Retraite des enseignants en 2026 : pension calculée sur 75 % du traitement indiciaire brut des 6 derniers mois hors primes, pension moyenne de 2 500 € bruts mensuels tous corps confondus (2 850 € pour le second degré), minimum garanti à 1 354,16 €, RAFP valorisée à 1,4596 €/point. Âge légal entre 62 ans 9 mois et 64 ans selon la génération, durée requise de 170 à 172 trimestres. PER, SCPI, assurance-vie : voici les meilleures solutions pour compléter une pension souvent insuffisante à maintenir votre niveau de vie.

Par l’équipe ACVM Patrimoine — Conseillers en gestion de patrimoine
Publié le 6 mai 2026 — Mis à jour le 6 mai 2026
Temps de lecture estimé : 9 minutes

Retraite enseignant 2026 | Pension fonctionnaire | Taux de remplacement | PER | SCPI | Complément retraite | Optimisation fiscale

Dans cet article :

  1. Le régime de retraite des enseignants : les bases à connaître
  2. Comment est calculée la pension d’un enseignant en 2026 ?
  3. Combien toucherez-vous à la retraite ? Estimations par corps
  4. Exemples chiffrés selon votre profil
  5. Le vrai problème : les primes exclues du calcul de la pension
  6. Les solutions pour compléter sa retraite d’enseignant
  7. Les risques et erreurs à éviter
  8. Comment démarrer : procédure étape par étape
  9. Cas particuliers
  10. Stratégie & recommandation ACVM Patrimoine
  11. Foire aux questions
  12. En résumé

Le régime de retraite des enseignants : les bases à connaître

Les enseignants titulaires de l’enseignement public sont des fonctionnaires de l’État relevant du Service des Retraites de l’État (SRE). Leur régime de retraite est donc distinct du régime général applicable aux salariés du privé — avec des règles de calcul, des âges de départ et des mécanismes de complément spécifiques.

En 2026, la situation réglementaire est marquée par une complexité particulière : la réforme des retraites du 14 avril 2023 a relevé l’âge légal de départ de 62 à 64 ans et allongé la durée de cotisation requise. Mais la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a temporairement suspendu l’application de deux mesures clés pour certaines générations : l’allongement de la durée d’assurance et le report de l’âge légal de départ à la retraite. Résultat : les règles applicables varient selon votre année de naissance, rendant indispensable une simulation personnalisée.

Les points clés à retenir pour 2026 :

  • Âge légal de départ : entre 62 ans 9 mois et 64 ans selon l’année de naissance pour les enseignants de catégorie sédentaire
  • Durée de cotisation requise : entre 170 et 172 trimestres selon la génération
  • Âge d’annulation automatique de la décote : 67 ans, quel que soit le nombre de trimestres validés
  • Minimum de service pour une retraite fonctionnaire : 15 ans — en dessous, les droits basculent au régime général

Comment est calculée la pension d’un enseignant en 2026 ?

Le calcul de la pension des enseignants titulaires du public repose sur une formule fondamentalement différente de celle du régime général :

Pension brute = Traitement indiciaire brut des 6 derniers mois × Taux de liquidation × (Trimestres validés / Trimestres requis)

Le traitement indiciaire : base de référence

La pension est calculée sur le traitement indiciaire brut correspondant à l’échelon détenu au moment du départ à la retraite, calculé sur les 6 derniers mois d’activité. Contrairement aux salariés du privé dont la pension est calculée sur les 25 meilleures années, les enseignants fonctionnaires bénéficient donc d’un calcul basé sur leur dernier salaire indiciaire. Cela crée une forte incitation à rester actif jusqu’à atteindre un échelon élevé, surtout pour les professeurs hors classe et de classe exceptionnelle. Attention : les primes, indemnités et heures supplémentaires sont exclues de cette base de calcul.

Le taux de liquidation : plein ou réduit

Une retraite à taux plein correspond en général à 75 % du traitement indiciaire brut des 6 derniers mois hors primes. Le taux plein s’obtient lorsque vous avez cotisé le nombre de trimestres requis pour un départ en retraite. Dans le cas contraire, la pension est diminuée par un mécanisme de décote de 1,25 % par trimestre manquant. Inversement, si vous prolongez votre carrière au-delà des critères légaux, vous bénéficiez d’une surcote de 1,25 % par trimestre supplémentaire.

La RAFP : le complément issu des primes

La Retraite Additionnelle de la Fonction Publique (RAFP) est un régime complémentaire à points alimenté par les primes et indemnités versées aux enseignants. En 2026, la valeur de service du point RAFP est fixée à 1,4596 € par point. Le taux de cotisation est de 5 % à la charge de l’enseignant et 5 % pour l’employeur, prélevés sur les primes. La RAFP verse une rente additionnelle ou, pour les faibles montants, un capital en une fois. Les primes représentent en moyenne 50 à 200 € par mois de complément de pension via la RAFP.

Le minimum garanti

Le montant mensuel du minimum garanti est déterminé selon une formule : 1 354,16 € multiplié par le nombre d’années de services ou le nombre de trimestres d’assurance requis pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Ce plancher protège les enseignants ayant eu des carrières incomplètes ou à temps partiel prolongé.

Combien toucherez-vous à la retraite ? Estimations par corps en 2026

Les estimations de pension moyenne brute mensuelle pour les enseignants titulaires du public en 2026 s’établissent comme suit :

Corps enseignantPension brute moyenne mensuellePension nette estiméeTaux de remplacement estimé
Tous corps confondus~2 500 €~2 200 €75 à 85 %
Professeur des écoles (1er degré)~2 500 €~2 200 €~80 %
Professeur certifié (2nd degré)~2 600 à 2 850 €~2 300 à 2 500 €~82 %
Professeur agrégé~3 200 à 3 500 €~2 800 à 3 000 €~84 %

Source : estimations basées sur les données SRE, grilles indiciaires et paramètres au 1er janvier 2026. Ces montants sont indicatifs et varient selon la durée de carrière, les interruptions et la RAFP individuelle.

Ces taux de remplacement peuvent sembler élevés. Mais ils s’appliquent au traitement indiciaire hors primes — ce qui signifie que pour un enseignant dont les primes représentent 15 à 20 % de la rémunération totale, le taux de remplacement réel par rapport au revenu net global en activité peut être significativement inférieur.

Exemples chiffrés selon votre profil

Exemple 1 — Professeure agrégée, carrière complète

Situation : Sylvie, 62 ans, professeure agrégée de mathématiques, née en 1963. Elle part à la retraite après 38 ans de service. Traitement indiciaire des 6 derniers mois : 3 680 € bruts mensuels (hors primes). Elle a validé 170 trimestres pour 170 requis selon sa génération.

Calcul : Taux plein atteint : 75 %. Proratisation : 170/170 = 100 %. Pension brute : 3 680 × 75 % × 100 % = 2 760 €/mois. RAFP : environ 3 350 points × 1,4596 € = +164 €/mois. Total pension brute mensuelle : 2 924 €. Net estimé après prélèvements (~12 %) : 2 573 €/mois. Taux de remplacement par rapport au salaire net en activité (3 050 € net) : 84,4 %.

Conclusion : Sylvie conserve un taux de remplacement confortable. Mais si elle souhaitait maintenir ses loisirs, ses voyages et son niveau de vie global (incluant les primes perçues en activité), un complément de 400 à 600 € mensuels serait bienvenu.

Exemple 2 — Professeur certifié, carrière incomplète avec temps partiel

Situation : Frédéric, 55 ans, professeur certifié d’histoire-géographie dans un lycée de Haute-Loire. Il a travaillé à 80 % pendant 6 ans pour s’occuper de ses enfants, accumulant 152 trimestres validés pour 172 requis à sa génération (né en 1971).

Calcul : Traitement indiciaire en fin de carrière estimé : 2 980 € bruts. Trimestres manquants à 64 ans : 20 trimestres. Décote : 20 × 1,25 % = 25 %. Taux appliqué : 75 % − 25 % = 50 %. Proratisation : 152/172 = 88,4 %. Pension brute : 2 980 × 50 % × 88,4 % = 1 317,32 €/mois. Comparé au minimum garanti de 1 354,16 €, le minimum garanti s’applique.

Conclusion : Frédéric a tout intérêt à prolonger sa carrière au-delà de 64 ans pour réduire la décote, ou à construire dès maintenant une épargne complémentaire significative. Un versement annuel de 3 000 € sur un PER pendant 10 ans lui générera une économie fiscale cumulée de 9 000 € à TMI 30 % tout en constituant un capital retraite.

Exemple 3 — Professeure des écoles, 42 ans, anticipation à 20 ans de la retraite

Situation : Isabelle, 42 ans, professeure des écoles en Haute-Loire depuis 17 ans. TMI à 30 %. Elle estime sa future pension à environ 2 200 € nets et souhaite préparer un complément de 500 € mensuels pour la retraite.

Stratégie mise en place : Versement de 2 500 € par an sur un PER individuel (économie fiscale annuelle : 750 € à TMI 30 %). Investissement de 200 € par mois en SCPI via une assurance-vie (capitalisation sur 20 ans à 5 % annuels estimés). Ouverture d’un PEA avec 100 € par mois en ETF (horizon 20 ans).

Projection à 20 ans : Capital SCPI estimé à 82 207 € (générant ~342 €/mois à 5 %). PEA estimé à 75 937 €. Économies fiscales cumulées via le PER sur 20 ans : 15 000 €. Isabelle atteint et dépasse son objectif de complément mensuel à la retraite.

Le vrai problème : les primes exclues du calcul de la pension

C’est le point le plus mal compris — et le plus coûteux — du régime de retraite des enseignants. Les primes et indemnités versées en activité ne sont pas intégrées dans le calcul de la pension principale. Cela concerne notamment :

  • L’ISOE (Indemnité de Suivi et d’Orientation des Élèves)
  • Les heures supplémentaires annuelles (HSA) et effectives (HSE)
  • L’ISAE (Indemnité de Suivi et d’Accompagnement des Élèves)
  • Les indemnités de direction, de coordination, de tutorat
  • Les diverses primes de fonctions spécifiques

Pour un enseignant dont les primes représentent 300 à 600 € bruts mensuels, cette exclusion peut créer un écart réel de 200 à 450 € nets par mois entre le revenu d’activité et la pension perçue — bien au-delà de ce que suggèrent les taux de remplacement théoriques. La RAFP compense partiellement cet écart, mais rarement de manière suffisante pour les enseignants très impliqués dans des responsabilités annexes.

C’est précisément pour cette raison que la préparation d’un complément de retraite est particulièrement urgente pour les enseignants qui perçoivent une part significative de leur rémunération sous forme de primes.

Les solutions pour compléter sa retraite d’enseignant

Le Plan d’Épargne Retraite (PER) : la solution fiscale prioritaire

Le PER est l’outil le plus adapté aux enseignants qui souhaitent préparer leur retraite tout en réduisant leur charge fiscale annuelle. Les versements sont déductibles du revenu imposable dans la limite de 10 % des revenus professionnels nets de l’année précédente, plafonnés à 38 448 € en 2026. Pour un enseignant certifié à TMI 30 % versant 3 000 € par an, l’économie fiscale immédiate est de 900 € dès la première année. Sur 20 ans, avec une hypothèse de rendement modérée, ce versement annuel peut générer un capital retraite de 100 000 € et plus. Découvrez nos solutions pour préparer votre retraite.

Les SCPI : des revenus immobiliers sans gestion

Les SCPI de rendement permettent de percevoir des revenus complémentaires réguliers sans aucune contrainte de gestion locative. Accessibles dès quelques centaines d’euros, elles peuvent être logées dans une assurance-vie pour optimiser la fiscalité des revenus générés. Pour un enseignant qui souhaite percevoir 300 € nets de revenus complémentaires par mois à la retraite, un capital de 60 000 à 80 000 € en SCPI (constitué progressivement sur 20 ans) peut suffire. Découvrez nos solutions SCPI pour compléter votre retraite.

L’assurance-vie multisupport : capitaliser sur le long terme

L’assurance-vie est le placement complémentaire idéal pour les enseignants qui souhaitent capitaliser sur 15 à 25 ans sans fiscalité annuelle sur les gains. Le fonds euros offre une sécurité du capital (rendement 2,5 à 3,5 % en 2026), tandis que les unités de compte permettent de viser des performances plus élevées sur le long terme. Après 8 ans, l’abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) sur les gains rend les rachats partiellement exonérés d’impôt.

L’immobilier locatif : constituer un patrimoine tangible

L’investissement locatif en direct ou via un crédit immobilier permet de constituer un patrimoine tangible remboursé progressivement par les loyers perçus. À la retraite, le bien est idéalement remboursé et génère un revenu net régulier. La détention via une SCI ou en LMNP permet d’optimiser la fiscalité des revenus selon le profil de l’investisseur. En savoir plus sur les stratégies d’investissement immobilier.

La retraite progressive : travailler à temps partiel avant de partir

La retraite progressive est un dispositif qui permet de toucher une partie de la pension de retraite tout en exerçant encore son métier mais à temps partiel. Pour pouvoir la mettre en place, il faut être à moins de 2 ans de l’âge légal de départ à la retraite et avoir cotisé pendant au moins 150 trimestres à l’assurance retraite, tous régimes confondus. C’est une option intéressante pour les enseignants qui souhaitent réduire progressivement leur activité tout en percevant un début de pension.

Les risques et erreurs à éviter

  • Attendre trop longtemps pour commencer à épargner : chaque année perdue réduit l’effet des intérêts composés. Un enseignant qui commence à épargner 200 € par mois à 35 ans disposera d’un capital deux fois supérieur à celui qui commence à 50 ans, à rendement identique.
  • Surestimer son taux de remplacement réel : le taux plein théorique de 75 % s’applique au traitement indiciaire hors primes. Pour les enseignants percevant 300 à 500 € de primes mensuelles, le taux de remplacement réel sur l’ensemble du revenu peut descendre à 65 à 70 %.
  • Négliger les trimestres manquants : les périodes de temps partiel, de disponibilité ou de congé parental réduisent le nombre de trimestres validés. Un trimestre manquant coûte 1,25 % de pension — soit 37 € par mois sur une base de 3 000 € bruts. Le rachat de trimestres (possible jusqu’à 12 trimestres) peut être pertinent selon votre situation.
  • Ignorer la PSC 2026 : à partir de 2026, une nouvelle Protection Sociale Complémentaire se met en place pour les agents de l’Éducation nationale, actifs et retraités, articulée autour de la MGEN et CNP Assurances. Vérifiez que votre couverture santé et prévoyance est bien adaptée à votre future situation de retraité.
  • Ne pas simuler sa retraite suffisamment tôt : les simulateurs officiels (ensap.gouv.fr et info-retraite.fr) permettent d’estimer votre pension à différents âges de départ. Cette simulation devrait être réalisée dès 45 ans pour identifier les éventuels trimestres manquants et ajuster votre stratégie en conséquence.

Tout investissement comporte un risque de perte en capital. Les estimations de pension présentées dans cet article sont indicatives et doivent être vérifiées auprès du Service des Retraites de l’État pour votre situation personnelle.

Comment démarrer : procédure étape par étape

  1. Consultez votre relevé de carrière sur ensap.gouv.fr : vérifiez que tous vos trimestres sont bien comptabilisés, notamment les années de stage, les congés maternité, les périodes de temps partiel et les éventuelles années effectuées dans le secteur privé avant votre titularisation.
  2. Simulez votre future pension sur info-retraite.fr (simulateur tous régimes confondus) pour obtenir une estimation à différents âges de départ — 62, 64 et 67 ans. Notez l’impact de chaque année supplémentaire sur le montant final.
  3. Identifiez votre plafond PER disponible : regardez la ligne « Plafond épargne retraite » sur votre dernier avis d’imposition. C’est le montant maximum que vous pouvez verser sur un PER en bénéficiant d’une déduction fiscale.
  4. Évaluez votre capacité d’épargne mensuelle : quel montant pouvez-vous mettre de côté chaque mois sans déséquilibrer votre budget ? Même 100 à 200 € par mois investi sur 20 ans représente un capital significatif à la retraite.
  5. Choisissez vos enveloppes selon vos objectifs : PER pour la défiscalisation immédiate, assurance-vie pour la capitalisation flexible, SCPI pour les revenus complémentaires, PEA pour la croissance long terme.
  6. Prenez rendez-vous avec un conseiller patrimonial pour modéliser les scénarios adaptés à votre situation personnelle — corps d’appartenance, TMI, projets familiaux, horizon de départ envisagé. Contactez ACVM Patrimoine pour un bilan personnalisé.

Cas particuliers

Cas des enseignants du privé sous contrat

Les enseignants du privé sous contrat avec l’État ne relèvent pas du même régime que leurs collègues du public. Pour la retraite de base, la formule du régime général s’applique, calculée sur la moyenne des 25 meilleures années de salaire. Ils cotisent également aux régimes complémentaires Agirc-Arrco pour la plupart. Leur situation est donc plus proche de celle d’un salarié du privé que d’un fonctionnaire. Les règles de calcul, les taux de remplacement et les stratégies de complément sont différentes — un accompagnement spécifique est recommandé.

Cas des enseignants ayant eu une carrière mixte public/privé

De nombreux enseignants ont travaillé quelques années dans le privé avant de réussir un concours et d’être titularisés. Ces années privées ouvrent des droits au régime général et aux régimes complémentaires Agirc-Arrco, qui s’ajoutent à la pension du SRE. Bien que ces droits soient pris en compte dans le décompte global des trimestres pour l’obtention du taux plein, le calcul de la pension finale est complexe et nécessite une simulation tous régimes sur info-retraite.fr.

Cas d’un couple d’enseignants

Lorsque les deux membres d’un couple sont enseignants, la stratégie de préparation à la retraite peut être optimisée en mutualisant les efforts d’épargne. L’assurance-vie commune permet de bénéficier d’un abattement doublé sur les gains (9 200 € par an après 8 ans). Le PER peut être souscrit séparément par chacun pour maximiser les déductions fiscales. Et si les dates de départ à la retraite sont différentes, il peut être pertinent de déphaser les rachats sur les enveloppes fiscales pour minimiser l’impact sur le foyer.

Cas d’un enseignant proche de la retraite (moins de 10 ans)

À moins de 10 ans de la retraite, la stratégie d’épargne doit être ajustée : moins de temps pour capitaliser sur des actifs dynamiques, plus d’intérêt pour des supports sécurisés ou à revenus immédiats comme les SCPI. Le rachat de trimestres manquants peut être une option à chiffrer précisément — le coût par trimestre varie entre 4 000 et 8 500 € en 2026 selon l’âge et le revenu, mais peut être amorti en moins de 5 ans de pension supplémentaire. Un bilan patrimonial complet avec un CGP s’impose pour arbitrer entre toutes ces options.

Stratégie & recommandation ACVM Patrimoine

La retraite des enseignants est souvent présentée comme confortable grâce au taux plein à 75 %. En réalité, pour de nombreux enseignants — notamment ceux qui perçoivent des primes significatives, ont eu des périodes de temps partiel ou souhaitent maintenir un niveau de vie élevé — la pension seule ne suffit pas à couvrir l’intégralité des dépenses habituelles.

Notre recommandation s’articule autour de trois principes :

  • Commencer tôt : idéalement dès 35-40 ans, même avec de petits montants. L’effet des intérêts composés sur 20 à 25 ans est décisif.
  • Prioriser la défiscalisation immédiate : le PER est le premier outil à activer pour les enseignants à TMI 30 % et plus. Chaque euro versé génère 30 à 41 % d’économie fiscale immédiate — c’est un rendement garanti avant même la performance des placements.
  • Diversifier les sources de revenus futurs : combiner pension SRE, revenus SCPI, rachats d’assurance-vie et capital PER permet de construire une retraite sur plusieurs piliers indépendants, réduisant la dépendance à un seul régime.

La stratégie optimale dépend de votre corps d’appartenance, de votre TMI, de votre âge actuel et de votre horizon de départ. Découvrez comment valoriser votre patrimoine ou prenez directement rendez-vous avec ACVM Patrimoine pour un bilan patrimonial personnalisé adapté à votre situation d’enseignant.

Foire aux questions

Quel est le montant moyen de la retraite d’un enseignant en 2026 ?

En 2026, la retraite moyenne d’un enseignant titulaire du public est d’environ 2 500 € bruts par mois tous corps confondus, soit environ 2 200 € nets après prélèvements sociaux. Les enseignants du second degré (certifiés et agrégés) touchent en moyenne davantage, autour de 2 850 € bruts, contre 2 500 € pour ceux du premier degré. Les agrégés et professeurs ayant atteint la hors-classe ou la classe exceptionnelle peuvent percevoir des pensions supérieures à 3 000 € bruts. Ces montants sont indicatifs et varient significativement selon la durée de carrière, les périodes de temps partiel, les trimestres validés et le montant de la RAFP individuelle. Le minimum garanti est fixé à 1 354,16 € en 2026 pour les carrières complètes relevant de ce dispositif. Pour connaître votre estimation personnelle, utilisez le simulateur disponible sur info-retraite.fr ou ensap.gouv.fr.

À quel âge un enseignant peut-il partir à la retraite en 2026 ?

En 2026, l’âge légal de départ à la retraite pour les enseignants titulaires de catégorie sédentaire varie entre 62 ans 9 mois et 64 ans selon l’année de naissance, suite à la réforme de 2023 et à sa suspension partielle par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. La durée de cotisation requise pour obtenir le taux plein est de 170 à 172 trimestres selon la génération. Il est possible de partir avant l’âge légal dans le cadre du dispositif carrière longue, si vous avez commencé à travailler jeune et avez validé un nombre suffisant de trimestres avant 20 ans. L’âge d’annulation automatique de la décote est fixé à 67 ans : même sans avoir validé tous les trimestres requis, vous bénéficiez du taux plein à cet âge. Pour les situations spécifiques (handicap, invalidité, inaptitude), des dispositifs de départ anticipé existent — renseignez-vous auprès du SRE.

Les primes sont-elles prises en compte dans la retraite d’un enseignant en 2026 ?

Non, les primes et indemnités versées aux enseignants fonctionnaires ne sont pas intégrées dans le calcul de la pension principale. Cela concerne l’ISOE, les heures supplémentaires, les indemnités de suivi, de direction et toutes les primes de fonctions spécifiques. Ces éléments de rémunération alimentent en revanche la RAFP (Retraite Additionnelle de la Fonction Publique), un régime complémentaire à points. En 2026, la valeur de service du point RAFP est fixée à 1,4596 €. Les primes représentent en moyenne 50 à 200 € de complément mensuel via la RAFP, selon le profil de l’enseignant. Pour les enseignants percevant 300 à 600 € de primes brutes mensuelles, la RAFP ne compense qu’une fraction de l’exclusion des primes de la pension principale — d’où l’importance de constituer un complément de retraite par l’épargne personnelle.

Quel est le meilleur placement pour un enseignant qui prépare sa retraite en 2026 ?

Pour un enseignant à TMI 30 % souhaitant préparer sa retraite en 2026, le Plan d’Épargne Retraite (PER) est généralement le premier levier à activer : les versements sont déductibles du revenu imposable jusqu’à 38 448 € (plafond 2026), générant une économie fiscale immédiate de 30 % du montant versé. En complément, les SCPI logées dans une assurance-vie permettent de capitaliser des revenus immobiliers sans fiscalité annuelle, avec un rendement moyen de marché autour de 4,7 % en 2024. Pour les horizons supérieurs à 15 ans, un PEA en ETF offre une exposition aux marchés actions avec une exonération d’impôt sur le revenu après 5 ans. La combinaison optimale dépend de votre TMI, de votre horizon de départ et de votre tolérance au risque — un bilan patrimonial personnalisé avec un CGP permet de définir l’allocation la plus adaptée.

Vaut-il mieux racheter des trimestres ou épargner pour sa retraite d’enseignant en 2026 ?

C’est une question d’arbitrage qui mérite un calcul précis dans chaque situation. Le rachat de trimestres coûte entre 4 000 et 8 500 € par trimestre en 2026 selon l’âge et le revenu. Il est pertinent si le gain de pension mensuel généré permet d’amortir ce coût en moins de 10 à 12 ans de retraite — ce qui est souvent le cas pour les enseignants ayant peu de trimestres manquants. Pour les enseignants ayant un grand nombre de trimestres manquants, le coût total du rachat peut dépasser 50 000 à 80 000 €, rendant l’épargne alternative (PER, SCPI, assurance-vie) plus rentable. Le rachat de trimestres peut par ailleurs être déductible du revenu imposable dans certaines conditions, ce qui réduit son coût réel. Une comparaison chiffrée réalisée avec un conseiller patrimonial est indispensable avant toute décision de rachat.

En résumé

  • Pension calculée sur 75 % du traitement indiciaire hors primes : pour un certifié, la pension brute moyenne tourne autour de 2 600 à 2 850 € en 2026 — mais ce taux s’applique hors primes, créant un écart réel souvent sous-estimé.
  • Minimum garanti à 1 354,16 € en 2026 : plancher protecteur pour les carrières incomplètes, mais insuffisant pour maintenir un niveau de vie convenable.
  • La RAFP compense partiellement les primes : 50 à 200 €/mois en moyenne selon le profil, valorisée à 1,4596 €/point en 2026.
  • Âge légal entre 62 ans 9 mois et 64 ans en 2026 selon la génération, avec décote de 1,25 % par trimestre manquant et surcote de 1,25 % par trimestre supplémentaire.
  • Le PER est le premier levier à activer : déduction fiscale immédiate à 30 ou 41 % selon la TMI, plafond de 38 448 € en 2026.
  • À retenir : le taux de remplacement réel des enseignants est souvent inférieur aux 75 % théoriques une fois les primes prises en compte — commencer à épargner dès 35-40 ans est indispensable pour maintenir son niveau de vie à la retraite.
  • Notre conseil : simulez votre pension sur ensap.gouv.fr dès aujourd’hui, identifiez votre plafond PER disponible sur votre avis d’imposition, et prenez rendez-vous avec un CGP pour construire une stratégie de complément sur mesure.

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Préparez votre retraite d’enseignant avec un plan personnalisé

Votre pension d’enseignant est encadrée par des règles précises — mais le complément que vous devrez construire dépend entièrement de votre situation personnelle : corps d’appartenance, TMI, trimestres validés, primes perçues, projets familiaux et horizon de départ. Il n’existe pas de stratégie universelle.

ACVM Patrimoine vous propose un bilan patrimonial complet pour estimer précisément votre future pension, identifier l’écart à combler, et construire une stratégie d’épargne complémentaire cohérente — PER, SCPI, assurance-vie, immobilier — adaptée à votre situation d’enseignant et à vos objectifs de vie.

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