Le médecin libéral exerçant en SELARL ou en exercice individuel fait face chaque année à la même question fondamentale : comment arbitrer entre rémunération, dividendes, versements PER et investissement de la trésorerie professionnelle ? Chacun de ces canaux a ses avantages et ses pièges. La rémunération génère des droits à la retraite et permet d’alimenter le PER Madelin — mais elle est lourdement chargée (cotisations URSSAF + CARMF). Les dividendes de SELARL réduisent les cotisations sociales — mais sont taxés au PFU 30 % et fragilisent la protection sociale. Le PER Madelin / PER TNS est fiscalement puissant — mais bloque l’épargne jusqu’à la retraite. La trésorerie professionnelle peut capitaliser dans la SELARL — mais nécessite les bons véhicules. Ce guide présente en 2026 la méthode d’arbitrage optimale pour un médecin libéral, avec les simulations et les pièges à éviter.
Par l’équipe ACVM Patrimoine — Conseillers en gestion de patrimoine indépendants
Publié le 30 septembre 2026 — Mis à jour le 30 septembre 2026
Temps de lecture estimé : 9 minutes
Dans cet article :
- La structure juridique du médecin libéral : les deux cas
- La rémunération de gérance : avantages et inconvénients
- Les dividendes SELARL : avantages et inconvénients
- Le PER TNS / PER Madelin : l’outil d’optimisation fiscale incontournable
- La trésorerie professionnelle : ne pas la laisser dormir
- La simulation : médecin en SELARL avec 300 000 € de bénéfice
- L’arbitrage selon les objectifs personnels
- Le cas de l’exercice individuel (BNC)
- La protection sociale : l’enjeu méconnu de l’arbitrage
- La retraite du médecin libéral : comprendre la CARMF
- Les enveloppes d’épargne complémentaires
- Les erreurs classiques à éviter
- Stratégie & recommandation ACVM Patrimoine
- Foire aux questions
- En résumé
La structure juridique du médecin libéral : les deux cas
Cas 1 — Exercice en SELARL (ou SELAS)
- La SELARL (Société d’Exercice Libéral à Responsabilité Limitée) est la structure la plus courante pour les médecins libéraux avec un chiffre d’affaires > 150 000-200 000 €. La société est soumise à l’IS.
- Le médecin gérant perçoit une rémunération de gérance (charge déductible IS) ET peut percevoir des dividendes (distribution du bénéfice après IS)
- Cotisations sociales : calculées sur la rémunération de gérance (et les dividendes dépassant 10 % du capital social + primes d’émission pour les gérants majoritaires depuis 2013)
Cas 2 — Exercice individuel en BNC
- Le médecin exerce en nom propre, en BNC (Bénéfices Non Commerciaux). Le bénéfice net BNC est soumis à l’IR barème + cotisations sociales URSSAF + cotisations CARMF (retraite).
- Pas de séparation entre rémunération et dividendes — tout le bénéfice est un revenu professionnel
- Accès au PER TNS/Madelin avec le plafond TNS calculé sur le bénéfice BNC imposable
La rémunération de gérance : avantages et inconvénients
Les avantages
- Droits à la retraite : la rémunération de gérance est la base de cotisation à la CARMF (Caisse Autonome de Retraite des Médecins de France). Une rémunération trop faible réduit les points de retraite acquis à la CARMF — et donc la pension future.
- Assiette PER TNS : le plafond du PER TNS est calculé sur le bénéfice imposable TNS (= rémunération nette de gérance après cotisations sociales). Une rémunération plus élevée → plafond PER plus élevé → déduction fiscale plus importante.
- Droits aux indemnités journalières : les IJ en cas d’arrêt maladie sont calculées sur la rémunération et les cotisations versées à la CARMF. Une rémunération insuffisante → IJ insuffisantes → risque financier majeur en cas de longue maladie.
- Charge déductible IS : la rémunération de gérance est déductible du résultat IS de la SELARL — réduisant la base imposable à l’IS 25 %.
Les inconvénients
- Cotisations sociales URSSAF + CARMF très élevées : environ 45-55 % de charges sociales sur la rémunération nette (cotisations vieillesse CARMF + URSSAF maladie maternité + CSG/CRDS). Pour 100 € de rémunération nette versée au médecin, la SELARL supporte 145-155 € de coût total (rémunération + cotisations).
- IR à TMI : la rémunération de gérance est imposée à l’IR au TMI (30-45 % pour les médecins libéraux à revenus élevés) après déduction des cotisations sociales et du PER
Les dividendes SELARL : avantages et inconvénients
Les avantages
- Pas de cotisations sociales (dans la limite des 10 %) : les dividendes versés par une SELARL au gérant sont soumis au PFU 30 % uniquement (pas de cotisations CARMF ni URSSAF) — dans la limite de 10 % du capital social + primes d’émission. Au-delà, les dividendes sont requalifiés en rémunération et soumis aux cotisations sociales.
- Taux global IS + PFU plus favorable à fort bénéfice : pour un médecin à TMI 41-45 % : IS 25 % dans la SELARL + PFU 30 % sur le dividende = 47,5 % global. VS rémunération à 41-45 % IR + 45-55 % de cotisations sociales = coût total de 60-70 % sur le « coût SELARL ». L’avantage dividende est clair à ces niveaux.
Les inconvénients
- Pas de droits à la retraite CARMF sur les dividendes : les dividendes (dans la limite des 10 %) ne génèrent pas de points CARMF. Un médecin qui remplace intégralement sa rémunération par des dividendes cotise moins → retraite CARMF réduite à terme.
- Pas de base pour le PER TNS : le plafond PER TNS est calculé sur le bénéfice imposable TNS = rémunération nette de gérance. Si la rémunération est faible, le plafond PER est faible → moins de déduction fiscale possible.
- Fragilisation de la protection sociale : les IJ maladie, invalidité et les droits à la prévoyance CARMF dépendent des cotisations versées sur la rémunération. Des dividendes exclusifs peuvent fragiliser ces droits.
Le PER TNS / PER Madelin : l’outil d’optimisation fiscale incontournable
Le plafond PER pour un médecin en SELARL
- Plafond PER TNS = 10 % du bénéfice imposable TNS + 15 % du bénéfice compris entre 1 et 8 PASS
- Pour un médecin avec une rémunération nette de gérance de 150 000 €/an : plafond PER TNS ≈ 30 291 €
- Pour une rémunération de 200 000 €/an : plafond PER TNS ≈ 42 791 €
Le PER Madelin prévoyance
- En plus du PER retraite, le médecin TNS peut déduire les cotisations de prévoyance Madelin : jusqu’à 3 % × 8 PASS = 11 534 €/an pour la prévoyance arrêt maladie / invalidité / décès
- Ces cotisations de prévoyance Madelin sont déductibles du bénéfice imposable TNS — en plus du plafond PER retraite
L’économie fiscale combinée PER + prévoyance Madelin
- Médecin à rémunération 200 000 €, TMI 41 % : PER 42 791 € + prévoyance Madelin 11 534 € = 54 325 € de déductions → économie IR ≈ 22 273 €/an
- Coût réel : 54 325 − 22 273 = 32 052 € versés — dont une grande partie partira en retraite complémentaire
La trésorerie professionnelle : ne pas la laisser dormir
La trésorerie excédentaire dans la SELARL
- Après rémunération, cotisations sociales, PER et charges courantes, la SELARL peut accumuler une trésorerie excédentaire — bénéfice après IS non distribué
- Cette trésorerie dans la SELARL IS doit être investie plutôt que laissée en compte courant (taux ≈ 0,5-1 %, IS 25 % sur les intérêts → net ≈ 0,37-0,75 %)
Le contrat de capitalisation IS dans la SELARL
- Le contrat de capitalisation IS (IS forfaitaire ≈ 0,44 %/an sur la valeur) est la meilleure enveloppe pour investir la trésorerie de la SELARL : fonds euros (3,5 % net IS), ETF, PE en UC
- La SELARL peut ouvrir un ou plusieurs contrats de capitalisation IS — sans plafond de versement
La simulation : médecin en SELARL avec 300 000 € de bénéfice
Médecin libéral en SELARL, bénéfice brut avant rémunération et IS : 300 000 €. Situation : marié, TMI 41 %.
Résultat : le médecin perçoit 180 000 € brut de rémunération (dont 37 000 € PER + 11 000 € prévoyance Madelin + IR sur le solde), 21 000 € nets de dividendes, et 60 000 € capitalisent dans la SELARL. La trésorerie cumulée dans la SELARL en 10 ans (60 000 €/an à 4,56 % net IS) → 738 000 €.
L’arbitrage selon les objectifs personnels
Priorité retraite (médecin à 10-15 ans de la retraite)
- Maximiser le PER TNS (mobiliser les reports) + conserver une rémunération suffisante pour les points CARMF + capitaliser le maximum dans la SELARL IS
- Dividendes : minimum pour les besoins personnels immédiats
Priorité revenus immédiats (médecin avec projet immobilier ou dépenses élevées)
- Rémunération plus élevée + dividendes maximisés (dans la limite des 10 %) pour disposer de liquidités personnelles
- PER calibré à 50-70 % du plafond — laisser de la marge pour les projets à court terme
Priorité capitalisation (médecin jeune, fort bénéfice)
- Rémunération modérée (couvrant cotisations CARMF minimum + besoins personnels essentiels) + PER max + maximum dans la SELARL IS (contrat capi IS)
- Les dividendes ne seront distribués que dans 15-20 ans, à un TMI plus faible
Le cas de l’exercice individuel (BNC)
L’absence de séparation rémunération/dividendes
- En BNC : tout le bénéfice est un revenu professionnel imposé à l’IR barème + cotisations sociales. Pas de choix entre rémunération et dividendes — mais un seul flux à optimiser.
- Le levier d’optimisation principal est le PER TNS / Madelin (retraite + prévoyance) — qui réduit directement la base imposable BNC
- L’inconvénient du BNC vs SELARL : pas de capitalisation dans une structure IS → pas d’IS forfaitaire 0,44 % sur les contrats capi. Tout le bénéfice est immédiatement imposé à l’IR + cotisations.
Faut-il passer en SELARL ?
- La SELARL devient pertinente fiscalement quand le bénéfice BNC dépasse 150 000-200 000 €/an — en dessous de ce seuil, les frais de structure (comptabilité, juridique) et les contraintes de la société peuvent dépasser l’avantage fiscal IS
- ACVM Patrimoine réalise la simulation BNC vs SELARL sur mesure pour chaque médecin — avec les paramètres exacts (CARMF, cotisations, projet personnel)
La protection sociale : l’enjeu méconnu de l’arbitrage
Les droits liés à la rémunération
- Indemnités journalières CARMF : en cas d’arrêt de travail, les IJ sont calculées sur le revenu cotisé à la CARMF. Un médecin qui réduit trop sa rémunération au profit des dividendes réduit ses IJ potentielles — un risque financier majeur en cas d’accident ou de maladie grave.
- Invalidité et décès CARMF : la pension d’invalidité et la rente décès CARMF sont liées aux cotisations versées sur la rémunération. Même logique : trop de dividendes → moins de protection.
- Retraite CARMF : les points de retraite CARMF ASV (Allocation Supplémentaire de Vieillesse) et RCV (Régime Complémentaire Vieillesse) sont calculés sur les cotisations versées sur la rémunération.
Le plancher de rémunération recommandé
- Ne jamais descendre en dessous du plancher de cotisation CARMF minimal — vérifier avec l’expert-comptable le niveau de rémunération permettant de maintenir les droits CARMF à leur niveau optimal sans surcoût
- La prévoyance Madelin compense partiellement la sous-cotisation CARMF — mais ne la remplace pas intégralement
La retraite du médecin libéral : comprendre la CARMF
Les 3 régimes CARMF
- Régime de base : retraite forfaitaire + retraite proportionnelle — cotisations et droits variables selon le revenu net
- RCV (Régime Complémentaire Vieillesse) : régime à points — les cotisations achètent des points, convertis en pension à la liquidation
- ASV (Allocation Supplémentaire de Vieillesse) : régime spécifique aux médecins conventionnés de secteur 1 — cotisation partagée entre le médecin et l’Assurance Maladie
Le niveau de retraite CARMF attendu
- Un médecin libéral ayant cotisé toute sa carrière au maximum CARMF peut espérer une pension CARMF globale de 40 000-70 000 €/an (base + RCV + ASV) — selon le secteur et la durée de carrière
- Ce niveau est insuffisant pour maintenir le train de vie d’un médecin libéral à revenus élevés → le PER TNS et la capitalisation dans la SELARL sont les compléments indispensables
Les enveloppes d’épargne complémentaires
- Assurance vie personne physique : AV en UC (ETF, PE) + clause bénéficiaire optimisée → transmission + abattement 152 500 €/bénéficiaire. Alimentée par les revenus nets perso (dividendes + rémunération nette).
- PEA (Hors SELARL) : pour les actions européennes — exonération d’IR après 5 ans, plafond 150 000 €. À ouvrir dès que possible pour commencer le décompte des 5 ans.
- SCPI en AV : pour une poche immobilier avec fiscalité AV favorable — alternative aux SCPI en direct (revenus fonciers IR 58-62 % pour un médecin à TMI 41 %).
- Immobilier avec crédit : l’effet levier du crédit immobilier + les intérêts déductibles en déficit foncier peuvent être pertinents — mais attention à la fiscalité des loyers pour un médecin à TMI 41-45 %.
Les erreurs classiques à éviter
- Maximiser les dividendes pour « éviter les cotisations » sans analyser l’impact CARMF : réduire sa rémunération pour maximiser les dividendes exonérés de cotisations est tentant — mais réduit les droits à la retraite CARMF et les IJ maladie. L’arbitrage doit être raisonné, pas réflexe.
- Ne pas profiter du PER TNS par peur du blocage : beaucoup de médecins évitent le PER au motif que « l’argent est bloqué ». Or le coût réel d’un versement PER à TMI 41 % est seulement 59 % du versement — les 41 % restants auraient été payés en IR. La peur du blocage est souvent disproportionnée par rapport à l’avantage fiscal immédiat.
- Laisser la trésorerie de la SELARL en compte courant : une SELARL avec 200 000 € en compte courant à 0,5 % (net IS 0,37 %) perd 6 000-7 000 €/an vs un contrat capi IS (4,56 % net IS). L’ouverture du contrat capi IS doit être une priorité.
- Ne pas calculer le bon niveau de dividendes « non soumis à cotisations » : la limite des 10 % (dividendes non soumis à cotisations pour les gérants majoritaires) se calcule sur le capital social + primes d’émission de la SELARL, pas sur le bénéfice. Si le capital de la SELARL est faible (1 000 € typiquement), les dividendes non soumis à cotisations sont très limités (100 €). Pour augmenter cette limite : augmenter le capital social ou les primes d’émission lors de la constitution ou d’une augmentation de capital.
- Oublier la prévoyance Madelin : les cotisations de prévoyance Madelin (jusqu’à 11 534 €/an) sont une déduction fiscale supplémentaire au PER — et financent une protection indispensable (IJ, invalidité, décès) pour un médecin libéral dont les revenus dépendent entièrement de sa capacité à exercer.
Stratégie & recommandation ACVM Patrimoine
L’arbitrage optimal pour un médecin libéral n’est pas une formule fixe — il dépend du bénéfice annuel, de l’horizon retraite, des projets personnels et de la structure. Notre recommandation en 5 points :
- Calculer le niveau de rémunération optimal (ni trop, ni trop peu) : la rémunération doit être suffisante pour maintenir les droits CARMF et ouvrir un plafond PER TNS significatif — sans être excessive au point de générer un IR + cotisations sociales prohibitifs. En pratique, pour la majorité des médecins SELARL : rémunération nette 120 000-200 000 € selon le bénéfice et les objectifs.
- Maximiser le PER TNS chaque année (en mobilisant les reports) : le PER TNS est le levier le plus puissant — économie immédiate de 41-45 % d’IR sur chaque euro versé. Calculer le plafond exact avec l’expert-comptable avant le 31 décembre.
- Souscrire une prévoyance Madelin adaptée : IJ couvrant 12-18 mois d’incapacité + invalidité totale + décès. Les cotisations sont déductibles et financent une protection indispensable.
- Investir la trésorerie SELARL en contrat de capitalisation IS : chaque euro de trésorerie laissé en compte courant bancaire est un euro sous-performant. Le contrat capi IS doit être ouvert dès que la trésorerie dépasse 3-6 mois de charges de la SELARL.
- Distribuer des dividendes uniquement pour les besoins personnels réels : pas par réflexe « anti-cotisations » — mais de façon raisonnée selon les besoins de trésorerie personnels. La capitalisation dans la SELARL IS génère une valeur long terme bien supérieure à une distribution immédiate.
Pour aller plus loin : trésorerie SELARL, PER TNS dirigeant, arbitrage rémunération/trésorerie, contrat de capitalisation IS.
Foire aux questions
Un médecin en SELARL peut-il verser en PER à la fois depuis la SELARL et à titre personnel ?
La situation est plus subtile qu’il n’y paraît. Le médecin gérant majoritaire de SELARL est un travailleur non salarié (TNS) — son PER est le PER individuel TNS (ex-Madelin), alimenté depuis ses revenus professionnels personnels (sa rémunération de gérance). Les versements PER TNS sont déductibles de son revenu professionnel imposable à l’IR. La SELARL elle-même (en tant que personne morale) ne verse pas directement dans le PER TNS du gérant — le gérant verse sur son PER personnel depuis sa rémunération nette. En revanche, la SELARL peut mettre en place un PERECO (Plan d’Épargne Retraite Collectif d’Entreprise) si elle a des salariés — avec abondement possible de la SELARL (jusqu’à 7 689 €/an exonérés IS + exonérés IR pour le salarié-bénéficiaire). Pour le gérant majoritaire TNS, la participation à un PERECO mis en place par la SELARL est possible — mais avec des règles complexes selon le statut juridique exact. En pratique, pour un médecin gérant majoritaire de SELARL sans autre salarié : seul le PER individuel TNS est accessible, alimenté depuis la rémunération personnelle dans les plafonds TNS. ACVM Patrimoine analyse systématiquement cette combinaison PER individuel TNS + PERECO pour les médecins en SELARL avec salariés (assistantes médicales, aides-soignants) afin de maximiser l’épargne retraite exonérée dans les deux enveloppes.
La SELARL peut-elle prendre en charge une assurance homme-clé ?
Oui — et c’est une couverture souvent négligée mais indispensable. Une assurance homme-clé est souscrite par la SELARL (souscripteur et bénéficiaire) sur la tête du médecin (assuré). Elle vise à couvrir les pertes financières subies par la SELARL en cas de décès ou d’invalidité du médecin dirigeant — notamment : remboursement de crédits professionnels, financement du rachat des parts par un repreneur, couverture des pertes d’exploitation pendant la transition. La prime est une charge déductible IS pour la SELARL (réduisant le bénéfice imposable). En contrepartie, l’indemnité perçue par la SELARL en cas de sinistre est imposable IS. Cette assurance homme-clé est distincte de la prévoyance individuelle du médecin (contrat Madelin personnel) — les deux sont complémentaires : la prévoyance individuelle protège le médecin personnellement (IJ, rente invalidité, capital décès versé aux bénéficiaires), l’assurance homme-clé protège la SELARL en tant que structure. Pour un médecin en SELARL avec un crédit professionnel (acquisition de parts, locaux professionnels) ou une valeur de cabinet significative : l’assurance homme-clé souscrite par la SELARL est une protection incontournable. ACVM Patrimoine coordonne la mise en place de ces deux niveaux de protection — prévoyance individuelle Madelin et assurance homme-clé SELARL — dans le cadre de son accompagnement global des médecins libéraux.
En résumé
- La rémunération : génère droits CARMF + base PER TNS + protection sociale — mais très chargée (cotisations 45-55 % sur le brut). Plancher minimum à respecter pour les droits CARMF.
- Les dividendes : PFU 30 % uniquement (dans la limite des 10 % du capital social) → pas de cotisations. Avantage à TMI ≥ 41 % si sortie immédiate — mais pas de droits retraite CARMF ni base PER.
- Le PER TNS : déduction fiscale immédiate à TMI 41-45 % → économie de 41-45 € par 100 € versés. Mobiliser les reports, calculer le plafond exact avec l’expert-comptable.
- La trésorerie SELARL : contrat de capitalisation IS (IS ≈ 0,44 %/an) — ne jamais laisser en compte courant. 60 000 €/an investis sur 10 ans → 738 000 € dans la SELARL.
- La prévoyance Madelin : jusqu’à 11 534 €/an déductibles + protection IJ/invalidité/décès indispensable pour un médecin libéral.
- Notre conseil : arbitrage sur-mesure selon bénéfice, horizon retraite et objectifs personnels — rendez-vous gratuit ACVM Patrimoine.
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