Une holding soumise à l’IS dispose de liquidités à investir — produit de cession d’une filiale, trésorerie accumulée, dividendes reçus en régime mère-fille. Deux enveloppes s’affrontent immédiatement : le compte-titres IS (ou compte-titres ordinaire ouvert au nom de la holding) et le contrat de capitalisation IS (souscrit par la holding auprès d’une compagnie d’assurance). Ces deux véhicules permettent d’accéder aux mêmes classes d’actifs — fonds euros, ETF, SCPI, obligations, private equity — mais leur régime fiscal IS est radicalement différent. Sur un compte-titres, les revenus (dividendes, intérêts, plus-values) sont imposés à l’IS 25 % au fil de l’eau, chaque année. Sur un contrat de capitalisation IS, l’imposition est forfaitaire : valeur du contrat × TME × IS 25 % ≈ 0,44 %/an — soit une imposition quasi-nulle sur les gains réels, quelle que soit la performance effective du contrat. Sur 10 ans avec 500 000 € investis à 5 %, la différence est de 100 000 à 150 000 € en faveur du contrat de capitalisation IS. Ce guide présente en 2026 la comparaison complète entre les deux enveloppes — avec les simulations, les cas d’usage et les critères de choix pour un dirigeant de holding.

Par l’équipe ACVM Patrimoine — Conseillers en gestion de patrimoine indépendants
Publié le 29 septembre 2026 — Mis à jour le 29 septembre 2026
Temps de lecture estimé : 8 minutes

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Dans cet article :

  1. Les deux enveloppes en bref
  2. La fiscalité IS du compte-titres ordinaire
  3. La fiscalité IS du contrat de capitalisation
  4. La simulation chiffrée comparative
  5. Les actifs accessibles dans chaque enveloppe
  6. Le contrat de capitalisation luxembourgeois pour la holding
  7. Les avantages spécifiques du compte-titres IS
  8. Les avantages spécifiques du contrat de capitalisation IS
  9. La gestion de la liquidité : quelle enveloppe pour quelle poche ?
  10. Les critères de choix
  11. Peut-on combiner les deux enveloppes ?
  12. Les erreurs classiques à éviter
  13. Stratégie & recommandation ACVM Patrimoine
  14. Foire aux questions
  15. En résumé

Les deux enveloppes en bref

Le compte-titres IS

  • Compte-titres ordinaire ouvert au nom de la holding IS auprès d’une banque ou d’un courtier (BNP, Crédit Agricole, Boursorama Pro, Fortuneo Pro, Interactive Brokers)
  • Accès à l’ensemble des actifs cotés : actions, obligations, ETF, OPCVM, warrants, dérivés
  • Fiscalité : IS 25 % sur les revenus et plus-values réalisés annuellement — les dividendes reçus, les intérêts courus et les plus-values de cession de titres sont intégrés au résultat IS de la holding et imposés à 25 %
  • Exception régime mère-fille : les dividendes reçus de filiales ≥ 5 % détenues depuis ≥ 2 ans bénéficient de l’exonération à 95 % (IS effectif 1,25 %)

Le contrat de capitalisation IS

  • Contrat souscrit par la holding IS auprès d’une compagnie d’assurance — la holding est à la fois souscripteur et bénéficiaire du contrat (pas d’assurance décès, contrairement à l’AV pour personnes physiques)
  • Accès aux mêmes actifs que l’AV personne physique : fonds euros, UC (ETF, fonds actifs, SCPI, PE), produits structurés
  • Fiscalité IS spécifique : imposition forfaitaire annuelle sur une base fictive = valeur du contrat × TME (Taux Moyen des Emprunts d’État). En 2026, TME ≈ 1,75 % → IS 25 % × 1,75 % = ≈ 0,44 %/an de la valeur du contrat — indépendamment de la performance réelle

La fiscalité IS du compte-titres ordinaire

Le principe : IS annuel sur les revenus réalisés

  • Dividendes reçus sur le CTO : intégrés dans le résultat IS de la holding → IS 25 % l’année de réception (sauf régime mère-fille)
  • Intérêts sur obligations ou produits de taux : intégrés dans le résultat IS → IS 25 % l’année de comptabilisation
  • Plus-values de cession de titres : intégrées dans le résultat IS → IS 25 % l’année de la cession
  • Les moins-values de cession sont déductibles du résultat IS l’année de réalisation — un avantage par rapport au contrat de capitalisation (où les moins-values latentes ne sont pas immédiatement déductibles)

L’impact de la fiscalité au fil de l’eau

  • Sur un portefeuille de 500 000 € générant 5 % de revenus annuels (dividendes + intérêts + plus-values) : IS 25 % × 25 000 € = 6 250 €/an d’IS prélevé sur le résultat de la holding
  • Le capital réinvesti chaque année est amputé de l’IS → effet négatif sur la capitalisation à long terme
  • Rendement net IS = 5 % × (1 − 25 %) = 3,75 %/an — le capital croît de 3,75 % par an net d’IS

Le régime mère-fille sur le CTO holding

  • Pour les participations ≥ 5 % dans des filiales détenues ≥ 2 ans : IS effectif sur les dividendes = 1,25 % (quasi-nul)
  • Ce régime ne s’applique qu’aux dividendes de filiales qualifiées — pas aux ETF, fonds, obligations ou OPCVM détenus sur le CTO

La fiscalité IS du contrat de capitalisation

Le régime fiscal spécifique : base fictive × TME

  • Le contrat de capitalisation IS est soumis à un régime fiscal particulier : la base imposable annuelle n’est pas le gain réel du contrat, mais une valeur fictive = valeur du contrat × TME
  • Le TME (Taux Moyen des Emprunts d’État) est fixé par arrêté chaque année — il reflète le coût de la dette publique française à long terme. En 2026 : TME ≈ 1,75 %
  • IS annuel = valeur du contrat × TME × IS 25 % = valeur × 1,75 % × 25 % = valeur × 0,4375 %
  • Pour un contrat de 500 000 € : IS annuel = 500 000 × 0,4375 % = 2 188 €/an — quelle que soit la performance réelle du contrat (6 %, 3 %, ou même négatif)

Le taux effectif sur le gain réel

  • Si le contrat réalise 5 % de performance : IS effectif sur le gain réel = 0,4375 % / 5 % = 8,75 % du gain réel (au lieu de 25 % sur le CTO)
  • Si le contrat réalise 7 % de performance : IS effectif = 0,4375 % / 7 % = 6,25 % du gain réel
  • Plus la performance du contrat est élevée, plus l’avantage fiscal du contrat capi IS est grand
  • A contrario, si la performance est faible (ex. : 1 % sur fonds euros seul en période de taux bas) et que le TME est supérieur à la performance : l’IS forfaitaire peut dépasser l’IS réel — un risque théorique qui se concrétise rarement mais mérite d’être connu

La capitalisation quasi-libre

  • Avec un IS forfaitaire de 0,44 %/an, le capital du contrat capitalise quasi-librement : rendement net IS ≈ 5 % − 0,44 % = 4,56 %/an pour un contrat à 5 % brut
  • L’IS forfaitaire est payé sur le résultat IS de la holding (réduction du résultat distribué ou report sur les exercices suivants) mais ne sort pas du contrat lui-même — le contrat continue de capitaliser intégralement pendant la durée de détention

La simulation chiffrée comparative

Comparaison de 500 000 € investis pendant 10 ans à 5 % brut dans les deux enveloppes.

Scénario A — Compte-titres IS

  • IS annuel : 500 000 × 5 % × 25 % = 6 250 €/an (croissant avec la valorisation)
  • Rendement net IS = 5 % × 75 % = 3,75 %/an
  • Valeur à 10 ans : 500 000 × (1 + 3,75 %)^10 = 723 000 €
  • IS cumulé sur 10 ans : ≈ 94 000 €

Scénario B — Contrat de capitalisation IS

  • IS annuel forfaitaire : 500 000 × 0,44 % = 2 200 €/an (croissant avec la valorisation)
  • Rendement net IS ≈ 5 % − 0,44 % = 4,56 %/an
  • Valeur à 10 ans : 500 000 × (1 + 4,56 %)^10 = 779 000 €
  • IS forfaitaire cumulé sur 10 ans : ≈ 28 000 €

Le bilan

L’avantage du contrat de capitalisation IS sur 10 ans est de 56 000 € de capital supplémentaire et 66 000 € d’IS économisé — pour le même capital investi dans les mêmes actifs.

Les actifs accessibles dans chaque enveloppe

Avantage clé du contrat capi IS : accès au fonds euros (capital garanti, 3-4 %/an) et au PE en UC avec IS forfaitaire ≈ 0,44 % — deux actifs particulièrement performants dans cette enveloppe.

Le contrat de capitalisation luxembourgeois pour la holding

Pour les holdings avec > 250 000 € à placer, le contrat de capitalisation luxembourgeois (FID ou FIC) est une option supérieure au contrat français.

Les avantages du contrat lux pour la holding

  • Même fiscalité IS forfaitaire qu’un contrat français (valeur × TME × IS 25 %) — le régime fiscal IS ne dépend pas du pays de l’assureur mais de la qualité de souscripteur IS
  • Architecture ouverte maximale : accès aux FID (Fonds Internes Dédiés) permettant d’investir dans des actifs non standardisés (PE direct, dette privée, actifs réels, art) et dans les grands fonds PE mondiaux (Apollo, KKR, Blackstone) dès 250 000-500 000 €
  • Triangle de sécurité luxembourgeois : les actifs du contrat sont ségrégués auprès d’une banque dépositaire agréée — protection supérieure à la garantie des dépôts française (70 000 € par assureur)
  • Multi-devises : le contrat peut être libellé en EUR, CHF, USD — utile pour les holdings avec des actifs ou des besoins en devises étrangères

Les compagnies proposant des contrats capi lux pour holdings IS

  • Lombard International Assurance, Wealins, Generali Luxembourg, Onelife, Swiss Life Luxembourg — accessibles dès 125 000-250 000 €
  • ACVM Patrimoine distribue les contrats de capitalisation luxembourgeois pour les holdings patrimoniales

Les avantages spécifiques du compte-titres IS

  • Liquidité maximale : les titres du CTO peuvent être vendus immédiatement à tout moment, sans délai de rachat ni frais de rachat — la liquidité du CTO est supérieure à celle du contrat de capitalisation (où les rachats peuvent nécessiter 5-15 jours)
  • Accès aux titres non cotés en direct : la holding peut investir dans des sociétés non cotées directement depuis son CTO — des participations qui ne sont pas éligibles en UC dans un contrat de capitalisation
  • Déductibilité immédiate des moins-values : une moins-value réalisée sur le CTO est immédiatement déductible du résultat IS de la holding — réduisant l’IS de l’année de réalisation. Dans un contrat de capitalisation, les pertes latentes ne sont pas immédiatement déductibles.
  • Accès aux dérivés et produits structurés complexes : options, futures, warrants, certificats — pour des stratégies de couverture ou de levier non disponibles dans un contrat de capitalisation
  • Régime mère-fille applicable : les dividendes de filiales qualifiées reçus sur le CTO holding bénéficient de l’IS effectif 1,25 % — identique à ce qu’on obtiendrait hors CTO
  • Coûts réduits : un CTO holding peut être ouvert sans frais d’entrée ni frais de gestion fixes — seulement des commissions de transaction (0,1-0,5 % selon le courtier)

Les avantages spécifiques du contrat de capitalisation IS

  • IS forfaitaire quasi-nul sur les gains : c’est l’avantage principal et incontestable — 0,44 %/an d’IS effectif vs 25 % sur les gains réels en CTO. Sur 10 ans, l’écart est de 66 000 € d’IS économisé pour 500 000 € investis à 5 %.
  • Capitalisation différée : les arbitrages à l’intérieur du contrat (passage d’un fonds à un autre) ne génèrent aucun IS — contrairement aux cessions de titres sur le CTO qui déclenchent l’IS 25 % sur la plus-value. Cette neutralité fiscale des arbitrages permet une gestion active du portefeuille sans coût fiscal.
  • Accès au fonds euros : uniquement disponible dans un contrat de capitalisation — le fonds euros offre un rendement de 3-4 %/an en 2026 avec capital garanti, soumis à l’IS forfaitaire ≈ 0,44 %/an → rendement net IS ≈ 3,5-3,6 %. Aucun équivalent en CTO (les livrets bancaires sont imposés à l’IS 25 % sur les intérêts).
  • Transmissibilité du contrat : le contrat de capitalisation IS peut être transmis par la holding à ses propres actionnaires (personnes physiques) dans le cadre d’une distribution en nature ou d’une dissolution — permettant un transfert de l’enveloppe sans liquidation, avec une continuité de la capitalisation.
  • Private equity à l’IS forfaitaire : les distributions de dividendes et les plus-values des fonds PE détenus en UC dans le contrat de capitalisation IS bénéficient du régime forfaitaire (0,44 %/an) — alors que les mêmes fonds détenus en direct sur le CTO seraient imposés à l’IS 25 % sur chaque distribution.

La gestion de la liquidité : quelle enveloppe pour quelle poche ?

La liquidité nécessaire à la holding détermine en partie le choix de l’enveloppe.

La poche de liquidité court terme (< 12 mois)

  • Pour les besoins de trésorerie prévisibles à court terme (salaires, charges, investissements opérationnels) : compte courant bancaire rémunéré ou DAT (Dépôt à terme) à court terme
  • Ne pas utiliser le contrat de capitalisation IS pour cette poche — les rachats prennent 5-15 jours et des rachats fréquents nuisent à la performance

La poche de sécurité moyen terme (1-5 ans)

  • Fonds euros du contrat de capitalisation IS (3-4 %/an, capital garanti, IS ≈ 0,44 %) — idéal dans le contrat capi
  • Ou : obligations court terme via un fonds obligataire en UC dans le contrat

La poche de performance long terme (> 5-10 ans)

  • Private equity en UC dans le contrat capi IS (IS ≈ 0,44 %/an sur la valeur, rendement cible 12-15 %/an) — avantage décisif du contrat capi
  • Actions mondiales / ETF en UC dans le contrat capi IS (performance cible 6-8 %/an, IS ≈ 0,44 %/an)
  • Ou : participations directes dans des sociétés non cotées via le CTO IS holding — si la holding veut des droits de vote et un siège au CA

Les critères de choix

Privilégier le contrat de capitalisation IS quand

  • La trésorerie disponible est > 100 000-200 000 € et l’horizon d’investissement est > 3-5 ans — le contrat capi génère un avantage croissant avec le temps et le montant
  • La holding souhaite accéder au fonds euros (capital garanti) ou au private equity en UC avec une fiscalité minimale
  • La holding fait des arbitrages fréquents entre classes d’actifs — les arbitrages sont neutres fiscalement à l’intérieur du contrat (vs IS 25 % sur chaque plus-value réalisée en CTO)
  • La holding veut simplifier sa comptabilité IS (un seul actif « contrat de capitalisation » dans le bilan vs de multiples lignes de titres avec leurs revenus et plus-values à tracer)

Privilégier le compte-titres IS quand

  • La holding a besoin d’une liquidité maximale et immédiate — le CTO permet des ventes en temps réel (T+1 à T+2)
  • La holding investit dans des titres non cotés en direct (participations minoritaires, BSA, obligations convertibles) non éligibles en UC dans un contrat
  • La holding réalise des moins-values significatives qui doivent être déductibles immédiatement du résultat IS
  • Le montant est < 100 000 € et l'horizon < 3 ans — les frais de gestion du contrat (0,4-1 % sur la valeur) réduisent l'avantage fiscal
  • La holding utilise des dérivés ou des produits de couverture non disponibles dans un contrat

Peut-on combiner les deux enveloppes ?

Absolument — et c’est souvent la meilleure solution pour les holdings avec une trésorerie importante.

L’allocation optimale combinée

  • Contrat de capitalisation IS (70-80 % de la trésorerie) : fonds euros (liquidité sécurisée) + ETF/actions mondiales + PE en UC → IS forfaitaire ≈ 0,44 %/an → capitalisation quasi-libre
  • Compte-titres IS (20-30 % de la trésorerie) : actions cotées dont la holding veut garder les droits de vote / participations directes non cotées / produits de couverture / liquidités court terme

L’organisation comptable

  • Le contrat de capitalisation IS apparaît dans le bilan de la holding comme un actif financier à sa valeur de rachat — avec un IS forfaitaire comptabilisé chaque année
  • Le CTO apparaît avec chaque ligne de titre à sa valeur historique — les plus-values latentes ne sont pas comptabilisées (sauf provision pour dépréciation si valeur de marché < valeur comptable)
  • L’expert-comptable de la holding doit bien distinguer les deux enveloppes dans le bilan et le compte de résultat

Les erreurs classiques à éviter

  • Laisser la trésorerie holding sur un compte courant bancaire : un compte courant rémunéré à 2-3 % avec IS 25 % sur les intérêts → net ≈ 1,5-2,25 %/an. Le contrat capi IS (fonds euros 3,5 % − IS 0,44 % = 3,06 % net) est nettement supérieur pour la même sécurité. La différence peut représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros sur 10 ans.
  • Choisir le CTO uniquement parce que c’est « plus simple » : la simplicité perçue du CTO a un coût fiscal de 15-20 points par rapport au contrat capi IS sur les revenus générés. Sur un horizon > 5 ans et un montant > 200 000 €, la simplicité ne justifie pas la différence fiscale.
  • Ne pas ouvrir le contrat de capitalisation IS immédiatement après la réception des fonds dans la holding : chaque mois de retard est un mois où l’IS forfaitaire ne court pas (vs IS 25 % sur les revenus en compte courant). Ouvrir le contrat dès la réception des fonds et le débloquer progressivement (une fraction en fonds euros immédiatement, le reste au fur et à mesure des décisions d’allocation).
  • Confondre contrat de capitalisation IS (personne morale) et assurance vie (personne physique) : le contrat de capitalisation IS est souscrit par la holding — il n’ouvre pas droit aux abattements successoraux de 152 500 €/bénéficiaire (réservés aux personnes physiques). Pour la transmission, le dirigeant doit également ouvrir des contrats AV à titre personnel.
  • Investir tout en PE depuis le contrat capi IS sans poche de liquidité : le PE est illiquide sur 8-12 ans — si la holding a besoin de liquidité avant ce délai, elle devra racheter d’autres actifs. Toujours maintenir une poche de liquidité (fonds euros ou compte à terme) suffisante pour les besoins prévisibles de la holding.

Stratégie & recommandation ACVM Patrimoine

Pour l’immense majorité des holdings IS avec de la trésorerie à investir, le contrat de capitalisation IS doit être la première enveloppe ouverte. Notre recommandation en 5 points :

  1. Ouvrir le contrat de capitalisation IS immédiatement — c’est la priorité absolue : ne jamais laisser de la trésorerie holding dormir en compte courant quand le contrat capi IS génère un IS forfaitaire de 0,44 %/an. L’ouverture prend 2-4 semaines — à initier dès que la trésorerie est disponible.
  2. Allouer 50-70 % de la trésorerie en contrat capi IS, le solde en liquidités court terme : poche fonds euros (sécurité + rendement IS minimal) + poche UC diversifiées (ETF, PNCB, Echiquier AI) + poche PE (Altaroc) sur l’horizon long terme.
  3. Envisager le contrat luxembourgeois dès 250 000 € : même fiscalité IS forfaitaire + architecture ouverte maximale (accès aux grands fonds PE mondiaux) + triangle de sécurité + multi-devises. ACVM Patrimoine distribue les contrats de capitalisation luxembourgeois pour les holdings patrimoniales importantes.
  4. Conserver un CTO IS pour les participations directes et les arbitrages tactiques : le CTO reste utile pour les titres non cotés en direct, les couvertures et la liquidité immédiate. La combinaison 70 % contrat capi + 30 % CTO est souvent optimale.
  5. Réviser l’allocation annuellement avec l’expert-comptable : l’IS forfaitaire du contrat capi IS est calculé sur la valeur au 31 décembre — une discussion annuelle sur la valorisation et les arbitrages est nécessaire pour optimiser la fiscalité IS globale de la holding.

Pour aller plus loin, consultez nos articles sur le contrat de capitalisation IS, l’investissement depuis la holding après cession, le guide SELARL et SPFPL et le guide rémunération vs trésorerie en société.

Foire aux questions

Le TME peut-il augmenter et rendre le contrat capi IS moins avantageux ?

Oui — c’est le principal risque du contrat de capitalisation IS. Si le TME augmente significativement, l’IS forfaitaire augmente proportionnellement. Par exemple, si le TME passe de 1,75 % à 4 % (niveau observé en 2023) : IS forfaitaire = valeur × 4 % × 25 % = 1 %/an de la valeur du contrat au lieu de 0,44 %. Pour un contrat de 500 000 € réalisant 5 % de performance : IS forfaitaire à TME 4 % = 5 000 €/an vs IS réel sur CTO = 500 000 × 5 % × 25 % = 6 250 €/an → l’avantage du contrat capi IS reste intact même à TME 4 % dans ce scénario. Le contrat capi IS n’est pénalisé vs le CTO que si le TME dépasse le rendement réel du contrat — ce qui n’arrive en pratique que pour des contrats quasi-sans rendement (fonds monétaire seul). Pour des portefeuilles diversifiés (fonds euros + ETF + PE), le contrat capi IS reste avantageusement fiscalisé même en cas de hausse du TME. Pour une protection contre ce risque : surveiller annuellement l’évolution du TME et ajuster la proportion allouée au contrat capi IS si nécessaire. En 2026, le TME est autour de 1,75 % — l’avantage du contrat capi IS est maximal dans ce contexte de taux modérés.

Les frais de gestion du contrat de capitalisation IS s’ajoutent-ils à l’IS forfaitaire ?

Oui — et c’est un point à bien intégrer dans la comparaison. Le contrat de capitalisation IS supporte deux types de coûts : l’IS forfaitaire (calculé sur la valeur × TME × 25 % ≈ 0,44 %/an) ET les frais de gestion du contrat prélevés par la compagnie d’assurance (généralement 0,4-0,9 %/an sur l’encours du contrat pour les contrats standards, 0,5-1 % pour les contrats luxembourgeois). Ces frais de gestion réduisent la performance nette du contrat et sont déductibles du résultat IS de la holding (ils constituent une charge). Donc le coût total annuel du contrat capi IS pour la holding = frais de gestion (0,4-0,9 %) + IS forfaitaire (0,44 %) = environ 0,84-1,34 % de la valeur du contrat. À comparer avec le coût du CTO = IS 25 % sur les gains réels + commissions de transaction (0,1-0,3 %). Sur un contrat générant 5 % de performance brute : coût total contrat capi IS = 0,44 % IS + 0,6 % frais = 1,04 % → performance nette ≈ 3,96 % / coût CTO = 5 % × 25 % IS = 1,25 % → performance nette ≈ 3,75 %. L’avantage du contrat capi IS reste net (+0,21 % par an dans cet exemple) même en intégrant les frais de gestion — et cet avantage croît avec la performance du contrat (plus le contrat performe, plus l’écart s’élargit). ACVM Patrimoine négocie les frais de gestion des contrats capi IS et luxembourgeois pour minimiser ce coût tout en maximisant l’accès aux meilleures UC.

En résumé

  • Le compte-titres IS : IS 25 % sur les gains réalisés annuellement / liquidité maximale / accès aux titres non cotés et dérivés / moins-values immédiatement déductibles / moins de frais fixes.
  • Le contrat de capitalisation IS : IS forfaitaire ≈ 0,44 %/an (valeur × TME × 25 %) / capitalisation quasi-libre / accès au fonds euros et au PE en UC / arbitrages neutres fiscalement / frais de gestion 0,4-0,9 %/an.
  • La simulation sur 10 ans (500 000 € à 5 %) : CTO → 723 000 € / Contrat capi → 779 000 € → +56 000 € de capital et −66 000 € d’IS en faveur du contrat capi IS.
  • Les actifs exclusifs du contrat capi : fonds euros (3-4 %/an garanti, IS ≈ 0,44 %) et PE en UC avec IS forfaitaire — deux classes d’actifs particulièrement attractives dans cette enveloppe.
  • La combinaison optimale : 70-80 % en contrat capi IS (fonds euros + UC diversifiées + PE) + 20-30 % en CTO IS (participations directes, liquidité immédiate, couvertures).
  • Notre conseil : ouvrir le contrat capi IS immédiatement / envisager le contrat lux dès 250 000 € / révision annuelle avec l’expert-comptable — rendez-vous gratuit ACVM Patrimoine.

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