L’assurance-vie reste en 2026 le placement préféré des Français avec 2 107 milliards d’euros d’encours et une collecte nette record de 50,6 milliards en 2025. Avantage exclusif depuis janvier 2026 : ses prélèvements sociaux restent à 17,2 % alors que tous les autres placements financiers passent à 18,6 %. Fonds euros à 2,65-2,9 % en 2026, fiscalité réduite à 7,5 % après 8 ans + abattement 4 600 €/9 200 €, transmission hors succession jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire : guide complet pour ouvrir, gérer et optimiser votre contrat.
Par l’équipe ACVM Patrimoine — Conseillers en gestion de patrimoine
Publié le 4 mai 2026 — Mis à jour le 4 mai 2026
Temps de lecture estimé : 9 minutes
Assurance-vie 2026 | Fonds euros | Unités de compte | Fiscalité | Transmission | Abattement 8 ans | Optimisation patrimoniale
Dans cet article :
- Qu’est-ce qu’une assurance-vie multisupport ?
- Les supports d’investissement : fonds euros et unités de compte
- L’avantage exclusif 2026 : prélèvements sociaux maintenus à 17,2 %
- La fiscalité de l’assurance-vie en 2026 : avant et après 8 ans
- L’assurance-vie comme outil de transmission patrimoniale
- Tableau comparatif : assurance-vie vs PER vs Livret A
- Exemples chiffrés selon votre profil
- Comment bien choisir son contrat : 6 critères clés
- Les risques et précautions à connaître
- Procédure : comment ouvrir et gérer son contrat
- Cas particuliers
- Stratégie & recommandation ACVM Patrimoine
- Foire aux questions
- En résumé
Qu’est-ce qu’une assurance-vie multisupport ?
L’assurance-vie est un contrat d’épargne à long terme souscrit auprès d’une compagnie d’assurance. Malgré son nom, elle n’est pas exclusivement un produit d’assurance décès : c’est avant tout une enveloppe fiscale permettant de faire fructifier un capital avec une fiscalité avantageuse sur les gains et une transmission optimisée aux bénéficiaires désignés.
Un contrat multisupport — le type le plus répandu en 2026 — combine deux familles de supports :
- Le fonds euros : support sécurisé à capital garanti, dont les intérêts sont définitivement acquis chaque année grâce à l’effet cliquet.
- Les unités de compte (UC) : supports investis sur les marchés financiers (actions, obligations, immobilier via SCPI, ETF, fonds diversifiés) offrant un potentiel de performance supérieur mais sans garantie en capital.
L’assurance-vie reste en 2026 le placement préféré des Français avec 2 107 milliards d’euros d’encours à fin 2025, portés par une collecte nette record de 50,6 milliards d’euros sur l’année selon France Assureurs. Ce succès durable s’explique par une combinaison unique d’avantages : liquidité permanente, fiscalité progressive très avantageuse sur le long terme, et transmission hors succession.
Retrouvez notre page dédiée à l’assurance-vie pour découvrir nos solutions disponibles, et notre page assurance-vie luxembourgeoise pour les patrimoines importants cherchant une protection renforcée.
Les supports d’investissement : fonds euros et unités de compte
Le fonds euros : la sécurité qui retrouve de l’attrait
Le fonds euros est le support sécurisé par excellence. Capital garanti, intérêts définitivement acquis chaque année (effet cliquet), aucun risque de perte. Il est principalement investi en obligations d’État et d’entreprises, dont le rendement suit les évolutions des taux d’intérêt obligataires.
Après la hausse des taux amorcée par la BCE en 2022-2023, les assureurs ont progressivement reconstitué leurs marges et bonifié les rendements servis. En 2025, le taux moyen des fonds en euros s’est établi autour de 2,5 % nets de frais, avec les meilleurs contrats dépassant les 3 %. Pour 2026, les prévisions de rendement moyen s’établissent à 2,9 %, selon les estimations de Good Value for Money, soutenues par un OAT 10 ans dans une fourchette de 3,8 % à 4,2 %.
Ce contexte repositionne favorablement le fonds euros face au Livret A, dont le taux est tombé à 1,5 % nets depuis février 2026 — bien en dessous des meilleurs fonds euros disponibles.
Les unités de compte : la performance à long terme
Les unités de compte investissent sur les marchés financiers et n’offrent aucune garantie en capital. En contrepartie, leur potentiel de performance sur le long terme est nettement supérieur au fonds euros. Parmi les UC les plus courantes en 2026 :
- ETF indiciels : réplication passive d’indices boursiers (MSCI World, CAC 40, S&P 500), frais réduits, rendements historiques de 8 à 12 % annualisés sur 20 ans. Découvrez notre page ETF.
- SCPI en unités de compte : accès à l’immobilier professionnel avec revenus réinvestis automatiquement, sans fiscalité annuelle. Les revenus capitalisent dans le contrat jusqu’au rachat. Voir notre page SCPI.
- Fonds diversifiés : gestion active mixant actions, obligations et actifs alternatifs selon un profil de risque défini.
- Private equity : certains contrats donnent accès à des fonds de capital-investissement. Consultez notre page private equity.
- Produits structurés : combinaison de protection partielle du capital et d’exposition conditionnelle à la performance d’un indice. Voir notre page produits structurés.
L’allocation optimale entre fonds euros et unités de compte dépend de votre horizon de placement et de votre tolérance au risque : plus l’horizon est long, plus la part d’unités de compte peut être élevée.
L’avantage exclusif 2026 : prélèvements sociaux maintenus à 17,2 %
C’est la grande nouveauté favorable à l’assurance-vie en 2026, peu mise en avant mais décisive dans les comparaisons de rendement net. L’assurance-vie bénéficie d’un avantage spécifique depuis le 1er janvier 2026 : les prélèvements sociaux y restent à 17,2 %, alors qu’ils passent à 18,6 % pour la plupart des autres placements financiers (dividendes, intérêts, plus-values mobilières, PER) en raison de la hausse de la CSG introduite par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.
Concrètement, cette exclusion représente un avantage de 1,4 point de prélèvements sociaux par rapport aux autres enveloppes. Sur un capital de 200 000 € générant 5 000 € de gains annuels, cela représente une économie de 70 € par an — modeste mais systématique et cumulée sur la durée.
Cette exonération partielle confirme la volonté du législateur de préserver l’attractivité de l’assurance-vie comme pilier de l’épargne longue en France.
La fiscalité de l’assurance-vie en 2026 : avant et après 8 ans
La fiscalité de l’assurance-vie ne s’applique que sur les gains (intérêts et plus-values) lors d’un rachat — jamais sur le capital versé. Elle varie selon l’ancienneté du contrat au moment du rachat.
Avant 8 ans — Flat tax à 30 %
Pour les rachats effectués avant le 8e anniversaire du contrat, les gains sont soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30 % : 12,8 % d’impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux. Sur option, le barème progressif de l’IR peut s’appliquer si cela est plus favorable. Une distinction s’applique selon la date de versement des primes : pour les versements effectués avant le 27 septembre 2017, un taux d’IR de 35 % (avant 4 ans) ou 15 % (entre 4 et 8 ans) s’applique.
Après 8 ans — Taux réduit à 7,5 % + abattement annuel
C’est le cœur de l’avantage fiscal de l’assurance-vie. Après 8 ans de détention, les gains sont imposés au taux réduit de 7,5 % d’IR (au lieu de 12,8 %) + 17,2 % de PS, soit un taux global de 24,7 % au lieu de 30 %. De plus, un abattement annuel sur les gains s’applique :
- 4 600 € pour une personne seule
- 9 200 € pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune
Cet abattement s’applique chaque année — il est donc renouvelable indéfiniment tant que vous effectuez des rachats partiels. En pratique, un couple dont les gains annuels rachetés ne dépassent pas 9 200 € ne paie aucun impôt sur le revenu sur ces sommes après 8 ans — seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus.
La règle des 150 000 € de versements
Pour les versements effectués après le 27 septembre 2017, le taux réduit de 7,5 % s’applique uniquement sur les gains issus de la fraction des versements totaux inférieure à 150 000 € par assuré. Au-delà, le taux de 12,8 % s’applique. Pour un couple, ce seuil est de 300 000 € (150 000 € par assuré). Cette limite incite à ouvrir un contrat distinct pour chaque membre du foyer.
L’assurance-vie comme outil de transmission patrimoniale
L’assurance-vie est l’un des rares placements permettant de transmettre un capital hors succession, dans des conditions fiscales extrêmement favorables. C’est souvent l’argument décisif pour les investisseurs soucieux de la transmission de leur patrimoine à leurs proches.
L’abattement de 152 500 € par bénéficiaire
Les capitaux transmis au décès de l’assuré à chaque bénéficiaire désigné bénéficient d’un abattement de 152 500 €. Au-delà, un prélèvement de 20 % s’applique jusqu’à 852 500 € puis 31,25 % au-delà. Ce régime est nettement plus favorable que les droits de succession de droit commun (jusqu’à 45 % entre parents éloignés ou tiers).
En désignant plusieurs bénéficiaires, vous multipliez les abattements : pour trois bénéficiaires, 457 500 € peuvent être transmis en totale franchise de taxation.
Versements après 70 ans : régime différent
Pour les versements effectués après 70 ans, le régime est moins favorable : les capitaux transmis sont soumis aux droits de succession de droit commun sur la fraction des primes au-delà d’un abattement global de 30 500 € (tous bénéficiaires confondus). Les intérêts générés après 70 ans restent en revanche exonérés de droits de succession. Ce point souligne l’importance d’alimenter son assurance-vie avant 70 ans pour maximiser l’avantage successoral.
La clause bénéficiaire : un acte patrimonial à part entière
La désignation des bénéficiaires est l’acte patrimonial le plus important de votre contrat d’assurance-vie. Une clause mal rédigée peut conduire à des résultats opposés à vos intentions. Les erreurs fréquentes : désignation trop vague (« mes héritiers »), oubli de mise à jour après un divorce ou un décès, désignation d’un mineur sans prévoir une protection adaptée. Une clause bénéficiaire bien rédigée, en coordination avec votre notaire et votre CGP, est indispensable pour optimiser la transmission. Découvrez notre page transmettre son patrimoine pour en savoir plus.
Tableau comparatif : assurance-vie vs PER vs Livret A
| Critère | Assurance-vie | PER individuel | Livret A |
|---|---|---|---|
| Avantage fiscal entrée | ❌ Aucun | ✅ Déduction IR immédiate | ❌ Aucun |
| Fiscalité gains | 7,5 % IR + 17,2 % PS après 8 ans | IR barème + 18,6 % PS en sortie | 0 % (totalement exonéré) |
| Prélèvements sociaux 2026 | 17,2 % (avantage exclusif) | 18,6 % (LF 2026) | 0 % |
| Disponibilité | ✅ À tout moment | ❌ Bloqué jusqu’à retraite | ✅ À tout moment |
| Transmission | 152 500 €/bénéf. hors succession | Intégré à la succession | Intégré à la succession |
| Rendement 2026 (sécurisé) | 2,65 à 2,9 % (fonds euros) | Variable selon allocation | 1,5 % nets |
| Plafond de versement | Illimité | Illimité (déduction plafonnée) | 22 950 € |
| Idéal pour | Transmission, épargne flexible, TMI faible | Défiscalisation immédiate TMI 30 %+ | Réserve de précaution |
Exemples chiffrés selon votre profil
Exemple 1 — Couple de retraités, optimisation des rachats annuels
Situation : Marie et Pierre, 68 et 66 ans, ont un contrat d’assurance-vie ouvert il y a 12 ans, valorisé à 280 000 € dont 60 000 € de gains. Ils souhaitent effectuer des rachats réguliers pour compléter leur retraite.
Stratégie : Rachat annuel de 25 000 €. Part des gains dans le rachat : 25 000 € × (60 000 / 280 000) = 5 357 €. Abattement couple après 8 ans : 9 200 €. Gains taxables : 0 € (5 357 € < 9 200 €). Seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % s’appliquent sur les gains : 5 357 € × 17,2 % = 921 €.
Conclusion : Marie et Pierre rachetent 25 000 € par an avec une fiscalité quasi nulle — grâce à l’abattement de 9 200 € qui absorbe intégralement les gains imposables à l’IR. L’assurance-vie génère un complément de retraite de 2 083 €/mois avec une charge fiscale inférieure à 100 €/mois.
Exemple 2 — Investisseur de 45 ans, stratégie SCPI en unités de compte
Situation : Thomas, 45 ans, cadre dirigeant, TMI 41 %, souhaite investir 80 000 € en SCPI sans fiscalité annuelle sur les revenus locatifs distribués.
Stratégie : Versement de 80 000 € sur une assurance-vie multisupport, avec 100 % investi en SCPI via des unités de compte. Les loyers distribués par les SCPI sont automatiquement réinvestis dans le contrat sans imposition annuelle — contrairement à une détention de SCPI en direct qui génèrerait environ 4 000 €/an de revenus fonciers taxés à 58,2 % (TMI 41 % + PS).
Économie fiscale sur 20 ans : En détention directe à 5 % de TD, Thomas aurait payé environ 4 000 × 58,2 % = 2 328 €/an d’impôt, soit 46 560 € sur 20 ans. En assurance-vie, ces revenus capitalisent sans fiscalité annuelle jusqu’au rachat — l’effet de capitalisation est considérable sur 20 ans.
Conclusion : Pour les SCPI, l’assurance-vie est la structure de détention la plus efficace fiscalement pour les investisseurs à TMI élevée. Découvrez nos solutions SCPI disponibles en assurance-vie.
Exemple 3 — Transmission à trois enfants
Situation : Hélène, 62 ans, souhaite préparer la transmission de 400 000 € à ses trois enfants adultes, tout en conservant la disponibilité de son épargne de son vivant.
Stratégie : Versement de 400 000 € sur une assurance-vie avec désignation de trois bénéficiaires (ses trois enfants) à parts égales. Au décès d’Hélène, chaque enfant reçoit environ 133 333 € — inférieur au plafond de 152 500 € par bénéficiaire. Résultat : 0 € de droits de succession sur la totalité des 400 000 € transmis.
Alternative sans assurance-vie : 400 000 € intégrés à la succession avec des droits estimés à 60 000 € (après abattement de 100 000 € par enfant, tranches 20-30 %). L’assurance-vie génère une économie successorale de 60 000 €.
Conclusion : Pour la transmission, l’assurance-vie est souvent plus efficace qu’une donation, notamment pour les patrimoines ayant déjà utilisé les abattements de donation (100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans).
Comment bien choisir son contrat : 6 critères clés
- La qualité du fonds euros : vérifiez le rendement servi ces 3 dernières années. Les meilleurs fonds euros des contrats en ligne ou distribués par des CGP indépendants dépassent souvent 3 % nets de frais — bien au-dessus de la moyenne du marché (2,65 %).
- Les frais : les frais sur versements (de 0 % sur les meilleurs contrats à 3-5 % sur les contrats bancaires), les frais de gestion annuels (entre 0,5 % et 1 % selon les contrats) et les frais d’arbitrage impactent directement la performance nette sur le long terme.
- La diversité des unités de compte : nombre et qualité des fonds disponibles, accès aux ETF, aux SCPI, aux produits structurés, au private equity. Un contrat avec 500 UC de qualité est nettement supérieur à un contrat qui n’en propose que 30.
- La solidité de l’assureur : vérifiez la notation de l’assureur et son ratio de solvabilité. La garantie des dépôts en assurance-vie est couverte par le Fonds de Garantie des Assurances de Personnes (FGAP) jusqu’à 70 000 € par assuré et par compagnie.
- Les options de gestion : gestion libre (vous choisissez vos supports), gestion pilotée (un gérant gère pour vous selon un profil de risque défini), gestion à horizon (sécurisation progressive à l’approche de la retraite). La gestion pilotée de qualité est préférable pour les épargnants qui ne souhaitent pas gérer activement leur allocation.
- Les options contractuelles : sécurisation des plus-values automatique, rééquilibrage automatique de l’allocation, cliquet sur les UC — ces options peuvent protéger votre capital en cas de retournement de marché.
Le contrat d’assurance-vie distribué par un conseiller patrimonial indépendant offre généralement de meilleures conditions que les contrats bancaires — plus de frais sur versements, meilleure qualité du fonds euros, gamme d’UC plus large.
Les risques et précautions à connaître
- Risque de perte en capital sur les unités de compte : seul le fonds euros garantit le capital. Les UC sont exposées aux marchés financiers. Une allocation trop agressive à court terme peut générer des pertes significatives si les marchés se retournent.
- Risque de défaillance de l’assureur : en cas de défaillance de la compagnie d’assurance, le FGAP garantit 70 000 € par assuré et par compagnie. Pour les patrimoines importants, diversifier entre plusieurs compagnies ou opter pour une assurance-vie luxembourgeoise (protection du capital par le triangle de sécurité luxembourgeois) est recommandé. En savoir plus sur l’assurance-vie luxembourgeoise.
- Frais élevés sur certains contrats : un contrat avec 3 % de frais sur versements et 1 % de frais de gestion annuels peut éroder significativement la performance sur 20 ans. Comparez toujours les frais totaux avant de souscrire.
- Fiscalité de sortie à anticiper : même après 8 ans, les rachats sont soumis aux prélèvements sociaux de 17,2 % sur les gains. Une stratégie de rachats progressifs sous l’abattement annuel (4 600 €/9 200 €) permet de minimiser cette charge.
- Clause bénéficiaire mal rédigée : une clause bénéficiaire incomplète ou obsolète peut conduire à des situations inverses aux intentions du souscripteur. Révision annuelle recommandée, en lien avec votre notaire.
Procédure : comment ouvrir et gérer son contrat
- Définissez vos objectifs : épargne de précaution accessible, préparation retraite, transmission, investissement long terme ? Chaque objectif oriente vers une allocation et un type de contrat différents.
- Choisissez votre contrat avec l’aide d’un conseiller en gestion de patrimoine : comparaison des frais, qualité du fonds euros, gamme UC, options de gestion.
- Définissez votre allocation initiale : répartition entre fonds euros (sécurité) et unités de compte (performance). Une règle empirique : (100 − votre âge) % en unités de compte. À 45 ans : 55 % UC / 45 % fonds euros.
- Désignez vos bénéficiaires avec soin : noms, prénoms, dates de naissance, adresses complètes. Précisez les quotes-parts entre bénéficiaires et les substituts en cas de prédécès.
- Effectuez vos versements : versement initial (généralement 1 000 € minimum) puis versements libres ou programmés selon vos capacités d’épargne. Les versements programmés réguliers lissent le risque de « mauvais timing » sur les marchés.
- Revoyez votre allocation chaque année : arbitrage entre supports si les marchés ont déséquilibré votre allocation cible, sécurisation progressive à l’approche de votre horizon de placement, réexamen de la clause bénéficiaire.
- Gérez vos rachats stratégiquement : après 8 ans, limitez les rachats annuels au montant de l’abattement (4 600 €/9 200 €) pour minimiser la fiscalité. Pour des besoins plus importants, étalez les rachats sur plusieurs années.
Cas particuliers
Cas d’une assurance-vie luxembourgeoise pour les grands patrimoines
Pour les patrimoines supérieurs à 500 000 €, l’assurance-vie luxembourgeoise offre des avantages supplémentaires : protection maximale du capital via le triangle de sécurité luxembourgeois (les actifs sont séparés du bilan de l’assureur et déposés auprès d’une banque dépositaire agréée), accès à une gamme de supports illimitée incluant des fonds dédiés sur mesure, et neutralité fiscale pour les résidents de nombreux pays européens. La fiscalité applicable reste celle du pays de résidence du souscripteur — les Français résidents paient donc les mêmes impôts qu’avec un contrat français.
Cas d’un contrat de capitalisation pour les personnes morales ou l’IFI
Le contrat de capitalisation fonctionne comme une assurance-vie mais sans les avantages successoraux. Il présente en revanche un avantage spécifique pour l’IFI : seule la valeur nominale (les primes versées, sans les gains) entre dans la base IFI — alors que l’assurance-vie est exclue de l’IFI sous conditions. Il est également souscriptible par des personnes morales (sociétés, SCI), ce que l’assurance-vie ne permet pas en France.
Cas d’une assurance-vie dans une stratégie de retraite
L’assurance-vie se combine naturellement avec le PER dans une stratégie de préparation à la retraite. La règle générale : utilisez le PER pour la défiscalisation immédiate sur les versements (TMI 30 %+), et l’assurance-vie pour la partie de l’épargne dont vous pourriez avoir besoin avant la retraite, ou pour optimiser la transmission. Nos articles sur la retraite des enseignants et sur la stratégie investir 100 000 € à 40 ans illustrent cette combinaison.
Cas d’un non-résident fiscal français
Les non-résidents fiscaux français peuvent conserver leur assurance-vie française mais sont soumis à des règles spécifiques : ils ne sont généralement pas soumis aux prélèvements sociaux sur les gains (sous conditions), mais un prélèvement forfaitaire libératoire peut s’appliquer selon les conventions fiscales bilatérales. Avant tout rachat ou versement significatif depuis l’étranger, consultez un CGP ou un avocat fiscaliste spécialisé en fiscalité internationale.
Stratégie & recommandation ACVM Patrimoine
L’assurance-vie n’est pas un placement parmi d’autres — c’est une enveloppe fiscale polyvalente qui s’adapte à presque tous les objectifs patrimoniaux : épargne de précaution sécurisée (fonds euros), investissement dynamique (unités de compte), préparation retraite, transmission optimisée.
En 2026, trois raisons supplémentaires renforcent son attrait : la baisse du Livret A à 1,5 % qui la repositionne favorablement sur la partie sécurisée, l’avantage exclusif sur les prélèvements sociaux (17,2 % vs 18,6 % pour les autres placements), et la remontée des rendements des fonds euros vers 2,9 % en prévision 2026.
Notre recommandation pour 2026 :
- Ouvrez un contrat dès aujourd’hui même avec un versement minimal — le compteur des 8 ans commence à courir dès l’ouverture, pas dès le premier versement important.
- Allouez selon votre horizon : 20 ans devant vous → 60-70 % UC / 30-40 % fonds euros. 10 ans → 40-50 % UC / 50-60 % fonds euros. Moins de 5 ans → sécurisez progressivement.
- Désignez vos bénéficiaires avec soin dès l’ouverture et révisez la clause après chaque événement familial important.
- Combinez avec un PER pour les versements déductibles — les deux enveloppes sont complémentaires et se renforcent mutuellement dans une stratégie patrimoniale globale.
Découvrez nos stratégies de valorisation patrimoniale ou prenez rendez-vous avec ACVM Patrimoine pour un bilan patrimonial complet et la sélection du meilleur contrat pour votre profil.
Foire aux questions
Quelle est la fiscalité d’une assurance-vie après 8 ans en 2026 ?
Après 8 années de détention, l’assurance-vie bénéficie d’une fiscalité particulièrement avantageuse sur les rachats. Les gains inclus dans le montant racheté sont imposés au taux réduit de 7,5 % d’IR (au lieu de 12,8 % avant 8 ans) + 17,2 % de prélèvements sociaux, soit un taux global de 24,7 %. De plus, un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule (9 200 € pour un couple) s’applique sur les gains — ce qui signifie qu’en dessous de ce seuil de gains annuels rachetés, aucun IR n’est dû, seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % restant exigibles. Cet abattement est renouvelé chaque année. À noter : depuis le 1er janvier 2026, l’assurance-vie bénéficie d’un avantage exclusif — ses prélèvements sociaux restent à 17,2 % alors qu’ils ont été relevés à 18,6 % pour la plupart des autres placements financiers (PER, compte-titres, dividendes). Le taux de 7,5 % s’applique sur la fraction des versements inférieurs à 150 000 € ; au-delà, le taux de 12,8 % s’applique.
Quel est le rendement d’une assurance-vie en 2026 ?
Le rendement d’une assurance-vie en 2026 dépend entièrement de l’allocation choisie entre fonds euros et unités de compte. Pour la partie fonds euros (capital garanti), le rendement moyen 2025 s’est établi à 2,65 % nets de frais selon les données agrégées par France Assureurs, avec les meilleurs contrats dépassant 3,5 %. Les prévisions pour 2026 tablent sur une légère progression vers 2,9 % en moyenne. Ce niveau est nettement supérieur au Livret A tombé à 1,5 % depuis février 2026. Pour les unités de compte (actions, SCPI, ETF), les performances dépendent des marchés financiers — sans garantie de capital. Sur longue période, les ETF indiciels actions ont historiquement délivré 8 à 12 % annualisés. Un fonds euros boosté peut atteindre 4 à 5 % bruts sous conditions de versement en unités de compte. La performance réelle nette perçue par l’épargnant dépend de ses frais de gestion annuels (0,5 % à 1 %), de la fiscalité applicable en cas de rachat, et de la durée de détention.
Combien peut-on transmettre via une assurance-vie hors succession en 2026 ?
Chaque bénéficiaire désigné dans une assurance-vie bénéficie d’un abattement de 152 500 € sur les capitaux reçus au décès de l’assuré. Cet abattement s’applique sur les primes versées avant les 70 ans de l’assuré, tous contrats confondus pour le même assuré. Au-delà de 152 500 € par bénéficiaire, un prélèvement de 20 % s’applique jusqu’à 852 500 €, puis 31,25 % au-delà. En désignant plusieurs bénéficiaires, vous multipliez les abattements : avec 3 bénéficiaires, 457 500 € peuvent être transmis en totale franchise. Pour les primes versées après 70 ans, le régime est différent : elles sont soumises aux droits de succession de droit commun au-delà d’un abattement global de 30 500 € tous bénéficiaires confondus (mais les intérêts générés après 70 ans restent exonérés). C’est pourquoi il est fortement recommandé d’alimenter son assurance-vie avant 70 ans pour maximiser l’avantage successoral.
Vaut-il mieux ouvrir une assurance-vie ou un PER en 2026 ?
Ces deux placements sont complémentaires plutôt que concurrents, et la plupart des stratégies patrimoniales optimales les combinent. Le PER est idéal si votre TMI est de 30 % ou plus et que vous souhaitez une défiscalisation immédiate sur les versements — chaque euro versé réduit directement votre impôt. En contrepartie, les fonds sont bloqués jusqu’à la retraite (sauf cas de déblocage anticipé) et la fiscalité en sortie peut être significative. L’assurance-vie est préférable si vous avez besoin de liquidité (rachats possibles à tout moment), si vous souhaitez optimiser la transmission (abattement de 152 500 €/bénéficiaire hors succession), si votre TMI est faible (l’avantage du PER est alors limité), ou si vous approchez des 70 ans et souhaitez capitaliser hors succession. La stratégie optimale pour un contribuable à TMI 30 %+ : PER jusqu’au plafond de déduction annuel + assurance-vie pour le complément d’épargne flexible. Consultez notre article sur le PER 2026 pour le comparatif détaillé.
Peut-on mettre des SCPI dans une assurance-vie en 2026 ?
Oui, et c’est l’une des stratégies les plus efficaces pour les investisseurs à TMI élevée souhaitant investir en SCPI. En logeant des parts de SCPI dans une assurance-vie en tant qu’unités de compte, les revenus locatifs distribués par les SCPI sont automatiquement réinvestis dans le contrat sans fiscalité annuelle — contrairement à une détention en direct où ils sont imposés chaque année au barème progressif + 17,2 % de PS. La fiscalité n’est due qu’au moment du rachat, et bénéficie du régime avantageux de l’assurance-vie après 8 ans (7,5 % + abattement). L’inconvénient : les SCPI en unités de compte dans une assurance-vie offrent généralement un rendement légèrement inférieur aux SCPI en direct (commission de l’assureur, frais de gestion du contrat). Sur le plan de la capitalisation et de la fiscalité différée, le gain est cependant très significatif pour les TMI 41 % et 45 % sur un horizon de 15 à 20 ans.
En résumé
- 2 107 milliards d’euros d’encours à fin 2025 — l’assurance-vie reste le placement préféré des Français, avec une collecte nette record de 50,6 milliards en 2025.
- Avantage exclusif 2026 : PS maintenus à 17,2 % sur l’assurance-vie vs 18,6 % pour les autres placements financiers — un atout fiscal différenciateur confirmé par la loi de financement de la Sécurité sociale 2026.
- Fonds euros en progression : rendement moyen 2025 à 2,65 %, prévisions 2026 à 2,9 % — nettement au-dessus du Livret A à 1,5 % depuis février 2026.
- Fiscalité avantageuse après 8 ans : 7,5 % d’IR + 17,2 % PS + abattement annuel de 4 600 €/9 200 € sur les gains — permettant des rachats partiels quasi exonérés d’IR en dessous de l’abattement.
- Transmission hors succession : 152 500 € par bénéficiaire en totale franchise — à alimenter impérativement avant 70 ans pour maximiser cet avantage.
- À retenir : ouvrez votre assurance-vie le plus tôt possible — même avec un versement minimal — car le compteur des 8 ans commence dès l’ouverture du contrat.
- Notre conseil : combinez assurance-vie (liquidité et transmission) et PER (défiscalisation immédiate) pour une stratégie patrimoniale optimale selon votre TMI et votre horizon de placement.
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Trouvez le meilleur contrat d’assurance-vie pour votre profil
Fonds euros, unités de compte, SCPI, clause bénéficiaire, allocation selon votre horizon — choisir la bonne assurance-vie est une décision structurante pour votre patrimoine sur 10, 20 ou 30 ans. Un mauvais contrat (frais élevés, fonds euros médiocre, UC limitées) peut coûter plusieurs dizaines de milliers d’euros de performance sur la durée.
ACVM Patrimoine vous propose un bilan patrimonial complet pour identifier le contrat d’assurance-vie le mieux adapté à votre profil, définir l’allocation optimale entre sécurité et performance, rédiger une clause bénéficiaire sur mesure et intégrer ce placement dans votre stratégie patrimoniale globale.

