à Lyon, à Grenoble, à Voiron, à Annecy ou en visioconférence.
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Vous êtes professionnel libéral de santé ?
Nous construisons avec vous une stratégie qui relie revenus professionnels, retraite et investissements personnels, chiffrée avec vos données. Premier rendez-vous gratuit et sans engagement, pour réfléchir ensemble à des pistes et faire connaissance.

