Vous avez 40 ans et 100 000 € à investir en 2026 ? C’est le moment idéal pour structurer un patrimoine solide : vous disposez encore de 20 à 25 ans d’horizon de placement, d’une capacité d’emprunt souvent à son pic, et d’une fiscalité suffisamment claire pour optimiser vos choix. SCPI (rendement moyen 4,7 % en 2024, perspectives 6 à 10 % pour 2026), assurance-vie, PER (déduction jusqu’à 38 448 € en 2026), PEA, immobilier locatif : voici la stratégie complète pour ne pas laisser dormir ce capital.
Par l’équipe ACVM Patrimoine — Conseillers en gestion de patrimoine
Publié le 5 mai 2026 — Mis à jour le 5 mai 2026
Temps de lecture estimé : 9 minutes
Investir 100 000 € | Stratégie patrimoniale | Placement 2026 | SCPI | Assurance-vie | PER | Diversification
Dans cet article :
- Pourquoi 40 ans est un âge clé pour investir 100 000 €
- Les 3 questions à se poser avant d’investir
- Les supports d’investissement à connaître en 2026
- Tableau comparatif des placements pour 100 000 €
- Exemples chiffrés selon votre profil
- Avantages d’une stratégie diversifiée
- Les risques et erreurs à éviter absolument
- Comment construire votre allocation étape par étape
- Cas particuliers
- Stratégie & recommandation ACVM Patrimoine
- Foire aux questions
- En résumé
Pourquoi 40 ans est un âge clé pour investir 100 000 €
À 40 ans, vous vous trouvez dans une position patrimoniale particulièrement favorable. Vous disposez généralement d’une situation professionnelle stabilisée, d’une visibilité sur vos revenus à moyen terme, et d’un horizon d’investissement encore suffisamment long — 20 à 25 ans avant la retraite — pour laisser travailler vos placements dans la durée et absorber les inévitables fluctuations de marché.
C’est aussi l’âge où les choix patrimoniaux commencent à avoir des conséquences fiscales significatives. Avec 100 000 € à investir, vous atteignez un seuil à partir duquel la diversification devient non seulement possible, mais indispensable. Un seul mauvais choix — tout placer sur un livret à 1,5 %, laisser dormir le capital sur un compte courant ou opter pour un produit inadapté à votre TMI — peut coûter plusieurs dizaines de milliers d’euros sur 20 ans.
En 2026, le contexte est favorable à l’investisseur patient : après l’ajustement des prix des années précédentes, les opportunités immobilières sont réelles , les taux directeurs se stabilisent, et l’inflation a nettement reflué, se situant autour de 0,9 % sur un an en novembre 2025 — ce qui renforce l’attrait des actifs réels comme l’immobilier et les SCPI face aux livrets réglementés dont les rendements peinent à préserver le pouvoir d’achat.
Les 3 questions à se poser avant d’investir
Avant de sélectionner le moindre support, trois questions structurantes doivent guider votre réflexion. La qualité de vos réponses déterminera la pertinence de l’ensemble de votre stratégie.
1. Quel est mon horizon de placement ?
À 40 ans avec un objectif retraite à 65 ans, vous disposez d’un horizon de 25 ans — suffisant pour intégrer des supports à liquidité limitée (SCPI, immobilier locatif) et des actifs dynamiques (actions, ETF) dont la volatilité s’efface sur la durée. Si vous avez un projet à 5 ans (achat de résidence principale, financement des études des enfants), une partie du capital doit rester plus liquide et sécurisée.
2. Quelle est ma tranche marginale d’imposition ?
Votre TMI conditionne directement le choix des enveloppes fiscales. À TMI 30 %, un versement sur un PER génère une économie fiscale immédiate de 30 % du montant versé. À TMI 41 %, l’économie passe à 41 %. La fiscalité n’est pas un détail : sur 100 000 €, une stratégie fiscalement optimisée peut générer 10 000 à 20 000 € d’économies d’impôt dès la première année.
3. Quelle est ma tolérance au risque ?
Un investisseur prudent privilégiera la sécurité du capital quitte à accepter des rendements plus modestes. Un profil dynamique acceptera une volatilité plus importante en échange d’un potentiel de performance supérieur sur le long terme. La plupart des investisseurs de 40 ans adoptent un profil équilibré — ce qui se traduit concrètement par une allocation mixte entre supports sécurisés et supports de croissance.
Les supports d’investissement à connaître en 2026
L’assurance-vie multisupport
L’assurance-vie reste le placement préféré des Français — et pour de bonnes raisons. Elle combine sécurité (fonds euros à capital garanti), performance potentielle (unités de compte : ETF, SCPI, actions) et fiscalité avantageuse après 8 ans de détention (abattement annuel de 4 600 € sur les gains pour une personne seule, 9 200 € pour un couple). Le fonds euros garantit le capital, avec un rendement moyen de 2,5 à 4 % selon les contrats. Les unités de compte, plus risquées, permettent de viser 7 à 10 % de rendement selon les supports. Après 8 ans, les gains bénéficient d’une imposition réduite à 24,7 % au lieu de 30 % et d’un abattement annuel de 4 600 €.
Le Plan d’Épargne Retraite (PER)
Le PER est l’outil de défiscalisation le plus puissant disponible en 2026 pour un investisseur de 40 ans à TMI élevée. Les versements sont déductibles du revenu imposable dans la limite de 10 % des revenus professionnels nets de l’année précédente, avec un plafond de déduction porté à 38 448 € en 2026. L’économie fiscale est immédiate : pour un versement de 20 000 € à TMI 41 %, l’État finance 8 200 € de votre épargne retraite. Le capital est bloqué jusqu’à la retraite (sauf cas de déblocage anticipé), ce qui en fait un support idéalement complémentaire à des enveloppes plus liquides.
Les SCPI de rendement
Les SCPI permettent d’investir dans l’immobilier professionnel (bureaux, commerces, santé, logistique) sans les contraintes de la gestion locative directe. Les meilleures SCPI ont vu leur rendement osciller entre 7 % et 10 % en 2025, quand la moyenne du marché a été de 4,7 % pour 2024. Accessibles dès quelques centaines d’euros, elles peuvent être logées dans une assurance-vie pour optimiser la fiscalité des revenus distribués. Découvrez notre sélection de SCPI adaptées à votre profil.
Le Plan d’Épargne en Actions (PEA)
Le PEA permet d’investir en actions européennes avec une fiscalité très avantageuse : exonération d’impôt sur les gains après 5 ans (hors cotisations sociales). Historiquement, les indices de marché tels que le MSCI World offrent 9 à 13 % annualisés sur plusieurs années. Il est plafonné à 150 000 € de versements. À 40 ans, ouvrir ou alimenter un PEA s’inscrit parfaitement dans une stratégie de croissance à horizon 20 ans.
L’immobilier locatif avec effet de levier
Avec 100 000 € d’apport, vous pouvez viser un bien de 250 000 à 300 000 € grâce au levier du crédit. Le recours à l’emprunt démultiplie la surface d’investissement et permet de déduire les intérêts d’emprunt des revenus fonciers. Cette stratégie est particulièrement adaptée aux investisseurs qui souhaitent construire un patrimoine immobilier tangible tout en bénéficiant d’un effet de levier financier. En savoir plus sur les stratégies d’investissement immobilier.
La poche de précaution : livrets et fonds euros
Avant tout investissement, une réserve de précaution de 3 à 6 mois de dépenses courantes doit être conservée sur des supports liquides et sans risque. Le Livret A est plafonné à 22 950 € pour un rendement de 1,50 % en 2026 ; le LDDS jusqu’à 12 000 € au même taux. Au-delà, le fonds euros d’une assurance-vie constitue la meilleure alternative : capital garanti, rendement oscillant généralement entre 2 et 3,5 % selon les fonds.
Tableau comparatif des placements pour 100 000 € en 2026
| Support | Rendement estimé 2026 | Risque | Liquidité | Avantage fiscal |
|---|---|---|---|---|
| Livret A / LDDS | 1,50 % nets | Nul | Immédiate | Exonéré d’impôt |
| Fonds euros (AV) | 2,5 % à 3,5 % | Très faible | Bonne | Abattement après 8 ans |
| PER | Variable selon supports | Selon allocation | Bloqué jusqu’à retraite | Déduction IR immédiate |
| SCPI | 4,7 % à 10 % | Modéré | Limitée | Optimisable via AV |
| PEA (ETF/actions) | 9 % à 13 % historique | Élevé | Bonne (après 5 ans) | Exonération IR après 5 ans |
| Immobilier locatif | 3 % à 6 % brut | Modéré | Faible | Déficit foncier, LMNP |
Les rendements indiqués sont des estimations basées sur les données disponibles en 2026. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Tout investissement comporte un risque de perte en capital.
Exemples chiffrés selon votre profil
Exemple 1 — Profil prudent : salarié cadre à TMI 30 %, objectif retraite sereine
Situation : Sandrine, 41 ans, cadre dans le secteur public, TMI 30 %, revenus annuels 55 000 €. Elle souhaite sécuriser son capital tout en le faisant fructifier sur 20 ans, sans prendre de risques excessifs.
Allocation proposée sur 100 000 € :
- 15 000 € sur Livret A et LDDS (poche de précaution, rendement 1,5 % nets)
- 30 000 € sur un PER individuel (déduction fiscale immédiate : 9 000 € d’économie d’impôt à TMI 30 %)
- 35 000 € sur une assurance-vie multisupport (70 % fonds euros / 30 % unités de compte SCPI)
- 20 000 € en SCPI en direct pour percevoir des revenus complémentaires trimestriels
Résultat à l’année 1 : Économie fiscale immédiate de 9 000 € via le PER. Revenus locatifs SCPI estimés à 1 000 € bruts annuels (taux 5 %). Capital global préservé avec une diversification équilibrée sur 4 supports complémentaires.
Exemple 2 — Profil dynamique : chef d’entreprise à TMI 41 %, objectif croissance patrimoniale
Situation : Julien, 43 ans, dirigeant de PME, TMI 41 %, revenus annuels 120 000 €. Il souhaite maximiser la croissance de son capital sur 20 ans tout en réduisant sa charge fiscale annuelle.
Allocation proposée sur 100 000 € :
- 10 000 € sur fonds euros d’assurance-vie (poche de précaution)
- 25 000 € sur un PER individuel (économie fiscale immédiate : 10 250 € à TMI 41 %)
- 40 000 € en apport pour un investissement immobilier locatif à crédit (acquisition d’un bien à 200 000 € avec emprunt de 160 000 € sur 20 ans)
- 25 000 € sur un PEA en ETF MSCI World (horizon 20 ans, exonération d’IR après 5 ans)
Résultat à l’année 1 : Économie fiscale de 10 250 € via le PER. Levier immobilier de 200 000 € activé avec seulement 40 000 € d’apport. PEA lancé avec 20 ans devant lui pour capitaliser à l’abri de l’impôt.
Exemple 3 — Profil équilibré : couple de salariés à TMI 30 %, objectif revenus complémentaires à 60 ans
Situation : Marc et Isabelle, 40 et 38 ans, deux salariés dans le privé, TMI commune 30 %, revenus foyer 90 000 €. Ils souhaitent générer des revenus complémentaires à la retraite à 60 ans, sans immobiliser tout leur capital.
Allocation proposée sur 100 000 € :
- 20 000 € sur livrets réglementés (poche de précaution du foyer)
- 20 000 € sur PER (déduction 6 000 € d’impôt à TMI 30 %)
- 40 000 € en SCPI via assurance-vie (revenus réinvestis automatiquement, fiscalité différée)
- 20 000 € sur PEA en ETF diversifiés (horizon 20 ans)
Projection à 20 ans : Les 40 000 € en SCPI capitalisés à 5 % annuels sur 20 ans représentent un capital estimé de 106 132 €. Le PEA à 10 % annualisés historiques représente un capital estimé de 134 550 €. Soit un patrimoine financier total estimé à plus de 290 000 € — hors immobilier et PER.
Avantages d’une stratégie diversifiée à 40 ans
- Lissage du risque global : aucun support ne représente plus de 40 % de l’allocation totale — une baisse sur l’un n’impacte pas l’ensemble du portefeuille.
- Optimisation fiscale multi-enveloppes : PER pour la déduction immédiate, assurance-vie pour la capitalisation à long terme, PEA pour l’exonération en sortie — chaque enveloppe joue un rôle précis.
- Revenus complémentaires progressifs : les SCPI en direct génèrent des revenus dès la première année, tandis que les supports capitalisants (PEA, assurance-vie) gonflent le capital pour la retraite.
- Flexibilité selon les besoins : certains supports restent disponibles à tout moment (livrets, assurance-vie après 8 ans), d’autres sont bloqués mais fiscalement très avantageux (PER).
- Effet de levier immobilier : avec 100 000 € d’apport, l’emprunt permet de contrôler un actif immobilier de 250 000 à 300 000 €, démultipliant le potentiel de valorisation du capital investi.
Les risques et erreurs à éviter absolument
- Tout mettre sur un seul support : concentrer 100 000 € sur un seul placement — même a priori solide — expose à un risque de perte totale ou de rendement insuffisant. La diversification n’est pas une option, c’est une règle fondamentale.
- Négliger la poche de précaution : investir la totalité du capital sans conserver une réserve liquide de 3 à 6 mois de dépenses courantes peut vous forcer à vendre des actifs au mauvais moment en cas de coup dur.
- Ignorer la fiscalité : placer 100 000 € sans tenir compte de sa TMI, c’est accepter de surpayer l’impôt chaque année. La différence entre une stratégie fiscalement optimisée et une stratégie naïve peut représenter plusieurs milliers d’euros annuels.
- Succomber à l’urgence ou à la promesse de rendement garantis : aucun placement sérieux ne garantit un rendement élevé sans risque. Toute offre présentant un rendement supérieur à 8 % avec une garantie de capital doit être abordée avec la plus grande prudence.
- Ne pas réévaluer régulièrement l’allocation : un portefeuille se rééquilibre. Une poche actions qui surperforme peut prendre une place disproportionnée dans l’allocation — un arbitrage annuel est recommandé.
Tout investissement comporte un risque de perte en capital, y compris les supports présentés dans cet article. Les performances historiques ou estimées ne constituent pas une garantie de résultats futurs.
Comment construire votre allocation étape par étape
- Établissez votre bilan patrimonial : listez vos actifs existants (résidence principale, épargne en cours, placements actuels), vos passifs (crédits en cours) et vos revenus nets. Identifiez vos plafonds PER disponibles sur votre dernier avis d’imposition.
- Définissez vos objectifs par horizon : court terme (0-3 ans), moyen terme (3-10 ans), long terme (10 ans et plus). Chaque horizon appelle des supports différents.
- Calculez votre TMI et vos plafonds de déduction PER : ces deux chiffres déterminent le montant optimal à verser sur votre PER dès la première année.
- Constituez votre poche de précaution : Livret A (22 950 € max) et LDDS (12 000 € max) en priorité, puis fonds euros d’assurance-vie pour le solde de la réserve.
- Ouvrez ou alimentez vos enveloppes fiscales : PER pour la déduction immédiate, PEA pour la croissance long terme exonérée, assurance-vie pour la flexibilité et la transmission.
- Investissez la poche dynamique : SCPI, ETF, immobilier locatif — selon votre profil de risque et votre appétit pour la gestion active.
- Planifiez un point de suivi annuel avec votre conseiller patrimonial pour rééquilibrer l’allocation et adapter la stratégie à l’évolution de votre situation. Prenez contact avec ACVM Patrimoine pour un accompagnement personnalisé.
Cas particuliers
Cas d’un capital issu d’une vente immobilière
Si vos 100 000 € proviennent de la vente d’un bien immobilier (résidence principale ou investissement locatif), vous bénéficiez peut-être d’une exonération de plus-value. Dans ce cas, la priorité est d’agir vite pour réinvestir avant que le capital ne s’érode fiscalement ou par inflation. La réinvestir dans des SCPI permet de maintenir une exposition immobilière sans les contraintes de gestion, tout en diversifiant les actifs sous-jacents. Un accompagnement par un CGP permet d’identifier les délais fiscaux à respecter et les meilleures fenêtres d’investissement.
Cas d’un capital reçu en héritage
Un capital reçu par héritage implique souvent une dimension émotionnelle qui peut biaiser les décisions d’investissement. Il est particulièrement recommandé de ne rien faire dans les 3 à 6 premiers mois suivant la réception du capital — le temps de faire son deuil et de réfléchir sereinement à la stratégie. Durant cette période, le capital peut être placé sur le fonds euros d’une assurance-vie ou sur un compte à terme, sans risque et sans urgence. Ensuite seulement, un bilan patrimonial complet avec un CGP permettra de définir l’allocation optimale.
Cas d’un travailleur non salarié (TNS) ou chef d’entreprise
Les travailleurs non salariés disposent de plafonds de déduction PER spécifiques, souvent plus élevés que ceux des salariés — notamment via la loi Madelin ou le régime TNS du PER. Pour un chef d’entreprise à TMI 41 % avec des revenus variables, la stratégie de versement sur le PER doit être pilotée en lien avec son expert-comptable pour maximiser la déduction les années de revenus élevés. Découvrez nos stratégies de valorisation patrimoniale pour les chefs d’entreprise.
Stratégie & recommandation ACVM Patrimoine
À 40 ans avec 100 000 € à investir en 2026, la meilleure stratégie n’est pas celle qui maximise le rendement à court terme — c’est celle qui est cohérente avec votre situation fiscale, votre horizon et vos objectifs de vie sur les 20 prochaines années.
Notre recommandation générale s’articule autour de quatre piliers complémentaires : une poche de précaution liquide (10 à 15 % du capital), une poche de défiscalisation immédiate via le PER (20 à 30 % selon la TMI), une poche de revenus via les SCPI et l’immobilier (30 à 40 %), et une poche de croissance long terme via le PEA et l’assurance-vie en unités de compte (20 à 30 %).
Cette allocation-type doit évidemment être ajustée à votre situation personnelle : votre régime matrimonial, vos projets à moyen terme, vos crédits en cours et votre appétit pour le risque modifient les proportions. C’est précisément pour cette raison qu’un bilan patrimonial personnalisé est indispensable avant tout engagement.
Découvrez comment préparer votre retraite avec une stratégie sur mesure ou prenez directement rendez-vous avec un conseiller ACVM Patrimoine pour modéliser les scénarios adaptés à votre situation.
Foire aux questions
Quel est le meilleur placement pour 100 000 € en 2026 ?
Il n’existe pas de « meilleur placement » universel pour 100 000 € : tout dépend de votre tranche marginale d’imposition, de votre horizon de placement et de votre tolérance au risque. En 2026, pour un profil équilibré à 40 ans, une allocation diversifiée est généralement recommandée : une poche sécurisée sur fonds euros ou livrets réglementés (Livret A à 1,5 % nets, LDDS à 1,5 % nets) pour la réserve de précaution, un versement significatif sur un PER pour générer une économie fiscale immédiate (jusqu’à 38 448 € déductibles en 2026), des SCPI pour les revenus complémentaires (rendement moyen 4,7 % en 2024, jusqu’à 10 % pour les meilleures), et un PEA en ETF pour la croissance long terme exonérée d’IR après 5 ans. La diversification entre ces supports est la règle d’or : ne concentrez jamais 100 000 € sur un seul placement, quel qu’il soit.
Combien rapportent 100 000 € placés en SCPI en 2026 ?
Investis en SCPI de rendement, 100 000 € peuvent générer entre 4 700 € et 10 000 € de revenus bruts annuels selon les SCPI sélectionnées, soit entre 391 € et 833 € par mois avant fiscalité. La moyenne du marché SCPI s’est établie à 4,7 % de taux de distribution en 2024, avec des perspectives entre 6 et 10 % pour les meilleures SCPI en 2026. Ces revenus sont soumis à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus fonciers si les parts sont détenues en direct, ou capitalisés sans imposition immédiate si les parts sont logées dans une assurance-vie. Pour optimiser la fiscalité de ces revenus, la détention via une assurance-vie est généralement recommandée pour les investisseurs à TMI élevée. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et tout investissement en SCPI comporte un risque de perte en capital et de liquidité.
Vaut-il mieux investir 100 000 € en une fois ou progressivement en 2026 ?
Les deux approches ont leurs mérites selon les supports choisis. Pour les actifs peu volatils comme les SCPI, les fonds euros ou le PER, un investissement en une seule fois est généralement judicieux : vous commencez à percevoir des revenus ou à capitaliser immédiatement. Pour les actifs plus volatils comme les actions ou les ETF via un PEA, un investissement progressif — par exemple 2 000 € par mois pendant 50 mois — permet de lisser le risque de « mauvais timing » et d’éviter d’investir l’intégralité du capital à un pic de marché. Durant la période d’investissement progressif, le capital en attente peut être placé sur un fonds euros ou un livret réglementé pour ne pas rester improductif. La stratégie optimale combine souvent les deux : investissement immédiat sur les supports peu volatils, investissement progressif sur les supports dynamiques.
Peut-on investir 100 000 € dans l’immobilier locatif sans acheter en direct en 2026 ?
Oui, et c’est même l’approche privilégiée par de nombreux investisseurs de 40 ans qui souhaitent exposer leur capital à l’immobilier sans les contraintes de la gestion locative directe. Trois alternatives à l’immobilier en direct existent en 2026 : les SCPI de rendement (accessibles dès quelques centaines d’euros, gestion totalement déléguée, revenus trimestriels), la nue-propriété de parts de SCPI (achat décoté de 20 à 40 % selon la durée de démembrement, pour capitaliser sans fiscalité immédiate), et le crowdfunding immobilier (prêt à des promoteurs sur des projets définis, horizons courts de 12 à 36 mois, rendements cibles de 8 à 12 % bruts mais risque de perte en capital significatif). Chacune de ces solutions répond à des objectifs différents et s’intègre dans une allocation globale — un accompagnement par un CGP permet d’identifier la ou les solutions les plus adaptées à votre situation.
Comment réduire ses impôts en investissant 100 000 € en 2026 ?
En 2026, plusieurs leviers permettent de réduire significativement sa charge fiscale en investissant 100 000 €. Le Plan d’Épargne Retraite (PER) est le plus puissant : les versements sont déductibles du revenu imposable jusqu’à 38 448 € en 2026 (10 % des revenus professionnels nets). Pour un versement de 30 000 € à TMI 41 %, l’économie fiscale immédiate est de 12 300 €. L’assurance-vie permet quant à elle de capitaliser sans fiscalité annuelle et de bénéficier d’un abattement de 4 600 € (9 200 € pour un couple) sur les gains après 8 ans de détention. Le déficit foncier via un investissement immobilier locatif avec travaux permet d’imputer jusqu’à 10 700 € de déficit sur le revenu global. Enfin, les SCPI logées dans une assurance-vie permettent de percevoir des revenus immobiliers sans les intégrer immédiatement à la base imposable. La combinaison optimale dépend de votre TMI et de votre situation — un bilan patrimonial personnalisé est indispensable pour en tirer le meilleur parti.
En résumé
- 40 ans et 100 000 € : une position idéale pour construire un patrimoine solide avec 20 à 25 ans d’horizon devant soi — suffisant pour absorber les fluctuations et laisser travailler les intérêts composés.
- Le Livret A n’est qu’une étape : à 1,5 % nets depuis février 2026, il est indispensable pour la réserve de précaution, mais insuffisant pour faire croître 100 000 € sur 20 ans.
- Le PER est le levier fiscal prioritaire : jusqu’à 38 448 € déductibles en 2026 — une économie de 9 000 € à TMI 30 %, 12 300 € à TMI 30 %, 15 764 € à TMI 41 % dès la première année.
- Les SCPI offrent des revenus dès l’année 1 : rendement moyen 4,7 % en 2024, jusqu’à 10 % pour les meilleures en 2026, sans aucune gestion locative à assurer.
- Le PEA est l’enveloppe de croissance long terme : exonération d’IR après 5 ans sur des ETF historiquement rentables à 9-13 % annualisés sur longue période.
- À retenir : diversifier entre 4 supports complémentaires (précaution, défiscalisation, revenus, croissance) est la stratégie la plus robuste pour investir 100 000 € à 40 ans.
- Notre conseil : commencez par un bilan patrimonial — votre TMI, vos plafonds PER disponibles et vos projets à moyen terme déterminent l’allocation optimale bien mieux qu’un modèle générique.
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Calculez votre stratégie d’investissement sur mesure
100 000 € représentent un capital significatif qui mérite une stratégie rigoureuse, personnalisée et fiscalement optimisée. Votre TMI, vos plafonds PER disponibles, vos projets à moyen terme et votre tolérance au risque déterminent une allocation bien différente d’un modèle générique.
ACVM Patrimoine vous propose un bilan patrimonial complet pour modéliser les scénarios adaptés à votre situation, comparer les rendements nets après fiscalité de chaque support et construire une stratégie cohérente sur l’ensemble de votre horizon d’investissement.

