La retraite des enseignants titulaires de l’Éducation nationale est régie par le Service des Retraites de l’État (SRE) — un régime spécifique aux fonctionnaires d’État dont les règles de calcul diffèrent fondamentalement du régime général des salariés du privé. En 2026, l’âge légal de départ est fixé à 64 ans, le taux plein requiert 172 trimestres (43 ans), et la pension est calculée sur le seul traitement indiciaire brut des 6 derniers mois — excluant la totalité des primes et indemnités. Pour un professeur certifié hors classe, la pension nette représente 60 à 65 % du revenu net total en activité. Ce guide détaille précisément le fonctionnement du régime SRE, les règles de calcul, les montants par corps et échelon, les règles de décote et surcote, le RAFP, et les stratégies pour compléter une pension structurellement insuffisante.
Par l’équipe ACVM Patrimoine — Conseillers en gestion de patrimoine
Publié le 7 juin 2026 — Mis à jour le 7 juin 2026
Temps de lecture estimé : 10 minutes
Retraite enseignants 2026 | Pension SRE | Taux plein | RAFP | Calcul | Montants | Fonctionnaire
Dans cet article :
- Le régime de retraite des enseignants : fonctionnement général du SRE
- Les règles de départ à la retraite des enseignants en 2026
- La formule de calcul de la pension SRE
- Les primes exclues du calcul : un manque à gagner considérable
- Le taux de liquidation : taux plein, décote et surcote
- Le RAFP : le régime additionnel de la fonction publique
- Les montants de pension par corps enseignant en 2026
- Le taux de remplacement réel des enseignants
- Les dispositifs de départ anticipé
- La retraite progressive des enseignants
- Simuler sa pension sur ENSAP : mode d’emploi
- La fiscalité de la pension de retraite des enseignants
- Compléter sa pension : les stratégies adaptées aux enseignants
- La retraite des enseignants en couple
- Les erreurs à éviter
- Cas particuliers
- Stratégie & recommandation ACVM Patrimoine
- Foire aux questions
- En résumé
Le régime de retraite des enseignants : fonctionnement général du SRE
Les enseignants titulaires de l’Éducation nationale sont fonctionnaires d’État — ils relèvent du régime de retraite des fonctionnaires d’État géré par le Service des Retraites de l’État (SRE), rattaché au ministère chargé du Budget. Ce régime est distinct du régime général de la Sécurité sociale (CNAV), du régime des fonctionnaires territoriaux et hospitaliers (CNRACL), et du régime complémentaire Agirc-Arrco des salariés du privé.
Un régime par répartition sans compte individuel de points
Le régime SRE fonctionne par répartition — les cotisations des fonctionnaires actifs financent les pensions des retraités actuels. Contrairement au régime général qui fonctionne par points (acquisition de points Agirc-Arrco pour la retraite complémentaire), le SRE calcule la pension directement à partir du traitement indiciaire et de la durée de services — sans système de points intermédiaire pour le régime de base.
Les cotisations retraite des enseignants fonctionnaires
Les enseignants titulaires cotisent obligatoirement au régime SRE à hauteur de 11,10 % de leur traitement brut en 2026 — une cotisation uniquement salariale (pas de cotisation patronale au sens strict, l’État employeur abondant directement le régime). Cette cotisation est prélevée sur le traitement indiciaire brut — pas sur les primes et indemnités.
La différence fondamentale avec le régime général
Le régime SRE des fonctionnaires et le régime général des salariés du privé diffèrent sur plusieurs points essentiels :
- Assiette de cotisation : SRE = traitement indiciaire seulement / Régime général = totalité du salaire brut
- Assiette de calcul de la pension : SRE = traitement des 6 derniers mois / Régime général = 25 meilleures années
- Taux plein : SRE = 75 % du traitement indiciaire / Régime général = 50 % du salaire annuel moyen
- Régime complémentaire : SRE = RAFP seulement / Régime général = Agirc-Arrco (bien plus généreux)
Les règles de départ à la retraite des enseignants en 2026
La réforme des retraites de 2023 a modifié les règles de départ applicables aux enseignants fonctionnaires — avec un relèvement progressif de l’âge légal et de la durée de cotisation.
L’âge légal de départ en 2026
En 2026, l’âge légal de départ à la retraite des enseignants fonctionnaires est de 64 ans — conformément au calendrier de montée en charge de la réforme 2023. Cet âge s’applique aux générations nées à partir du 1er septembre 1961. Les enseignants nés avant cette date peuvent partir légèrement plus tôt selon leur année de naissance.
La durée de cotisation pour le taux plein en 2026
Pour obtenir la retraite à taux plein (sans décote), l’enseignant doit justifier de 172 trimestres (43 ans) de services validés — tous régimes confondus. Un enseignant titularisé à 24 ans (après concours) et travaillant sans interruption atteint les 172 trimestres à 67 ans — au-delà de l’âge légal de 64 ans. Il peut toutefois partir à 64 ans avec une décote si ses trimestres sont insuffisants, ou attendre 67 ans (âge d’annulation automatique de la décote).
Les trimestres validés pour les enseignants
Pour les enseignants, sont validés comme trimestres de services :
- Les trimestres effectués comme fonctionnaire titulaire de l’Éducation nationale
- Les trimestres de services militaires (service national)
- Les trimestres de congés maternité, paternité et adoption
- Les trimestres de congé de longue maladie et de longue durée (sous conditions)
- Les trimestres validés dans d’autres régimes (privé, territorial) — comptent pour la durée d’assurance tous régimes
- Les trimestres de majoration pour enfants (1 trimestre par enfant dans certaines conditions)
L’âge d’annulation automatique de la décote : 67 ans
Un enseignant qui atteint l’âge de 67 ans bénéficie automatiquement du taux plein — quelle que soit sa durée de services. S’il n’a que 160 trimestres validés à 67 ans, il obtient quand même le taux de liquidation de 75 % (sans décote). En revanche, la pension sera calculée prorata temporis sur ces 160 trimestres et non sur 172.
La formule de calcul de la pension SRE
La pension SRE est calculée selon une formule précise qui combine trois éléments : le traitement de référence, le taux de liquidation et la durée de services.
La formule officielle
Pension brute annuelle = Traitement indiciaire brut des 6 derniers mois × Taux de liquidation × (Durée de services / Durée de référence)
Avec :
- Traitement indiciaire brut des 6 derniers mois : le traitement brut lié à l’indice de l’échelon détenu au moment du départ — hors primes, indemnités et heures supplémentaires
- Taux de liquidation : 75 % maximum (taux plein) — réduit par la décote si trimestres insuffisants, augmenté par la surcote si trimestres excédentaires
- Durée de services : nombre de trimestres validés dans le régime SRE (services effectifs comme fonctionnaire d’État)
- Durée de référence 2026 : 172 trimestres (43 ans)
Exemple de calcul pour un certifié hors classe échelon 7
Données :
- Indice brut : 821 (certifié hors classe échelon 7 en 2026)
- Valeur du point d’indice 2026 : 4,92 €/mois (valeur estimée après revalorisation)
- Traitement indiciaire brut mensuel : 821 × 4,92 = 4 039 €/mois
- Traitement indiciaire brut annuel : 4 039 × 12 = 48 468 €/an
- Durée de services SRE : 168 trimestres (42 ans de services)
- Durée de référence : 172 trimestres
Calcul :
- Taux de liquidation : 75 % × (168/172) = 75 % × 97,67 % = 73,25 % (légère décote de 1,75 %)
- Pension brute annuelle : 48 468 × 73,25 % = 35 503 €/an
- Pension brute mensuelle : 2 959 €/mois
- Pension nette (après CSG/CRDS ~8,5 %) : 2 707 €/mois
La pension minimale garantie
Les fonctionnaires bénéficient d’une pension minimale garantie (PMG) — aucun fonctionnaire ne peut percevoir une pension SRE inférieure à un montant plancher fixé réglementairement. En 2026, cette pension minimale est calculée selon une formule tenant compte du nombre de trimestres validés. Elle protège notamment les enseignants ayant eu des carrières incomplètes ou des revenus faibles.
Les primes exclues du calcul : un manque à gagner considérable
C’est le point le plus important — et le plus douloureux — du régime SRE pour les enseignants : la totalité des primes et indemnités est exclue du calcul de la pension.
Les primes exclues du calcul SRE
Ne sont pas intégrées dans le traitement de référence servant de base au calcul de la pension SRE :
- L’ISOE (Indemnité de Suivi et d’Orientation des Élèves) pour les professeurs des écoles
- Les HSA (Heures Supplémentaires Annuelles) pour les certifiés et agrégés
- Les HSE (Heures Supplémentaires Effectives) ponctuelles
- L’IMP (Indemnité pour Mission Particulière) pour les professeurs principaux
- L’ISAE (Indemnité de Suivi et d’Accompagnement des Élèves) pour les certifiés
- Les indemnités de jury d’examens (bac, BTS, DNB)
- Les indemnités de remplacement
- La prime d’équipement informatique
- Les indemnités REP et REP+ pour les enseignants en zones d’éducation prioritaire
L’impact financier des primes exclues
Pour quantifier l’impact, comparons le revenu net total d’un certifié hors classe en fin de carrière avec sa future pension :
| Composante | Montant mensuel brut | Intégré dans la pension SRE ? |
|---|---|---|
| Traitement indiciaire | 2 950 € | ✅ Oui (base de calcul) |
| ISAE (suivi élèves) | 120 € | ❌ Non |
| HSA (3 heures sup.) | 320 € | ❌ Non |
| IMP (prof. principal) | 100 € | ❌ Non |
| Total brut mensuel | 3 490 € | Dont 2 950 € seulement pris en compte |
| Primes perdues à la retraite | 540 €/mois | Disparaissent intégralement |
Le RAFP : une compensation partielle et insuffisante
Le Régime Additionnel de la Fonction Publique (RAFP) a été créé en 2005 précisément pour compenser partiellement l’exclusion des primes du calcul de la pension SRE — les fonctionnaires cotisent 5 % de leurs primes dans la limite de 20 % du traitement brut annuel. Mais les montants de RAFP restent modestes — quelques centaines d’euros par mois au maximum pour un enseignant en fin de carrière.
Le taux de liquidation : taux plein, décote et surcote
Le taux de liquidation est la clé de voûte du calcul de la pension SRE — il détermine le pourcentage du traitement indiciaire qui sera versé sous forme de pension.
Le taux plein : 75 %
Le taux de liquidation maximal (taux plein) est de 75 % du traitement indiciaire brut des 6 derniers mois. Ce taux plein est atteint quand l’enseignant remplit simultanément deux conditions :
- Avoir atteint l’âge légal de départ (64 ans en 2026)
- Justifier de la durée de services requise (172 trimestres en 2026)
Si une seule des deux conditions est remplie (par exemple : 64 ans mais seulement 160 trimestres), le taux de liquidation est inférieur à 75 % — sauf cas de départ à taux plein immédiat (invalidité, etc.).
La décote : 1,25 % par trimestre manquant
Un enseignant qui part avant d’avoir tous ses trimestres subit une décote de 1,25 % par trimestre manquant — sur le taux de liquidation de 75 %. La décote est calculée sur le nombre de trimestres manquants par rapport à la durée requise OU à l’âge d’annulation de la décote (67 ans), selon ce qui est le plus favorable.
Exemple : Un enseignant part à 64 ans avec 160 trimestres (12 trimestres manquants pour le taux plein). Décote = 12 × 1,25 % = 15 %. Taux de liquidation = 75 % − 15 % = 60 %. La pension est donc calculée à 60 % du traitement indiciaire au lieu de 75 %.
La surcote : 1,25 % par trimestre supplémentaire
À l’inverse, un enseignant qui continue à travailler après avoir atteint l’âge légal ET la durée de services requise bénéficie d’une surcote de 1,25 % par trimestre supplémentaire travaillé. Cette surcote augmente le taux de liquidation au-delà de 75 % — sans plafond théorique mais généralement limitée en pratique par l’âge de la retraite.
Exemple : Un enseignant de 65 ans ayant 176 trimestres (4 trimestres de plus que les 172 requis). Surcote = 4 × 1,25 % = 5 %. Taux de liquidation = 75 % + 5 % = 80 %.
Le coefficient de minoration prorata temporis
Même avec le taux plein à 75 %, si la durée de services SRE est inférieure à 172 trimestres, un coefficient de minoration prorata s’applique :
Pension = Traitement × 75 % × (Trimestres SRE / 172)
Un enseignant ayant 160 trimestres SRE et 12 trimestres dans un autre régime (privé avant titularisation) a bien 172 trimestres tous régimes (taux plein sans décote) mais n’a que 160 trimestres SRE. Sa pension SRE est calculée sur 160/172 = 93 % de sa durée de carrière — les 12 trimestres privés donnant droit à une pension du régime général séparée.
Le RAFP : le régime additionnel de la fonction publique
Le RAFP (Régime Additionnel de la Fonction Publique) est un régime de retraite complémentaire par points, créé en 2005, auquel cotisent obligatoirement tous les fonctionnaires — y compris les enseignants titulaires.
Fonctionnement du RAFP
- Assiette de cotisation : les primes et indemnités dans la limite de 20 % du traitement brut annuel
- Taux de cotisation : 5 % salarié + 5 % employeur (État) = 10 % total
- Acquisition de points : les cotisations versées sont converties en points RAFP selon la valeur d’achat du point
- Valeur du point RAFP 2026 : 1,4596 €/point (valeur de service — montant versé par point détenu)
Le calcul de la rente RAFP
Rente RAFP annuelle = Nombre de points RAFP × Valeur du point de service × Coefficient d’âge
Le coefficient d’âge dépend de l’âge de départ — il est supérieur à 1 si l’enseignant part après 62 ans (boni pour départ tardif) et inférieur à 1 pour les départs très anticipés.
Les montants RAFP en pratique pour un enseignant
Pour un certifié ayant perçu en moyenne 400 €/mois de primes pendant 35 ans :
- Cotisation annuelle RAFP (part salarié) : 400 × 12 × 5 % = 240 €/an
- Points RAFP acquis par an : 240 / valeur d’achat du point ≈ 50 points/an
- Points RAFP accumulés sur 35 ans : 50 × 35 = 1 750 points
- Rente RAFP annuelle : 1 750 × 1,4596 = 2 554 €/an soit 213 €/mois
Ces montants RAFP sont modestes — ils compensent très partiellement la perte des primes à la retraite. C’est la principale faiblesse structurelle du régime des enseignants fonctionnaires.
Les montants de pension par corps enseignant en 2026
Voici les estimations de pension SRE + RAFP pour les principaux corps enseignants en 2026, à taux plein avec 172 trimestres de services.
Tableau des pensions estimées par corps en 2026
| Corps / Échelon | Traitement brut mensuel | Pension SRE brute | RAFP estimé | Total brut mensuel | Net estimé |
|---|---|---|---|---|---|
| PE classe normale ech. 11 | 2 310 € | 1 733 € | 150 € | 1 883 € | ~1 723 € |
| PE hors classe ech. 7 | 2 680 € | 2 010 € | 175 € | 2 185 € | ~1 999 € |
| Certifié classe normale ech. 11 | 2 580 € | 1 935 € | 200 € | 2 135 € | ~1 953 € |
| Certifié hors classe ech. 7 | 2 950 € | 2 213 € | 215 € | 2 428 € | ~2 221 € |
| Certifié classe except. ech. 4 | 3 150 € | 2 363 € | 220 € | 2 583 € | ~2 363 € |
| Agrégé hors classe ech. 7 | 3 380 € | 2 535 € | 230 € | 2 765 € | ~2 530 € |
| Agrégé classe except. ech. 4 | 3 750 € | 2 813 € | 240 € | 3 053 € | ~2 793 € |
Estimations basées sur une valeur du point d’indice de 4,92 €/mois en 2026 et 172 trimestres de services SRE. La pension nette est calculée après déduction estimée de CSG (8,3 %), CRDS (0,5 %) et contribution de solidarité autonomie. Les montants réels dépendent de la situation individuelle de chaque enseignant.
Le taux de remplacement réel des enseignants
Le taux de remplacement mesure le rapport entre la pension nette perçue à la retraite et le revenu net d’activité — c’est l’indicateur le plus parlant pour mesurer l’impact du passage à la retraite sur le niveau de vie.
Le taux de remplacement officiel vs le taux de remplacement réel
Le taux de remplacement « officiel » calculé par le SRE (75 % du traitement indiciaire) est trompeur — car il ne tient compte que du traitement indiciaire, pas des primes. Le taux de remplacement réel est nettement plus faible :
- Certifié hors classe avec 540 €/mois de primes :
Revenu net total en activité : ~2 900 €/mois net
Pension nette (SRE + RAFP) : ~2 221 €/mois
Taux de remplacement réel : 76,6 % — mais attention, ce chiffre masque la perte des 540 € de primes mensuelles - Agrégé hors classe avec 700 €/mois de primes (HSA + IMP + jury) :
Revenu net total en activité : ~3 800 €/mois net
Pension nette : ~2 530 €/mois
Taux de remplacement réel : 66,6 %
L’écart mensuel à combler
Pour maintenir leur niveau de vie actuel à la retraite, les enseignants doivent combler un écart mensuel de :
- PE classe normale : ~400-600 €/mois manquants
- Certifié hors classe : ~600-900 €/mois manquants
- Agrégé hors classe : ~900-1 300 €/mois manquants
Ces écarts correspondent au capital à constituer via une stratégie d’investissement active tout au long de la carrière enseignante.
Les dispositifs de départ anticipé
Plusieurs dispositifs permettent aux enseignants de partir à la retraite avant l’âge légal de 64 ans — sous conditions.
Le départ anticipé pour carrière longue
Les enseignants ayant commencé à travailler avant 20 ans (voire 21 ans selon les situations) et justifiant de la durée d’assurance requise peuvent partir avant 64 ans dans le cadre du dispositif carrière longue. Les conditions précises dépendent de l’année de naissance et de l’âge de début d’activité — une simulation sur ENSAP est indispensable pour vérifier son éligibilité.
Le départ anticipé pour invalidité
Un enseignant reconnu invalide à au moins 50 % par la commission de réforme peut liquider sa retraite anticipativement — avec le taux plein de 75 % quelle que soit sa durée de services. Cette disposition protège les enseignants contraints d’arrêter leur carrière prématurément pour raisons médicales.
Le départ anticipé pour parents de 3 enfants ou plus
Les fonctionnaires parents d’au moins 3 enfants pouvaient bénéficier d’un départ anticipé sous l’ancien régime — cette disposition a été progressivement supprimée par les réformes successives pour les nouvelles générations. Elle peut encore s’appliquer pour certains agents selon leur situation individuelle — à vérifier sur ENSAP.
L’incidence de la décote sur les départs anticipés
Partir avant 64 ans ou avec moins de 172 trimestres génère une décote permanente sur toute la durée de la retraite — 1,25 % par trimestre manquant. Pour un enseignant manquant de 8 trimestres (2 ans), la décote est de 10 % sur la pension — soit une réduction permanente et définitive. Sur 20 ans de retraite, cette décote représente une perte cumulée considérable.
La retraite progressive des enseignants
La retraite progressive, renforcée par la réforme de 2023, permet aux enseignants de réduire progressivement leur activité tout en commençant à percevoir une fraction de leur pension.
Conditions d’accès à la retraite progressive pour les enseignants
- Avoir atteint l’âge minimal de départ moins 2 ans (62 ans en 2026)
- Justifier d’au moins 150 trimestres tous régimes confondus
- Travailler à temps partiel entre 40 % et 80 % d’un temps complet
- Obtenir l’accord de l’employeur (l’Éducation nationale) pour le temps partiel
Le calcul de la pension progressive
En retraite progressive, l’enseignant perçoit une fraction de sa pension correspondant à la quotité de travail non effectuée. Par exemple, un enseignant travaillant à 60 % perçoit 40 % de sa pension calculée au moment de la liquidation. Quand il liquide définitivement à 64 ans (ou plus), sa pension est recalculée sur la base des trimestres effectivement validés.
L’intérêt de la retraite progressive pour les enseignants
La retraite progressive est particulièrement intéressante pour les enseignants souhaitant alléger progressivement leur charge d’enseignement tout en maintenant un revenu global. Un certifié de 62 ans travaillant à 60 % perçoit 60 % de son traitement + 40 % de sa pension partielle — combinaison souvent plus favorable que la continuation à temps plein.
Simuler sa pension sur ENSAP : mode d’emploi
ENSAP (Espace Numérique Sécurisé des Agents Publics) est le portail officiel qui permet à chaque enseignant fonctionnaire d’État de consulter son relevé de carrière et de simuler sa future pension SRE.
Comment accéder à ENSAP
- Rendez-vous sur ensap.gouv.fr
- Connectez-vous avec votre identifiant Education nationale ou FranceConnect
- Vérifiez votre relevé de carrière — nombre de trimestres validés, historique des indices, événements de carrière (temps partiel, congés, détachements)
- Accédez au simulateur de pension — renseignez votre date de départ envisagée
- Le simulateur calcule votre pension SRE estimée selon vos paramètres actuels
Les informations clés à vérifier sur ENSAP
- Nombre de trimestres SRE validés à ce jour — combien il en manque pour le taux plein
- Date d’ouverture des droits — à quelle date vous atteignez l’âge légal ET la durée requise
- Indice actuel et évolution prévisible — base du calcul de la pension
- Simulation à plusieurs dates de départ — comparer la pension à 64, 65, 66 et 67 ans
- Vérification des événements de carrière — congés parentaux, temps partiels, détachements correctement pris en compte
Les limites de la simulation ENSAP
La simulation ENSAP ne prend en compte que les droits SRE — elle ne simule pas le RAFP (à calculer séparément sur rafp.fr), ni les droits acquis dans d’autres régimes (régime général si l’enseignant a travaillé dans le privé avant la titularisation). Pour une simulation complète multi-régimes, consultez également info-retraite.fr.
La fiscalité de la pension de retraite des enseignants
La pension de retraite des enseignants est soumise à plusieurs prélèvements obligatoires — qui réduisent le montant brut de la pension au montant net réellement perçu.
Les prélèvements sur la pension SRE
- CSG (Contribution Sociale Généralisée) : 8,3 % pour les pensions dépassant les seuils de revenu fiscal de référence (certains retraités modestes sont exonérés ou soumis à un taux réduit de 3,8 %)
- CRDS (Contribution pour le Remboursement de la Dette Sociale) : 0,5 %
- Casa (Contribution Additionnelle de Solidarité pour l’Autonomie) : 0,3 %
- Impôt sur le revenu : la pension entre dans le revenu imposable — avec un abattement de 10 % (plafonné à 4 321 € en 2026 pour un retraité célibataire)
La TMI à la retraite : généralement plus faible qu’en activité
La plupart des enseignants passent d’une TMI 30 % en activité à une TMI 11 % à la retraite — en raison de la baisse du revenu imposable (pension SRE inférieure au salaire d’activité, disparition des primes). Cette baisse de TMI crée des opportunités d’optimisation fiscale :
- Sortie du PER en capital à TMI 11 % (si versé à TMI 30 % en activité) → différentiel fiscal positif de 19 points
- Rachats d’assurance-vie quasi exonérés grâce à l’abattement et à la TMI faible
- SCPI en direct à TMI 11 % : charge fiscale de 11 % + 17,2 % PS = 28,2 % (vs 47,2 % à TMI 30 % en activité)
Compléter sa pension : les stratégies adaptées aux enseignants
Face au taux de remplacement insuffisant (60-65 % du revenu total en activité), les enseignants disposent de plusieurs leviers pour constituer un complément de retraite tout au long de leur carrière.
Levier 1 — Le PER : déduction fiscale à TMI 30 %
Le PER individuel est le premier levier pour un enseignant à TMI 30 % — chaque versement génère 30 % d’économie fiscale immédiate. Pour un certifié hors classe avec un plafond PER de 3 500 €/an : économie de 3 500 × 30 % = 1 050 €/an. Sur 25 ans de carrière restante, c’est 26 250 € d’impôt récupéré — en plus de la capitalisation du capital. Consultez notre article sur le PER 2026.
Levier 2 — La SCPI en assurance-vie : revenus complémentaires à la retraite
Les SCPI de rendement en assurance-vie (rendement moyen 4,91 % en 2025) constituent le placement de complément de retraite idéal pour l’enseignant — zéro gestion, revenus réguliers, fiscalité optimisée après 8 ans. Pour un enseignant qui verse 300 €/mois pendant 25 ans : capital accumulé ≈ 192 000 € → revenus annuels de 9 427 € soit 786 €/mois à la retraite. Consultez notre article sur la SCPI pour les enseignants 2026.
Levier 3 — Le PEA en ETF : performance long terme
Le PEA (Plan d’Épargne en Actions) investi en ETF MSCI World est le levier de croissance long terme par excellence — fiscalité minimale après 5 ans (PS 17,2 % seulement), frais minimes (ETF à 0,12 %/an), performance historique de 8-9 %/an sur 20 ans. Pour un enseignant de 35 ans qui verse 200 €/mois pendant 30 ans : capital estimé à 65 ans ≈ 300 000 €.
Levier 4 — La SCPI en nue-propriété
La SCPI en nue-propriété est particulièrement adaptée aux enseignants en phase active — achat de la nue-propriété avec décote (30-40 %) et récupération de la pleine propriété à la retraite. Zéro revenu taxable pendant la phase active, revenus pleins à la retraite. Un enseignant de 47 ans investissant 65 000 € en nue-propriété sur 15 ans récupère 100 000 € de parts à 62 ans → 4 910 €/an de revenus.
Consultez notre article complet sur la préparation de la retraite enseignant 2026.
La retraite des enseignants en couple
Deux enseignants en couple cumulent deux pensions SRE — et bénéficient d’une situation globale plus favorable que chaque individu pris séparément.
Les pensions cumulées d’un couple d’enseignants
Pour un couple de certifiés hors classe prenant leur retraite simultanément à 64 ans avec taux plein :
- Pension Conjoint 1 : ~2 221 €/mois nets
- Pension Conjoint 2 : ~2 221 €/mois nets
- Total couple : ~4 442 €/mois nets
Ce niveau de revenus est confortable — mais toujours inférieur au cumul des deux revenus nets d’activité (~5 800 €/mois nets pour deux certifiés hors classe avec primes).
La stratégie patrimoniale coordonnée pour un couple d’enseignants
Un couple d’enseignants dispose d’un double levier pour la préparation retraite :
- Deux PER avec deux plafonds disponibles → double économie fiscale
- Deux PEA (300 000 € de plafond cumulé) → double enveloppe de performance long terme
- Double abattement sur les rachats d’assurance-vie (9 200 €/an en couple vs 4 600 € seul)
- Double cycle de donations aux enfants (100 000 €/parent/enfant) pour la transmission
La pension de réversion pour le conjoint survivant
En cas de décès d’un enseignant retraité, le conjoint survivant a droit à une pension de réversion de 50 % de la pension du défunt — sans condition d’âge pour les fonctionnaires (contrairement au régime général qui impose 55 ans). Cette pension de réversion s’ajoute à la propre pension du conjoint survivant, le cas échéant.
Les erreurs à éviter
- Ignorer ENSAP jusqu’à 5 ans de la retraite : beaucoup d’enseignants ne consultent ENSAP que très tardivement — découvrant alors des trimestres non validés, des erreurs de carrière ou un indice de liquidation différent de leurs attentes. Une consultation tous les 3-5 ans dès la quarantaine permet de corriger les anomalies à temps.
- Surestimer sa future pension en ne comptant que le traitement indiciaire : « Je touche 3 000 € bruts, ma pension sera à 75 % soit 2 250 € » — ce raisonnement oublie que les primes (parfois 400-700 €/mois) disparaissent intégralement. La pension réelle est calculée sur le traitement indiciaire seul, pas sur le revenu total.
- Ne pas vérifier que les congés maternité/parentaux sont bien validés : les trimestres de congé maternité (4 trimestres max), de congé parental et d’adoption doivent être correctement comptabilisés dans le relevé de carrière ENSAP. Des oublis sont possibles — particulièrement pour les femmes ayant eu plusieurs enfants.
- Partir trop tôt avec une décote importante : certains enseignants épuisés par leur métier envisagent de partir dès 62-63 ans malgré une décote de 10-15 %. Cette décote est permanente et définitive — sur 20 ans de retraite, elle représente une perte cumulée de 50 000 à 100 000 €. La décision doit être soigneusement analysée avec une simulation chiffrée.
- Négliger la constitution d’un patrimoine complémentaire faute de revenus suffisants : même 200 €/mois investis régulièrement dès 30 ans génèrent un capital significatif à 65 ans. L’argument « je ne peux pas épargner » mérite d’être questionné — souvent, de petites optimisations (intéressement en PEE plutôt qu’en cash, versements programmés automatiques) permettent d’épargner sans effort apparent.
Cas particuliers
Cas de l’enseignant ayant travaillé dans le privé avant la titularisation
Un enseignant titularisé à 30 ans après 5 ans dans le secteur privé dispose de droits dans deux régimes : le régime général (CNAV + Agirc-Arrco pour les 5 années privées) ET le SRE (pour les années de fonctionnaire). Ces droits sont calculés séparément et s’additionnent. Pour la durée d’assurance tous régimes (172 trimestres), les périodes privées et fonctionnaires se cumulent — ce qui peut permettre d’atteindre plus tôt le taux plein. La simulation multi-régimes est disponible sur info-retraite.fr.
Cas de l’enseignant ayant exercé à temps partiel
Les périodes de temps partiel (50 %, 60 %, 80 %) sont validées comme des trimestres entiers pour la durée d’assurance — mais la cotisation étant assise sur un traitement réduit, les droits acquis pendant ces périodes sont proportionnels au temps travaillé. Un enseignant qui a travaillé 5 ans à 80 % a bien validé les trimestres correspondants, mais sa pension de base est calculée avec la même fraction sur ces périodes.
Cas de l’enseignant contractuel devenu titulaire
Les années de contractuel avant la titularisation dans l’Éducation nationale ne sont généralement pas validées dans le régime SRE — les contractuels relèvent du régime général. Seules les années de fonctionnaire titulaire (après réussite au concours et stage) entrent dans le calcul de la pension SRE. Ces années de contractuel peuvent cependant être prises en compte dans la durée d’assurance tous régimes pour le calcul du taux plein.
Stratégie & recommandation ACVM Patrimoine
La retraite des enseignants est un sujet qui mérite une attention précoce et une stratégie active — la pension SRE seule ne suffit pas à maintenir le niveau de vie en activité. Le taux de remplacement réel de 60-65 % et la disparition des primes créent un écart mensuel de 400 à 1 300 €/mois selon le corps, qui doit être comblé par une épargne constituée tout au long de la carrière.
Notre recommandation en 5 actions concrètes :
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Foire aux questions
Comment est calculée la pension de retraite d’un enseignant en 2026 ?
La pension de retraite d’un enseignant titulaire est calculée par le Service des Retraites de l’État (SRE) selon la formule : Pension brute = Traitement indiciaire brut des 6 derniers mois × Taux de liquidation × (Durée de services SRE / 172 trimestres). Trois éléments sont donc déterminants. Premièrement, le traitement indiciaire brut des 6 derniers mois : c’est le traitement lié à l’indice de l’échelon détenu au moment du départ — uniquement le traitement indiciaire, sans aucune prime ni indemnité (ISOE, HSA, HSE, IMP, etc.). C’est le principal défaut structurel du régime SRE pour les enseignants : toutes les primes, qui peuvent représenter 15 à 25 % du revenu total, disparaissent intégralement à la retraite. Deuxièmement, le taux de liquidation : 75 % maximum (taux plein) si l’enseignant a à la fois l’âge légal (64 ans en 2026) ET la durée requise (172 trimestres). Si l’un des deux critères n’est pas atteint, une décote de 1,25 % par trimestre manquant s’applique. Troisièmement, le coefficient de durée SRE : si la durée de services dans le régime SRE est inférieure à 172 trimestres (par exemple si l’enseignant a travaillé plusieurs années dans le privé avant sa titularisation), un prorata est appliqué. La pension ainsi calculée est une pension brute — il faut déduire la CSG (8,3 %), la CRDS (0,5 %) et la CASA (0,3 %) pour obtenir le montant net réellement versé, soit environ 91-92 % du montant brut.
Combien touche un professeur certifié ou agrégé à la retraite en 2026 ?
Le montant de la pension d’un enseignant retraité en 2026 dépend de son corps, de son dernier échelon et de sa durée de services. Pour les principaux corps, avec taux plein (172 trimestres SRE, départ à 64 ans ou plus), les estimations 2026 sont les suivantes. Un professeur certifié hors classe échelon 7 (traitement brut ~2 950 €/mois) percevra une pension SRE brute d’environ 2 213 €/mois + RAFP d’environ 215 €/mois = total brut ~2 428 €/mois, soit une pension nette d’environ 2 220 €/mois. Un professeur agrégé hors classe échelon 7 (traitement brut ~3 380 €/mois) percevra environ 2 535 + 230 = 2 765 €/mois bruts, soit une pension nette d’environ 2 530 €/mois. Un professeur des écoles classe normale échelon 11 (traitement brut ~2 310 €/mois) percevra environ 1 883 €/mois bruts, soit une pension nette d’environ 1 723 €/mois. Ces montants représentent des taux de remplacement sur le revenu total d’activité (traitement + primes) de 60 à 70 % selon le corps — confirmant que les pensions SRE, bien qu’identifiées au taux plein de 75 %, sont structurellement insuffisantes pour maintenir le niveau de vie en activité à cause de la non-intégration des primes dans le calcul.
Combien de trimestres faut-il pour partir à la retraite à taux plein en 2026 pour un enseignant ?
En 2026, un enseignant fonctionnaire d’État doit justifier de 172 trimestres (43 ans) de durée d’assurance tous régimes confondus pour bénéficier du taux de liquidation maximal de 75 % sans décote — et avoir atteint l’âge légal de départ de 64 ans. Ces deux conditions sont cumulatives : avoir 172 trimestres à 62 ans ne suffit pas pour partir sans décote (l’âge légal n’est pas atteint) ; avoir 64 ans avec seulement 160 trimestres génère une décote de (172-160) × 1,25 % = 15 %. Pour atteindre le taux plein à 64 ans, un enseignant titularisé à 24 ans (après concours externe + stage) a besoin de 43 ans de carrière — il atteindrait les 172 trimestres SRE à 67 ans. Mais la durée d’assurance tous régimes (incluant les années privées avant la titularisation, le service militaire, les congés maternité/paternité) peut atteindre 172 trimestres avant 67 ans. En pratique, beaucoup d’enseignants atteignent le taux plein entre 64 et 67 ans selon leur parcours individuel. Si l’enseignant n’a pas 172 trimestres à 67 ans, l’âge de 67 ans déclenche automatiquement l’annulation de la décote — quelle que soit la durée de services validée. La simulation précise sur ensap.gouv.fr est indispensable pour connaître sa date personnelle de taux plein.
Qu’est-ce que le RAFP et combien rapporte-t-il à un enseignant retraité ?
Le RAFP (Régime Additionnel de la Fonction Publique) est le régime de retraite complémentaire par points des fonctionnaires — créé en 2005 pour compenser partiellement la non-intégration des primes dans le calcul de la pension SRE. Tous les enseignants titulaires y cotisent obligatoirement à hauteur de 5 % de leurs primes et indemnités (dans la limite de 20 % du traitement brut annuel) — l’employeur public cotisant également 5 %. Les cotisations versées sont converties en points RAFP. À la retraite, chaque point RAFP vaut 1,4596 €/an en 2026. Le RAFP peut être versé sous forme de rente viagère (obligatoire si le capital est supérieur à un seuil) ou de capital (si le montant est faible). En pratique, les montants RAFP perçus par les enseignants restent modestes — de 100 à 300 €/mois selon la durée de carrière et le niveau des primes perçues. Pour un certifié ayant perçu en moyenne 400 €/mois de primes pendant 35 ans, la rente RAFP sera d’environ 200-215 €/mois. Ce montant compense très partiellement la perte des primes à la retraite — un certifié perdant 500 €/mois de primes ne récupère que 200 €/mois via le RAFP, soit un manque à gagner net permanent de 300 €/mois. C’est cette insuffisance structurelle qui justifie la constitution d’un complément de retraite par capitalisation (PER, SCPI, assurance-vie) tout au long de la carrière.
En résumé
- Régime SRE : pension calculée sur le traitement indiciaire brut des 6 derniers mois × taux de liquidation (max 75 %) × (trimestres SRE / 172). Toutes les primes sont exclues — ISOE, HSA, HSE, IMP, indemnités diverses.
- Conditions 2026 : âge légal 64 ans, durée requise 172 trimestres (43 ans). Décote de 1,25 %/trimestre manquant. Annulation automatique de la décote à 67 ans.
- RAFP : régime complémentaire par points sur les primes — valeur du point 1,4596 €/point en 2026. Rente de 100 à 300 €/mois selon la carrière — compensation très partielle de la perte des primes.
- Montants nets estimés à taux plein 2026 : PE classe normale ~1 723 €/mois, certifié hors classe ~2 221 €/mois, agrégé hors classe ~2 530 €/mois.
- Taux de remplacement réel : 60 à 70 % du revenu total en activité — écart mensuel de 400 à 1 300 €/mois à combler selon le corps.
- Simuler sa pension : ENSAP (ensap.gouv.fr) pour les droits SRE, rafp.fr pour le RAFP, info-retraite.fr pour le multi-régimes.
- Notre conseil : consultez ENSAP dès maintenant, ouvrez une AV et un PER, mettez en place des versements programmés et prenez rendez-vous avec ACVM Patrimoine pour bâtir votre stratégie retraite personnalisée.
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