Le PER (Plan d’Épargne Retraite) est unanimement reconnu comme le dispositif fiscal le plus puissant dont dispose un chef d’entreprise TNS — mais il soulève une question pratique que beaucoup n’osent pas poser : jusqu’où peut-on verser sans bloquer une épargne trop importante et sans compromettre la liquidité dont on a besoin ? En 2026, un TNS avec un bénéfice imposable de 200 000 € peut déduire jusqu’à 64 680 € par an en PER — soit plus de 30 % de son revenu. À TMI 41 %, l’économie fiscale immédiate est de 26 519 €. Mais ces sommes seront bloquées jusqu’à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé (invalidité, décès du conjoint, liquidation judiciaire, acquisition de la résidence principale). Ce guide analyse en 2026 l’optimisation du PER pour un dirigeant de société — avec les plafonds réels, les stratégies de versement, la question du « trop-verser », la sortie à la retraite et les alternatives complémentaires quand le PER est maximal.

Par l’équipe ACVM Patrimoine — Conseillers en gestion de patrimoine indépendants
Publié le 29 septembre 2026 — Mis à jour le 29 septembre 2026
Temps de lecture estimé : 9 minutes

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Dans cet article :

  1. Les deux types de PER pour un dirigeant
  2. Le plafond PER TNS 2026 : comment le calculer précisément
  3. Le plafond PER salarié (assimilé-salarié)
  4. La simulation de l’économie fiscale PER TNS
  5. La question du blocage : jusqu’où aller ?
  6. Les critères pour calibrer son versement PER
  7. Les cas de déblocage anticipé
  8. La sortie du PER à la retraite
  9. PER en capital ou en rente : quelle sortie choisir ?
  10. La mobilisation des reports des années précédentes
  11. PER TNS vs contrat Madelin : quel reste pertinent en 2026 ?
  12. Quand le PER est maximal : les alternatives complémentaires
  13. Le PER dans le contexte de la cession de l’entreprise
  14. Les erreurs classiques à éviter
  15. Stratégie & recommandation ACVM Patrimoine
  16. Foire aux questions
  17. En résumé

Les deux types de PER pour un dirigeant

Selon son statut social, le dirigeant n’a pas accès au même type de PER ni aux mêmes plafonds.

Le PER individuel « ex-Madelin » pour les TNS

  • Accessible aux : gérants majoritaires de SARL/SELARL, associés de SNC, entrepreneurs individuels, professions libérales sous statut TNS
  • Plafond calculé sur le bénéfice imposable TNS — qui peut être très élevé pour un dirigeant de PME rentable
  • Versements déductibles du bénéfice imposable à l’IS de la société (charge déductible) ET du revenu imposable personnel à l’IR — double avantage fiscal unique
  • Produits disponibles : PER Generali, Suravenir Retraite, Apicil PER, Linxea PER Darjeeling, etc.

Le PER collectif (PERCO/PERECO) pour les assimilés-salariés

  • Accessible aux : présidents de SAS, directeurs généraux — statut assimilé-salarié
  • Plafond calculé sur le salaire brut — avec un plafond annuel de 37 680 € en 2026 (10 % de 8 PASS)
  • Versements déductibles du revenu imposable personnel à l’IR uniquement — pas de double déductibilité IS + IR
  • Peut être complété par un PERECO (épargne salariale) avec abondement de l’entreprise jusqu’à 7 689 €

Le plafond PER TNS 2026 : comment le calculer précisément

Le plafond PER TNS est défini à l’article 154 bis du CGI — son calcul est plus complexe qu’il n’y paraît.

La formule de calcul du plafond TNS 2026

  • Plafond PER TNS = 10 % du bénéfice imposable TNS dans la limite de 8 PASS (plafond principal) + 15 % du bénéfice compris entre 1 PASS et 8 PASS (plafond complémentaire)
  • PASS 2026 = 48 060 €
  • Plancher : 4 806 € minimum (10 % du PASS) — même si le bénéfice imposable est nul ou négatif
  • Plafond maximum : 88 911 € (10 % × 8 × 48 060 € + 15 % × 7 × 48 060 €)

Le tableau des plafonds PER TNS selon le bénéfice

Note : le bénéfice imposable TNS est le bénéfice après déduction de la rémunération de gérance (pour les SARL) — ou le bénéfice BNC/BIC avant abattement (pour les professions libérales et EI). L’expert-comptable du dirigeant calcule ce chiffre précisément chaque année.

Le plafond PER salarié (assimilé-salarié)

Pour les présidents de SAS et assimilés-salariés

  • Plafond PER salarié 2026 : 37 680 € (10 % de 8 PASS = 10 % × 376 800 €)
  • Calculé sur le salaire imposable net de l’année — plafonné à 8 fois le PASS
  • Déductible du revenu imposable à l’IR uniquement — pas de déductibilité IS (la SAS paie l’IS sur son résultat, le salaire du président est une charge déductible mais le PER du président est une dépense personnelle)

La combinaison PERECO + PER individuel pour les SAS

  • Le président de SAS peut combiner : PER individuel (37 680 € personnel) + PERECO d’entreprise avec abondement de la SAS (jusqu’à 7 689 €)
  • L’abondement PERECO est déductible du résultat IS de la SAS + exonéré d’IR pour le président
  • Total : 37 680 + 7 689 = 45 369 € de versements PER/an pour un président de SAS

La simulation de l’économie fiscale PER TNS

L’avantage fiscal du PER TNS est considérable — voici la simulation pour trois niveaux de bénéfice.

Pour un bénéfice de 200 000 € : verser 42 791 € en PER TNS génère 28 242 € d’économies fiscales immédiates — le coût réel du versement n’est que 14 549 €. Rendement fiscal de 194 % dès la première année.

La question du blocage : jusqu’où aller ?

La vraie question n’est pas « dois-je verser en PER ? » (la réponse est quasi-toujours oui) — mais « combien dois-je verser compte tenu de ma situation de liquidité ? »

Le risque du « trop-verser »

  • Le PER est bloqué jusqu’à la retraite — hors cas de déblocage anticipé. Un dirigeant qui verse trop en PER peut se retrouver sans liquidité disponible pour ses projets personnels (immobilier, investissement, besoins imprévus)
  • Le déblocage anticipé pour achat de résidence principale est possible — mais il déclenche l’imposition complète (IR barème sur les versements + PFU 30 % sur les gains), annulant une partie de l’avantage fiscal
  • Un dirigeant qui a besoin de financer l’achat de sa résidence principale dans les 3-5 ans ne devrait pas maximiser son PER au détriment de cette liquidité

Le « risque » du TMI à la retraite

  • L’avantage fiscal du PER est maximal si le TMI à la retraite est inférieur au TMI pendant l’activité. Si les deux sont identiques (cas d’un dirigeant qui reste très aisé à la retraite), l’avantage se réduit à la capitalisation en franchise d’IR pendant la période de blocage
  • En pratique, la majorité des dirigeants ont un TMI plus faible à la retraite (plus de salaire professionnel, moins de revenus d’activité) — l’arbitrage reste favorable

Les critères pour calibrer son versement PER

Règle pratique : le « PER optimal »

  • Besoin de liquidité personnelle dans les 5 ans : réduire le versement PER pour conserver la liquidité nécessaire (achat immobilier, financement projet). Ne pas sacrifier un projet concret pour un avantage fiscal différé.
  • Horizon retraite < 5 ans : maximiser le PER — les fonds seront disponibles rapidement. Mobiliser les reports des 3 années précédentes pour effectuer un versement massif.
  • Horizon retraite > 10 ans : calibrer le versement annuel PER à 50-70 % du plafond disponible — laisser de la marge pour les projets personnels et les imprévus. Augmenter progressivement à mesure que l’horizon retraite se rapproche.
  • Situation maritale : un dirigeant célibataire a moins de besoins de liquidité immédiate qu’un dirigeant avec des enfants à charge — le versement PER peut être plus élevé.

La règle des tiers

  • Une règle pratique utilisée par ACVM Patrimoine : diviser la capacité d’épargne annuelle du dirigeant en 3 tiers — 1/3 PER (retraite, bloqué) / 1/3 AV ou CTO (patrimoine disponible) / 1/3 immobilier ou entreprise (actif long terme). Cette répartition assure un équilibre entre optimisation fiscale immédiate et liquidité patrimoniale.

Les cas de déblocage anticipé

Le PER n’est pas aussi « figé » que le Madelin — la loi PACTE a créé plusieurs cas de déblocage anticipé.

Les 6 cas de déblocage anticipé

  • Invalidité du titulaire, de son conjoint ou d’un enfant : déblocage exonéré d’IR sur les versements + exonéré de PFU sur les gains
  • Décès du conjoint ou du partenaire de PACS : déblocage exonéré d’IR et de PFU
  • Expiration des droits au chômage : déblocage exonéré d’IR et de PFU
  • Liquidation judiciaire : déblocage exonéré d’IR et de PFU
  • Surendettement : déblocage sur décision de la commission de surendettement
  • Acquisition de la résidence principale : déblocage possible mais imposable — IR barème sur les versements + PFU 30 % sur les gains → annule partiellement l’avantage fiscal PER

Le déblocage résidence principale : piège à éviter

  • Le déblocage PER pour achat de résidence principale est techniquement possible — mais fiscalement pénalisant. Si le dirigeant a déduit ses versements à TMI 41 % et les sort pour la résidence principale à TMI 30 % → l’avantage reste positif mais limité. Si les taux sont identiques (versement à 41 %, sortie à 41 %) → l’avantage est nul sur les versements (mais les gains sont imposés à PFU 30 % sans économie préalable).
  • Recommandation : constituer l’apport pour la résidence principale hors PER (AV disponible, CTO, livrets) — et ne jamais compter sur le PER pour un projet immobilier à moyen terme.

La sortie du PER à la retraite

Les options de sortie

  • Sortie en capital : récupération du capital en une fois ou en plusieurs fois. Fiscalité : IR barème sur les versements déductibles + PFU 30 % sur les gains (ou barème si option globale barème).
  • Sortie en rente viagère : transformation du capital en rente mensuelle à vie. Fiscalité : imposition comme une pension de retraite (IR barème après abattement de 10 %, puis de 40 % pour la fraction représentant les versements).
  • Sortie mixte : une partie en capital, une partie en rente — permet d’adapter la sortie à la situation fiscale et aux besoins de revenus.

Le timing optimal de la sortie

  • Ne pas sortir tout le capital la première année de retraite — le pic de revenus (pension + liquidation retraite + autres revenus) peut remonter le TMI et réduire l’avantage
  • Stratégie optimale : sortir le capital PER progressivement sur 3-5 ans en début de retraite, en restant dans les tranches IR basses (0-30 %) — combiner avec les rachats d’AV dans l’abattement 8 ans (4 600-9 200 €/an)
  • Pour les dirigeants ayant également un produit de cession d’entreprise : coordonner la sortie PER avec la distribution du produit de cession pour lisser la fiscalité sur 5-10 ans

PER en capital ou en rente : quelle sortie choisir ?

La sortie en capital est quasi-toujours préférable pour un chef d’entreprise

  • Flexibilité maximale : le capital sorti peut être réinvesti (AV, SCPI, PE) selon les besoins et l’horizon de vie
  • Transmission : le capital résiduel du PER non sorti est transmissible aux héritiers au décès — contrairement à la rente (qui s’éteint avec le retraité, sauf rente réversible)
  • Optimisation fiscale : la sortie progressive en capital permet de piloter son TMI chaque année — impossible avec une rente fixe

Quand la rente peut être pertinente

  • Pour les dirigeants ayant peu de droits à la retraite (pas cotisé suffisamment pendant l’activité) : la rente PER complète la pension de base de façon sécurisée
  • Pour les retraités en très bonne santé avec une espérance de vie longue : la rente viagère devient plus avantageuse si le retraité vit très longtemps (> 90 ans)

La mobilisation des reports des années précédentes

Les plafonds PER TNS non utilisés des 3 années précédentes sont cumulables — une mécanique souvent méconnue.

Le mécanisme des reports

  • Si le dirigeant n’a pas utilisé la totalité de son plafond PER TNS les années N-1, N-2 et N-3 : le solde non utilisé est reportable sur l’année N
  • Le total du plafond disponible en N = plafond N + soldes non utilisés N-1 + N-2 + N-3
  • Ces reports sont visibles sur l’avis d’imposition à la ligne « Plafond épargne retraite » (cases 6QS/6QT/6QU)

La stratégie « versement massif » l’année de pic de revenus

  • Dirigeant avec des revenus variables (bonne et mauvaise années selon le cycle de l’entreprise) : accumuler les reports des années « creuses » pour effectuer un versement massif l’année « pic » (avant une cession, avant la retraite)
  • Exemple : bénéfice moyen de 150 000 €/an, versements PER limités à 15 000 €/an pendant 3 ans. Solde reportable : (30 291 − 15 000) × 3 = 45 873 € de reports. En année 4 avec bénéfice de 300 000 € : versement possible = 67 791 € + 45 873 € = 113 664 €

PER TNS vs contrat Madelin : quel reste pertinent en 2026 ?

La situation en 2026

  • Depuis la loi PACTE (2019), les anciens contrats Madelin peuvent être transformés en PER individuel — et les nouveaux contrats de retraite TNS sont obligatoirement des PER
  • En pratique, de nombreux dirigeants ont encore d’anciens contrats Madelin ouverts avant 2019 — la question de leur transfert en PER se pose

PER individuel vs Madelin : les différences clés

Conclusion : le PER individuel est supérieur au Madelin sur tous les critères. Les dirigeants ayant encore un Madelin ont généralement intérêt à le transférer en PER — vérifier les frais de transfert et les éventuelles pénalités avant de décider.

Quand le PER est maximal : les alternatives complémentaires

Un dirigeant qui a maximisé son PER TNS peut encore optimiser sa fiscalité avec d’autres dispositifs.

L’épargne salariale (si ≥ 1 salarié)

  • Intéressement (jusqu’à 36 045 €) + abondement PEE (3 845 €) + abondement PERECO (7 689 €) = jusqu’à 47 579 €/an supplémentaires exonérés IR et cotisations, déductibles IS

Les niches fiscales plafonnées

  • DEFI Forêt : 25 % de réduction IR (hors niches) sur l’acquisition de bois et forêts, 2 850 €/couple/an, prorogé jusqu’au 31/12/2027
  • GFI/GFF : investissement dans des groupements forestiers — abattement successoral 75 %
  • Malraux : 30 % de réduction IR (hors niches) sur les travaux dans des SPR avec PSVM, plafond de travaux 400 000 € / 4 ans — pour les dirigeants avec une forte fiscalité IR
  • Déficit foncier : travaux sur un bien locatif — jusqu’à 10 700 € (21 400 € si rénovation énergétique) d’imputation sur le revenu global annuel

Le contrat de capitalisation IS dans la société

  • Si la société génère plus de bénéfices que le PER TNS ne peut en absorber : la trésorerie résiduelle placée en contrat de capitalisation IS (IS ≈ 0,44 %/an) est l’alternative de loin la plus efficace — sans blocage des fonds

Le PER dans le contexte de la cession de l’entreprise

Maximiser le PER avant la cession

  • L’année précédant la cession est souvent l’année de bénéfice le plus élevé de la vie du dirigeant — c’est le moment optimal pour un versement PER massif (en mobilisant les reports)
  • Si le bénéfice de la dernière année est de 500 000 € (grâce aux synergies de la vente) : le plafond PER TNS est au maximum (88 911 €) + reports cumulés des 3 années précédentes → potentiellement 150 000-200 000 € de versement PER en une seule année

Le PER et la plus-value de cession

  • Le versement PER TNS réduit le bénéfice imposable de la société → réduit l’IS → mais ne réduit pas directement la plus-value de cession des titres (qui est une plus-value du cédant, pas de la société)
  • En revanche, le versement PER réduit le revenu imposable IR du dirigeant pour l’année de la cession — ce qui peut abaisser son TMI et réduire l’imposition de la fraction des dividendes distribués la même année

Les erreurs classiques à éviter

  • Ne pas vérifier ses reports de plafond disponibles : des centaines de milliers de dirigeants ont des reports de plafond PER non utilisés (cases 6QS/6QT/6QU de l’avis d’imposition) et ne le savent pas. Ces reports expirent au bout de 3 ans — les vérifier chaque année avec l’expert-comptable est indispensable.
  • Verser en PER au-delà du plafond disponible : les versements excédant le plafond déductible ne sont pas déductibles — mais ils sont tout de même bloqués jusqu’à la retraite. Une double peine à éviter absolument.
  • Choisir un PER aux frais d’entrée élevés : certains PER pratiquent des frais d’entrée de 3-5 % sur les versements — qui grignotent l’avantage fiscal. Préférer les PER sans frais d’entrée ou à frais réduits (Linxea Darjeeling PER, Apicil PER, produits distribués par ACVM Patrimoine).
  • Ne pas diversifier les supports du PER : un PER 100 % fonds euros ou 100 % fonds actions est rarement optimal. Calibrer l’allocation selon l’horizon retraite : 100 % actions/PE à 20 ans de la retraite → glissement progressif vers les fonds euros et obligations à mesure que la retraite approche.
  • Oublier la transmission du PER : le capital restant dans le PER au décès du titulaire est transmis aux bénéficiaires désignés — selon le régime de l’assurance vie (avant/après 70 ans). Désigner expressément les bénéficiaires dans le PER est indispensable (comme pour une AV).

Stratégie & recommandation ACVM Patrimoine

Le PER TNS est le pilier incontournable de la stratégie patrimoniale d’un dirigeant. Notre recommandation en 5 points :

  1. Calculer le plafond exact chaque année avec l’expert-comptable : le plafond PER TNS varie selon le bénéfice imposable de l’année — et les reports des 3 années précédentes s’y ajoutent. Ce calcul doit être fait avant le 31 décembre pour optimiser le versement de l’année.
  2. Calibrer le versement annuel selon la règle des tiers : épargne disponible → 1/3 PER (optimisation fiscale) / 1/3 AV ou CTO (liquidité) / 1/3 projet immobilier ou entreprise. Adapter selon la proximité de la retraite (augmenter la part PER à mesure que la retraite approche).
  3. Mobiliser les reports pour un versement massif 1-3 ans avant la retraite : les reports des 3 années précédentes permettent d’effectuer un versement cumulé important → maximiser l’économie fiscale sur les années de pic de revenus avant la cession ou la retraite.
  4. Choisir un PER sans frais d’entrée avec une architecture ouverte : fonds euros + UC diversifiées (ETF, fonds obligataires, PE) + allocation évolutive selon l’horizon. ACVM Patrimoine sélectionne les meilleurs contrats PER du marché pour ses clients dirigeants.
  5. Planifier la sortie à la retraite 2-3 ans avant : capital ou rente, timing, coordination avec les autres revenus (pension, produit de cession, AV) pour minimiser la fiscalité globale en début de retraite. La sortie progressive sur 3-5 ans est quasi-toujours optimale.

Pour aller plus loin, consultez nos articles sur l’arbitrage rémunération/trésorerie, le guide retraite du dirigeant, l’épargne salariale PME et le contrat de capitalisation IS.

Foire aux questions

Un dirigeant peut-il avoir à la fois un PER TNS et un PER collectif PERECO ?

Oui — sous conditions selon le statut. Un gérant majoritaire TNS peut avoir un PER individuel TNS ET participer à un PERECO si sa société en a mis en place un. Mais les plafonds sont partagés : les versements volontaires au PERECO (et non les abondements employeur) s’imputent sur le plafond PER TNS global. En revanche, l’abondement de l’entreprise sur le PERECO (jusqu’à 7 689 €) ne s’impute pas sur le plafond PER TNS — il est en quelque sorte « en plus ». Pour un président de SAS (assimilé-salarié) : le PER individuel et le PERECO sont tous deux accessibles, avec le plafond commun de 37 680 €/an pour les versements volontaires personnels. L’abondement SAS sur le PERECO est distinct et s’ajoute. Concrètement, la combinaison optimale pour un président de SAS est : PER individuel (jusqu’à 37 680 € de versements personnels déductibles IR) + PERECO avec abondement maximal de la SAS (7 689 € déductibles IS et exonérés IR) = 45 369 € d’épargne retraite fiscalement avantageuse. ACVM Patrimoine optimise chaque année cette combinaison PER individuel + PERECO pour les dirigeants de SAS qu’il accompagne.

Le versement PER TNS est-il une charge déductible pour la société ou une dépense personnelle du dirigeant ?

Les deux — c’est la particularité unique du PER TNS. Pour un gérant majoritaire de SARL : la rémunération de gérance est une charge déductible du résultat IS de la SARL. Le PER TNS est alimenté par le bénéfice imposable du gérant (sa rémunération nette) — les versements PER TNS sont déductibles du revenu imposable personnel à l’IR du gérant (déclaration 2042, case 6NS). Mais ils réduisent aussi INDIRECTEMENT le résultat IS de la SARL : car les versements PER TNS constituent une déduction du bénéfice imposable du gérant au titre de l’article 154 bis du CGI — le bénéfice imposable TNS (base du calcul du plafond et de la déduction) est le bénéfice après cotisations sociales mais avant PER. Techniquement, le versement PER lui-même n’apparaît pas comme une charge dans la comptabilité de la SARL (c’est une dépense personnelle du gérant) — mais il réduit le résultat net imposable du gérant et donc son TMI, et indirectement la base de calcul des cotisations sociales TNS de l’année suivante. La déduction IS « directe » concerne plutôt les contrats Madelin prévoyance (les primes de prévoyance Madelin sont bien une charge directe de la SARL versée pour le gérant) — le PER TNS est une déduction personnelle IR du gérant, pas une charge IS de la SARL. L’expert-comptable clarifie ce point chaque année lors du calcul du résultat fiscal.

En résumé

  • Le PER TNS 2026 : plafond de 4 806 € (plancher) à 88 911 € (maximum) selon le bénéfice imposable — double déductibilité IS de la société ET IR personnel.
  • L’économie fiscale : pour 42 791 € versés à TMI 41 % : 28 242 € d’économies fiscales immédiates → coût réel 14 549 € pour 42 791 € investis. Rendement fiscal 194 %.
  • La question du blocage : calibrer selon la liquidité nécessaire. Règle des tiers : 1/3 PER / 1/3 AV ou CTO / 1/3 projet immobilier. Ne jamais compter sur le PER pour financer l’achat de la résidence principale (déblocage imposable).
  • Les reports : 3 années de plafonds non utilisés cumulables → versement massif possible avant la retraite ou lors d’une année de pic de revenus.
  • PER vs Madelin : le PER est supérieur sur tous les critères (sortie en capital, flexibilité, transmission) — transfert des Madelin en PER quasi-systématiquement conseillé.
  • Notre conseil : calcul du plafond exact + calibrage selon la liquidité + mobilisation des reports + PER sans frais d’entrée + planification de la sortie — rendez-vous gratuit ACVM Patrimoine.

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