Les élections présidentielles et législatives françaises de 2027 approchent — et avec elles, une période d’incertitude politique et économique que les investisseurs avisés anticipent en aménageant leur allocation d’actifs. L’histoire montre que les grandes transitions politiques génèrent de la volatilité sur les marchés financiers, des interrogations sur la fiscalité des placements, et parfois des mouvements brusques sur les taux d’intérêt et les marchés obligataires. Cela ne signifie pas qu’il faille « liquider » ses investissements de long terme — une telle réaction serait contre-productive. Mais cela justifie de renforcer la fraction liquide du portefeuille : des placements disponibles à tout moment, sans perte en capital, offrant un rendement correct, et permettant de saisir les opportunités qui se présenteront après les élections. En 2026-2027, le contexte est particulier : avec des taux de la BCE à 2,00 %, les placements liquides offrent des rendements inédits depuis 15 ans — fonds monétaires à 2-2,5 %/an, livret A à 1,5 %, comptes à terme à 2,5-3,5 %. Ce guide présente précisément les meilleurs placements liquides à privilégier à l’approche des élections 2027, leur rendement, leur fiscalité et la stratégie d’allocation optimale pour traverser une période d’incertitude sans sacrifier la performance.

Par l’équipe ACVM Patrimoine — Conseillers en gestion de patrimoine
Publié le 10 septembre 2026 — Mis à jour le 10 septembre 2026
Temps de lecture estimé : 9 minutes

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Avertissement : ce guide présente des principes généraux de gestion patrimoniale en période d’incertitude. Il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Consultez un CGP indépendant pour une stratégie adaptée à votre situation.

Dans cet article :

  1. Pourquoi les élections 2027 invitent à renforcer la liquidité
  2. Ce que l’histoire nous apprend : marchés et élections en France
  3. Le contexte de marché en 2026-2027
  4. Qu’est-ce qu’un placement liquide ?
  5. Les placements liquides réglementés : Livret A, LDDS, LEP
  6. Les fonds monétaires : le placement liquide de référence
  7. Les comptes à terme (CAT) : rendement fixé à l’avance
  8. Les fonds euros des assurances vie : liquidité et rendement
  9. L’or physique : valeur refuge en période d’incertitude
  10. Les obligations d’État à court terme
  11. Les produits structurés à capital garanti court terme
  12. Ce qu’il ne faut PAS faire avant les élections
  13. L’allocation liquide optimale selon le profil
  14. La stratégie post-électorale : saisir les opportunités
  15. Les risques fiscaux à anticiper selon les scénarios politiques
  16. Simulations d’allocation par profil
  17. Les erreurs classiques à éviter
  18. Stratégie & recommandation ACVM Patrimoine
  19. Foire aux questions
  20. En résumé

Pourquoi les élections 2027 invitent à renforcer la liquidité

L’approche des élections présidentielles et législatives françaises de 2027 est une occasion naturelle de réviser son allocation d’actifs — non pas pour paniquer, mais pour s’adapter à un contexte d’incertitude accru.

Les sources d’incertitude pré-électorale

  • Incertitude sur la politique fiscale : les programmes électoraux incluent souvent des propositions de modification de la fiscalité du capital (hausse des prélèvements sur les successions, réforme du PFU, modifications de l’assurance vie, création ou suppression d’un ISF/IFI). Même si ces propositions ne sont pas toutes mises en œuvre, leur seule évocation peut affecter les comportements d’investissement.
  • Incertitude sur la politique budgétaire : un gouvernement nouvellement élu peut annoncer des mesures d’austérité ou de relance qui affectent les taux d’intérêt et les marchés financiers.
  • Volatilité accrue sur les marchés actions : les marchés détestent l’incertitude. Avant les grandes élections, la volatilité (VIX) tend à augmenter — avec des movements de marché parfois brusques dans les semaines précédant et suivant l’élection.
  • Risque sur le marché obligataire français : dans un contexte de déficit public persistant et de dette élevée (115 % du PIB), les élections françaises de 2027 pourraient générer des tensions sur les OAT (Obligations Assimilables du Trésor) si les marchés craignent un programme trop dépensier ou trop contraignant pour les investisseurs.

Renforcer la liquidité n’est pas fuir le risque

  • Renforcer la fraction liquide du portefeuille avant 2027 ne signifie pas « tout vendre » — c’est une gestion tactique qui maintient les positions de long terme (ETF, PE, SCPI) tout en augmentant le matelas de liquidités
  • L’objectif est double : protéger le patrimoine contre une éventuelle correction de marché liée aux incertitudes politiques, ET se positionner pour saisir les opportunités qui se présenteront après les élections (rachats à la baisse, nouvelles enveloppes fiscales, réorientation sectorielle)
  • La liquidité est une option — elle a une valeur propre en période d’incertitude, au-delà de son rendement immédiat

Ce que l’histoire nous apprend : marchés et élections en France

Avant de construire une stratégie, examinons ce que les données historiques nous enseignent sur le comportement des marchés financiers autour des grandes élections françaises.

Les élections de 2017 : la surprise Macron

  • Le premier tour (23 avril 2017) a généré une forte hausse des marchés — le CAC 40 a progressé de +4 % dans les jours suivants, soulagé de l’accession de deux candidats « pro-marché » au second tour
  • L’euro s’est apprécié de +2 % contre dollar en quelques jours — bénéfique pour les épargnants en euros
  • Leçon : une élection perçue comme rassurante par les marchés peut générer une forte hausse rapide — ceux qui avaient liquidé leurs positions avant l’élection ont raté cette hausse

Les élections législatives de juin 2022 : la surprise de la cohabitation

  • Le résultat inattendu (majorité relative pour la coalition gouvernementale, percée du RN et de la NUPES) a créé une période d’incertitude politique sans crash de marché
  • Le CAC 40 a légèrement reculé (−1,5 %) puis s’est stabilisé — l’incertitude politique française a été « absorbée » dans un contexte de tensions mondiales plus importantes (guerre en Ukraine, inflation)

La leçon générale sur les élections et les marchés

  • Les marchés ne « savent pas » à l’avance ce qui va se passer — mais ils tendent à sur-réagir dans les semaines précédant une élection incertaine, puis à « digérer » rapidement le résultat une fois connu
  • La correction pré-électorale (baisse par incertitude) est souvent suivie d’un rebond post-électoral (même si le résultat n’est pas « idéal » du point de vue des marchés)
  • Sur le long terme, les élections n’ont pas d’impact durable sur les marchés financiers — les facteurs économiques fondamentaux (croissance, inflation, taux d’intérêt) dominent
  • Pour les investisseurs de long terme, la réponse correcte aux élections est rarement de « tout liquider » — c’est d’ajuster tactiquement la fraction liquide

Pour une analyse économique approfondie du contexte 2026-2027, consultez les publications de la Banque de France et du Bulletin Économique de la BCE.

Le contexte de marché en 2026-2027

Le contexte macroéconomique de 2026-2027 crée un environnement inédit pour la gestion de la fraction liquide du patrimoine.

Les taux d’intérêt : normalisés mais en baisse

  • La BCE a ramené son taux de dépôt à 2,00 % en 2026 — après le pic à 4 % de 2023-2024. Ce niveau reste historiquement élevé comparé aux taux quasi-nuls de 2016-2022.
  • Les fonds monétaires et les placements à court terme offrent donc encore des rendements de 1,8-2,5 %/an en 2026 — une fenêtre qui se refermera progressivement si la BCE continue de baisser ses taux
  • L’EURIBOR 3 mois se situe autour de 2,1 % en 2026 — taux de référence pour les fonds monétaires

L’inflation : en voie de normalisation

  • L’inflation française est revenue à 2,2 % en 2026 — proche de l’objectif BCE de 2 %. Le cycle de désinflation est en bonne voie.
  • Dans ce contexte, un placement monétaire à 2 % génère un rendement réel quasi-nul (2 % − 2,2 % = −0,2 %) — insuffisant pour préserver le pouvoir d’achat sur le long terme
  • La liquidité a donc un coût d’opportunité réel — elle se justifie pour la fraction tactique mais pas pour l’intégralité du patrimoine

La dette publique française : un facteur de risque

  • Avec une dette publique à environ 115 % du PIB et un déficit structurel persistant, la France est sous surveillance des agences de notation et des marchés obligataires
  • Les élections de 2027 pourraient amplifier ce risque si un programme jugé peu crédible par les marchés était adopté — entraînant une hausse du spread OAT/Bund (l’écart entre les taux français et allemands)
  • Historiquement, les spreads souverains européens se sont écartés lors de périodes de forte incertitude politique (crise grecque 2011-2012, Brexit 2016, élections italiennes 2018)

Qu’est-ce qu’un placement liquide ?

Un placement liquide est un actif que l’investisseur peut convertir en cash rapidement, sans perte en capital et sans contrainte de durée de détention minimum.

Les critères d’un bon placement liquide

  • Disponibilité immédiate : accessible à tout moment, sans préavis (ou avec un préavis court) — pas de période de blocage
  • Capital garanti ou très protégé : valeur de remboursement connue à l’avance, sans risque de perte en capital (ou risque minimal)
  • Rendement positif : génère un revenu, même modeste — supérieur à l’inflation idéalement
  • Faibles coûts de sortie : pas de pénalités importantes à la sortie anticipée

Le spectre de liquidité : de l’immédiat au moyen terme

  • Liquidité immédiate (J+0 à J+2) : compte courant, Livret A, LDDS, LEP — disponibles en quelques heures ou jours
  • Liquidité rapide (J+2 à J+5) : fonds monétaires en CTO ou PEA, fonds euros d’assurance vie (délai de virement)
  • Liquidité planifiée (quelques semaines) : comptes à terme avec préavis, assurance vie avec délai standard
  • Semi-liquide (quelques mois) : SCPI (marché secondaire), CAT avec pénalité de sortie anticipée, obligations à maturité proche

Les placements liquides réglementés : Livret A, LDDS, LEP

Les livrets réglementés sont les placements liquides les plus accessibles et les plus sécurisés de l’épargne française — garantis par l’État, exonérés d’impôt et disponibles à tout moment.

Le Livret A

  • Taux en 2026 : 1,5 %/an (après révision à la baisse par rapport aux 3 % de 2023)
  • Plafond : 22 950 € (plafond hors intérêts capitalisés)
  • Fiscalité : exonéré d’IR et de PS — rendement brut = rendement net
  • Disponibilité : retraits disponibles à tout moment, virements sous J+1
  • Garantie : garantie par l’État français (via la CDC — Caisse des Dépôts et Consignations)
  • Rendement réel : 1,5 % − 2,2 % d’inflation = −0,7 %/an réel — négatif en termes de pouvoir d’achat
  • Utilité : idéal pour le matelas de sécurité (2-3 mois de dépenses) — pas pour l’épargne de précaution long terme

Le LDDS (Livret de Développement Durable et Solidaire)

  • Mêmes caractéristiques que le Livret A (taux 1,5 %, exonéré, disponible) mais plafond plus bas : 12 000 €
  • À saturer systématiquement après le Livret A

Le LEP (Livret d’Épargne Populaire)

  • Taux 2026 : 3,5 %/an (taux supérieur au Livret A, révisé semestriellement)
  • Plafond : 10 000 €
  • Condition : revenus du foyer fiscal sous plafond (environ 21 393 € de revenu fiscal de référence pour une personne seule en 2026 — à vérifier)
  • Le LEP est le placement réglementé le plus généreux — ceux qui y sont éligibles doivent le saturer en priorité
  • Rendement réel (3,5 % − 2,2 %) : +1,3 %/an réel — positif, le seul livret réglementé à préserver réellement le pouvoir d’achat

Le PEL (Plan d’Épargne Logement)

  • Taux des PEL ouverts depuis janvier 2024 : 2,25 %
  • Fiscalité : intérêts soumis au PFU 30 % → rendement net : 2,25 % × 70 % = 1,57 %/an net
  • Plafond : 61 200 €
  • Contrainte : pas de retrait partiel (clôture obligatoire en cas de retrait avant 4 ans) — pas vraiment liquide au sens strict

Les fonds monétaires : le placement liquide de référence

Les fonds monétaires sont le placement liquide de référence pour les investisseurs ayant des montants supérieurs aux plafonds des livrets réglementés — ou souhaitant une exposition sans limite de plafond.

Qu’est-ce qu’un fonds monétaire ?

  • Un fonds monétaire investit dans des titres de créances à très court terme (bons du Trésor, billets de trésorerie d’entreprises de premier rang, dépôts interbancaires) avec des maturités inférieures à 2 ans
  • Ces fonds sont qualifiés de « fonds monétaires » par l’AMF et doivent respecter des contraintes strictes de liquidité et de notation
  • La valeur liquidative d’un fonds monétaire est calculée quotidiennement — les souscriptions et rachats sont possibles chaque jour ouvré
  • Le risque de perte en capital est très faible (quasi-nul pour les fonds « standard ») — mais il n’est pas totalement inexistant (cf. crise de 2008 où certains fonds monétaires ont temporairement « cassé le dollar »)

Le rendement des fonds monétaires en 2026

  • Les fonds monétaires euro sont indexés sur l’ESTER (Euro Short-Term Rate) ou l’EURIBOR — avec un spread de quelques points de base
  • Rendement brut en 2026 : 1,8 à 2,3 %/an selon les fonds (ESTER = ~1,9 %)
  • Rendement net après PFU 30 % (si hors enveloppe fiscale) : 1,26 à 1,61 %/an net
  • Dans un PEA (fonds monétaires éligibles PEA) : imposition réduite (PS 17,2 % après 5 ans) → rendement net : ~1,7 %/an
  • Dans un PER ou assurance vie : neutralité fiscale annuelle → rendement brut capitalisé sans impôt annuel

Les meilleurs fonds monétaires accessibles en 2026

  • Amundi Euro Liquidity ESG : référence du marché, géré par Amundi, rendement ~ESTER −0,05 %
  • BNP Paribas Insticash EUR : fonds monétaire de catégorie « VNAV » (valeur liquidative variable) — très liquide
  • Lyxor Smart Cash ETF : ETF monétaire coté en bourse, achetable sur CTO comme une action — disponibilité quasi-immédiate
  • BlackRock ICS EUR Liquidity Fund : fonds monétaire institutionnel accessible via certains CGP en architecture ouverte

Les ETF monétaires : le fonds monétaire coté

  • Les ETF monétaires (ex : Amundi ETF Govies 0-6 Months, Lyxor Euro Overnight Return ETF) sont des ETF cotés en bourse qui répliquent la performance d’un indice monétaire
  • Disponibles sur CTO et parfois PEA — achetables et vendables en bourse comme une action
  • Rendement 2026 : ~1,9 %/an — avec la fiscalité du CTO (PFU 30 %) ou du PEA (avantage PS après 5 ans)
  • L’ETF monétaire est une alternative moderne et flexible aux fonds monétaires classiques — avec des frais de gestion souvent inférieurs (0,07-0,10 %/an)

Pour une vue d’ensemble des placements financiers disponibles en 2026, consultez notre article sur les meilleurs supports dans un PER et notre guide sur les investissements alternatifs.

Les comptes à terme (CAT) : rendement fixé à l’avance

Le compte à terme (CAT) est un placement bancaire à taux fixe sur une durée déterminée — idéal pour les investisseurs souhaitant un rendement garanti sur une période définie.

Le fonctionnement du CAT

  • L’investisseur dépose une somme sur le CAT pour une durée fixée (1 mois à 5 ans) à un taux d’intérêt garanti à l’ouverture
  • À l’échéance, le capital + les intérêts sont versés — avec certitude
  • Une sortie anticipée est possible mais avec des pénalités (généralement une réduction des intérêts) — ce qui les rend semi-liquides
  • Le CAT n’est pas couvert par la garantie des dépôts au-delà de 100 000 € par établissement — à surveiller pour les gros montants

Les taux des CAT en 2026

  • CAT 3 mois : 1,8-2,2 %/an
  • CAT 6 mois : 2,0-2,5 %/an
  • CAT 12 mois : 2,3-3,0 %/an (selon les banques)
  • CAT 24 mois : 2,5-3,5 %/an
  • Les meilleurs taux sont généralement proposés par les banques en ligne (Boursorama, Fortuneo, Hello Bank) et les établissements étrangers présents en France

La stratégie d’échelonnement des CAT

  • Pour maximiser le rendement tout en maintenant une liquidité partielle, une stratégie d’échelonnement consiste à diviser le capital en plusieurs tranches avec des maturités différentes
  • Exemple : 100 000 € divisés en 4 CAT de 25 000 € avec des maturités de 3, 6, 9 et 12 mois → chaque trimestre, une tranche arrive à échéance et est disponible (ou renouvelée)
  • Cette stratégie est particulièrement adaptée dans la période précédant les élections 2027 : les CAT arrivant à échéance après les élections permettent de réinvestir dans un contexte post-électoral clarifié

La fiscalité des CAT

  • Les intérêts des CAT sont soumis au PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique) de 30 % (12,8 % d’IR + 17,2 % de PS) — ou au barème progressif sur option
  • Rendement net après PFU 30 % d’un CAT à 3 %/an : 2,1 %/an net

Les fonds euros des assurances vie : liquidité et rendement

Le fonds en euros d’une assurance vie est un placement à capital garanti qui offre une liquidité différée (délai de rachat de quelques jours à 2 semaines) et un rendement annuellement révisé.

Les caractéristiques des fonds euros en 2026

  • Capital garanti à 100 % (y compris les intérêts acquis chaque année — « effet cliquet »)
  • Rendement 2025 moyen : 2,65 % — prévisions 2026 : 2,9-4,6 % selon les assureurs
  • Liquidité : rachat disponible à tout moment — délai de versement de 2 à 15 jours selon les contrats
  • Fiscalité : avantageuse après 8 ans d’antériorité du contrat (abattement 4 600 €/an pour un célibataire, 9 200 €/an pour un couple sur les gains rachetés + taux de 7,5 % vs 12,8 % en PFU)

La stratégie de renforcement des fonds euros avant 2027

  • Arbitrer une partie des unités de compte (ETF, SCPI) vers les fonds euros — pour réduire l’exposition aux actions et à l’immobilier pendant la période d’incertitude pré-électorale
  • Cette opération est gratuite et sans frais dans la plupart des contrats d’assurance vie en architecture ouverte
  • Les fonds euros offrent un rendement de 2,9-4,6 %/an en 2026 — nettement supérieur aux livrets réglementés
  • Après les élections, un arbitrage inverse (fonds euros → unités de compte) permet de profiter des opportunités de marché

Attention aux contraintes des fonds euros

  • Certains assureurs imposent des conditions de détention minimale d’unités de compte pour accéder au fonds euros (ex : 30-50 % du contrat doit être en unités de compte)
  • D’autres n’imposent aucune contrainte — vérifier les conditions du contrat avant tout arbitrage
  • Les contrats d’assurance vie en architecture ouverte (recommandés par ACVM Patrimoine) n’ont généralement pas ces contraintes ou des contraintes très limitées

Pour les détails sur les contrats d’assurance vie recommandés, consultez notre article sur l’ouverture d’une assurance vie en 2026.

L’or physique : valeur refuge en période d’incertitude

L’or est traditionnellement considéré comme une valeur refuge en période d’incertitude politique et économique — sa performance lors des crises passées est documentée.

Pourquoi l’or performe en période d’incertitude

  • L’or n’a pas de contrepartie — il ne peut pas faire défaut, il ne peut pas être dévalué par une banque centrale et il ne dépend pas de la santé financière d’un émetteur
  • En période d’incertitude politique forte (Brexit 2016, COVID 2020, guerre en Ukraine 2022), l’or a systématiquement progressé — servant de refuge pour les investisseurs fuyant les actifs risqués
  • L’or est libellé en dollars — sa performance en euros dépend aussi de l’évolution EUR/USD. Un affaiblissement de l’euro (possible en cas d’incertitude politique française) amplifie les gains en or pour un investisseur européen

Les formes d’investissement en or

  • Or physique (pièces et lingots) : le plus pur mais le moins liquide (vente via des courtiers spécialisés, délais de quelques jours) et le plus contraignant (stockage, assurance, transport)
  • ETF or : fonds coté qui réplique le cours de l’or (ex : Amundi Physical Gold, iShares Physical Gold) — achetable et vendable en bourse comme une action → la forme la plus liquide d’exposition à l’or
  • Or via assurance vie ou CTO : certains contrats donnent accès à des unités de compte exposées à l’or

La fiscalité de l’or

  • Or physique : deux régimes au choix → taxe forfaitaire 11,5 % sur le prix de vente (TVF), ou régime des plus-values biens meubles (36,2 % avec abattement 5 %/an → exonération totale après 22 ans)
  • ETF or en CTO : PFU 30 % sur les plus-values à la cession
  • ETF or en PEA : exonération d’IR sur les plus-values après 5 ans (PS 17,2 % seulement)

L’allocation recommandée en or

  • Une allocation de 5-10 % du portefeuille en or est classiquement recommandée pour les investisseurs souhaitant une couverture contre les risques politiques et monétaires
  • En période pré-électorale, renforcer à 10-15 % peut être défensif — en sachant que l’or ne génère aucun revenu (dividende, loyer, intérêt)

Pour les détails sur l’investissement en or et sa fiscalité, consultez notre article sur la fiscalité de l’or en 2026.

Les obligations d’État à court terme

Les obligations d’État à court terme (OAT françaises, Bunds allemands, T-Bills américains) sont un placement liquide offrant un rendement supérieur aux livrets — avec une liquidité quasi-quotidienne sur les marchés financiers.

Les OAT françaises à court terme

  • Les OAT (Obligations Assimilables du Trésor) émises par l’État français sont les titres de dette souveraine français — avec des maturités allant de 3 mois à 30 ans
  • Pour la fraction liquide pré-électorale, les BTF (Bons du Trésor à taux Fixe) de 3 à 12 mois offrent un rendement de 2,0-2,4 %/an avec une liquidité quotidienne sur le marché secondaire
  • Accessibles via les CTO des banques ou des courtiers en ligne (minimum d’investissement variable selon le courtier)

Les ETF obligataires court terme

  • Des ETF comme iShares EUR Government Bond 0-1yr UCITS ETF ou Amundi ETF Govies 0-6 Months permettent une exposition à un panier d’obligations souveraines à très court terme (0-12 mois)
  • Ces ETF offrent une diversification entre plusieurs pays émetteurs européens (Allemagne, France, Pays-Bas, Italie) — réduisant le risque de concentration sur la dette française
  • Rendement 2026 : 1,9-2,3 %/an selon les ETF
  • Liquidité : cotés en bourse, vendables en quelques secondes pendant les heures de marché

Le risque spécifique des obligations d’État françaises avant 2027

  • En cas de forte incertitude sur la trajectoire budgétaire française (programme électoral jugé dépensier), le spread OAT/Bund pourrait s’écarter — entraînant une légère baisse de la valeur des OAT existantes
  • Ce risque est limité pour les obligations à très court terme (BTF 3-6 mois) — dont la valeur est peu sensible aux variations de taux. Il est plus significatif pour les OAT à 10 ans et plus.
  • Pour la fraction liquide, préférer les BTF/OAT ≤ 12 mois aux obligations à plus longue maturité

Les produits structurés à capital garanti court terme

Les produits structurés à capital garanti et à échéance courte (6-18 mois) sont un intermédiaire intéressant entre les fonds monétaires (rendement bas mais liquidité quotidienne) et les placements longs (rendement élevé mais illiquidité).

Le fonctionnement

  • Ces produits garantissent le remboursement du capital à 100 % à l’échéance + une participation à la performance d’un indice (ou un coupon fixe)
  • Pour un produit à échéance 12 mois avec coupon fixe garanti : rendement de 2,5-3,5 % selon le sous-jacent et l’émetteur
  • Liquidité : rachat possible avant l’échéance — mais avec une valeur de marché variable (peut être légèrement inférieure au capital investi si les marchés ont baissé). Ce sont donc des placements à « conserver jusqu’à l’échéance » pour garantir le capital.

L’utilité dans la stratégie pré-électorale

  • Un produit structuré à capital garanti avec échéance à 12-18 mois (soit juste après les élections de 2027) offre un « pont » entre la période d’incertitude et la période post-électorale
  • L’investisseur immobilise son capital à un rendement fixe pendant l’incertitude, puis récupère son capital garanti + le coupon dès que la situation politique est clarifiée
  • Cette stratégie est particulièrement adaptée aux investisseurs ayant des montants importants (> 50 000 €) à placer de façon sécurisée sur une durée fixe

Pour les produits structurés dans une holding IS ou une assurance vie, consultez notre article sur l’investissement dans sa holding IS.

Ce qu’il ne faut PAS faire avant les élections

Aussi importante que la liste des bonnes décisions est la liste des erreurs à absolument éviter dans la période pré-électorale.

Erreur 1 — Liquider toutes ses positions long terme

La tentation de « tout vendre » avant les élections est psychologiquement compréhensible — mais souvent désastreuse pour la performance à long terme. Les marchés peuvent monter (comme en 2017) aussi bien que baisser au moment des élections. Un investisseur qui a liquidé ses ETF MSCI World avant les élections de 2017 en France a raté une hausse de +4 % en quelques jours. Sur 10-20 ans, les périodes d’incertitude électorale sont des anecdotes dans la courbe de performance d’un portefeuille bien construit.

Erreur 2 — Rester 100 % en actions sans matelas de liquidités

À l’inverse, rester pleinement investi en actifs risqués (ETF actions, SCPI, PE) sans aucune fraction liquide expose à une correction douloureuse en cas de choc électoral. La bonne posture est intermédiaire : maintenir ses positions long terme tout en ayant constitué un matelas de liquidités suffisant (20-30 % du patrimoine financier) pour absorber une correction sans être contraint de vendre au plus bas.

Erreur 3 — Réaliser des plus-values pour les « mettre à l’abri »

Vendre des actifs en plus-value pour les « sécuriser » avant les élections déclenche une imposition immédiate (PFU 30 % sur les plus-values). Sauf si les actifs cédés présentent un risque élevé et concentré, cette opération a rarement un sens économique — on paie 30 % pour acheter une « assurance » contre une baisse incertaine.

Erreur 4 — Concentrer les liquidités sur un seul établissement au-delà de 100 000 €

La garantie des dépôts bancaires (FGDR) couvre les dépôts jusqu’à 100 000 € par déposant et par établissement. Au-delà, les dépôts ne sont plus garantis en cas de défaillance de la banque. Répartir les liquidités entre plusieurs établissements est une précaution élémentaire pour les montants importants.

Erreur 5 — Anticiper un programme électoral particulier pour structurer son patrimoine

Restructurer intégralement son patrimoine en anticipant un programme électoral précis (ISF, flat tax, assurance vie…) est une erreur : les programmes sont rarement appliqués tels quels, les réformes prennent du temps et les changements fiscaux ont généralement des dispositions transitoires protégeant les investissements existants. Les décisions patrimoniales doivent reposer sur des fondamentaux stables, pas sur des anticipations politiques.

L’allocation liquide optimale selon le profil

Profil 1 — Épargnant, 38 ans, patrimoine 150 000 €, TMI 30 %

  • Allocation actuelle : ETF 40 %, assurance vie (UC) 30 %, Livret A + LDDS 30 %
  • Ajustement pré-électoral recommandé : arbitrage de 10 % des UC vers fonds euros → allocation cible ETF 40 %, fonds euros 20 %, Livret A + LDDS + fonds monétaires 40 %
  • Rendement fraction liquide : Livret A 1,5 % + LDDS 1,5 % (plafonds saturés) + fonds monétaires 2 %/an sur l’excédent

Profil 2 — Cadre supérieur, 52 ans, patrimoine 600 000 €, TMI 41 %

  • Allocation actuelle : ETF + PEA 35 %, immobilier (SCPI) 30 %, assurance vie (UC + FE) 20 %, Livret A + LDDS 5 %, trésorerie 10 %
  • Ajustement pré-électoral recommandé : augmenter la fraction liquide à 20-25 % → arbitrage UC → fonds euros + constitution d’un CAT 12 mois sur 50 000 € + renforcement ETF or à 5 % du portefeuille
  • Rendement fraction liquide (150 000 €) : fonds euros 3,5 %/an + CAT 12 mois 2,8 %/an + or (+X % selon les marchés) → rendement global liquide estimé ~2,5-3 %/an

Profil 3 — Dirigeant, 55 ans, holding IS 1 500 000 €

  • Allocation actuelle : CTO (ETF) 30 %, PE (Altaroc) 20 %, immobilier (SCI IS + club deals) 35 %, contrat capitalisation 15 %
  • Ajustement pré-électoral recommandé : renforcer le contrat de capitalisation (poche fonds euros dans le contrat personne morale) à 25 % — financer par arbitrage sur les ETF du CTO (−10 %). Constituer des CAT bancaires sur la holding à 3 mois renouvelables (50 000-100 000 €).
  • Les distributions PE et club deals qui interviendront en 2027 restent dans la holding — pas de redistribution vers le personnel dans la période d’incertitude

La stratégie post-électorale : saisir les opportunités

Le vrai objectif du renforcement de la liquidité pré-électoral est de disposer du capital nécessaire pour saisir les opportunités post-électorales — qui se présentent souvent quelques semaines après les élections.

Les opportunités post-électorales historiques

  • Correction de marché pré-électorale → rebond post-électoral : si les marchés ont reculé par incertitude avant le vote, la clarification du résultat génère souvent un rebond rapide — qui bénéficie à ceux ayant des liquidités disponibles
  • Nouvelles enveloppes fiscales : un nouveau gouvernement peut créer de nouveaux dispositifs d’investissement (nouveau Pinel, nouvelles règles assurance vie, nouveaux PER) — avoir des liquidités permet d’en bénéficier immédiatement
  • Réorientation sectorielle : selon le programme élu, certains secteurs bénéficient de nouvelles politiques (énergies renouvelables, logement, santé) — un arbitrage sectoriel rapide nécessite des liquidités disponibles

Le calendrier de redéploiement

  • J+0 à J+7 (résultat électoral) : observer la réaction des marchés — ne pas agir précipitamment
  • J+7 à J+30 : une fois le programme gouvernemental clarifié, identifier les arbitrages pertinents
  • J+30 à J+90 : redéploiement progressif des liquidités vers les classes d’actifs avantagées par le nouveau contexte
  • La règle fondamentale : le redéploiement doit être progressif (DCA post-électoral) plutôt qu’en une seule fois — pour lisser le risque de timing

Les risques fiscaux à anticiper selon les scénarios politiques

Sans anticiper un programme politique précis, certaines thématiques fiscales récurrentes dans les débats politiques français méritent d’être connues pour adapter sa stratégie patrimoniale.

Thème 1 — La remise en cause du PFU (flat tax 30 %)

  • Le PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique) de 30 % sur les revenus du capital est régulièrement discuté — des propositions de le remonter à 33-35 % ou de le supprimer (retour au barème progressif) circulent dans certains programmes
  • Impact potentiel : une hausse du PFU renchérirait la fiscalité des dividendes, des plus-values sur CTO et des rachats d’assurance vie (pour les contrats < 8 ans)
  • Parade préventive : réaliser si pertinent les rachats d’assurance vie en plus-value avant les élections (pour cristalliser la fiscalité à 30 % ou 7,5 %) — en vérifiant que cela est économiquement justifié par ailleurs

Thème 2 — La réforme de l’assurance vie

  • L’assurance vie est parfois citée comme cible de réforme — modification de l’abattement successoral, réintégration des capitaux décès dans la succession, hausse de la fiscalité des rachats
  • Parade préventive : ne pas différer les versements en assurance vie avant 70 ans — les primes versées avant les éventuelles réformes sont en général protégées par des clauses de droit acquis

Thème 3 — Un ISF « rénové » ou un IFI élargi

  • Des propositions de réintroduction d’un ISF (impôt sur la fortune mobilière et immobilière) ou d’élargissement de l’IFI actuel (aux actifs mobiliers) circulent régulièrement
  • Impact potentiel : une telle réforme toucherait les patrimoines financiers importants. Les structures actuelles (assurance vie, PER) peuvent offrir une certaine protection si les réformes maintiennent des exonérations sur ces enveloppes.

La règle de prudence

Restructurer son patrimoine en anticipant une réforme fiscale spécifique qui n’est pas encore votée est risqué — les programmes électoraux changent, les coalitions gouvernementales s’ajustent et les réformes fiscales profondes sont rares en France (le PFU, introduit en 2018, est toujours en vigueur 8 ans après). La prudence recommande de construire un patrimoine robuste à différents scénarios plutôt que d’optimiser pour un scénario unique.

Simulations d’allocation par profil

Simulation 1 — Patrimoine financier 100 000 €, horizon retraite 20 ans

Simulation 2 — Dirigeant, patrimoine financier 800 000 €, holding IS

Les erreurs classiques à éviter

  • Tout laisser sur le compte courant : laisser des liquidités importantes sur un compte courant rémunéré à 0 % alors que les fonds monétaires rapportent 2 %/an est une erreur qui coûte cher. Sur 200 000 € pendant 12 mois, le manque à gagner est de 4 000 €. Les fonds monétaires ETF sont accessibles en quelques clics et aussi liquides qu’un compte courant.
  • Saturer uniquement le Livret A sans aller plus loin : le Livret A (1,5 %/an exonéré) est excellent pour le matelas de sécurité mais insuffisant pour les montants importants. Au-delà des plafonds réglementés (Livret A 22 950 € + LDDS 12 000 €), les fonds monétaires et les CAT offrent des rendements supérieurs.
  • Ignorer la garantie des dépôts FGDR : la garantie des dépôts n’est que de 100 000 € par déposant par établissement. Pour les liquidités importantes, répartir sur plusieurs banques est une précaution élémentaire — surtout en période d’incertitude.
  • Confondre liquidité et sécurité : un placement liquide n’est pas forcément sûr. Certains actifs sont « liquides » (vendables rapidement) mais présentent un risque de perte en capital (actions, obligations longue durée). La liquidité et la garantie en capital sont deux critères distincts à évaluer séparément.
  • Faire des arbitrages fiscalement coûteux : vendre des ETF en forte plus-value pour « passer en liquidités » déclenche une imposition immédiate (PFU 30 %). Il est souvent plus judicieux d’orienter les nouveaux versements vers la poche liquide plutôt que de vendre les positions existantes.

Stratégie & recommandation ACVM Patrimoine

Face à l’incertitude des élections 2027, la bonne stratégie patrimoniale combine deux impératifs apparemment contradictoires : maintenir les positions de long terme (qui génèrent les performances) tout en renforçant un matelas de liquidités (qui offre sécurité et réactivité). Notre recommandation en 5 points :

  1. Constituer un matelas de liquidités de 20-30 % du patrimoine financier — réparti entre fonds monétaires (rendement 2 %), fonds euros assurance vie (rendement 3-4 %), et livrets réglementés (pour le matelas de sécurité exonéré d’impôt). Cette fraction liquide doit être accessible en moins d’une semaine.
  2. Privilégier les fonds monétaires ETF et les fonds euros pour la grande masse des liquidités — plutôt que les comptes courants non rémunérés. Sur 200 000 € de liquidités, la différence entre 0 % (compte courant) et 2 %/an (fonds monétaire) représente 4 000 €/an — une économie significative.
  3. Échelonner des CAT de 3 à 18 mois pour la trésorerie non immédiatement nécessaire — des maturités calées sur l’après-élection (second semestre 2027) permettent de bénéficier de taux fixes légèrement supérieurs tout en récupérant les fonds dans un contexte post-électoral clarifié.
  4. Maintenir les positions illiquides long terme (PE, SCPI, club deals) — qui ne sont pas affectés par la volatilité de marché à court terme et dont les performances dépendent de facteurs économiques de long terme indépendants des élections.
  5. Prendre rendez-vous avec ACVM Patrimoine — pour un bilan de votre allocation actuelle, un audit de la fraction liquide de votre patrimoine et la construction d’une stratégie adaptée à la période 2026-2027. Le rendez-vous découverte est totalement gratuit et sans engagement.

Pour aller plus loin, consultez nos articles sur l’assurance vie en 2026, le PER 2026, la fiscalité de l’or, l’investissement dans sa holding IS, notre article sur la préparation de la retraite à 35 ans et notre présentation d’ACVM Patrimoine.

Foire aux questions

Faut-il vraiment modifier son allocation avant les élections 2027 ?

La réponse dépend de votre profil, de votre situation financière actuelle et de la composition de votre portefeuille. Si vous avez déjà 20-30 % de votre patrimoine financier en actifs liquides (livrets, fonds monétaires, fonds euros), vous n’avez probablement rien à faire — votre allocation est déjà adaptée à une période d’incertitude. Si vous êtes à 90-100 % investis en actifs risqués (ETF, SCPI, PE) et que vous avez des besoins de trésorerie prévisibles dans les 2 prochaines années, renforcer la fraction liquide est prudent — non pas parce que les élections vont forcément créer une crise, mais parce qu’un matelas de liquidités est utile en toutes circonstances. L’incertitude pré-électorale est une bonne occasion de faire un bilan de son allocation et de rééquilibrer si nécessaire — pas de paniquer. L’histoire montre que les investisseurs qui maintiennent une vision long terme et ne sur-réagissent pas aux cycles électoraux obtiennent de meilleures performances sur 10-20 ans que ceux qui tentent de « market timer » les élections. Le message est donc nuancé : ajustement raisonnable si la fraction liquide est insuffisante, maintien des positions si elle est déjà équilibrée.

Quel est le meilleur rendement pour des liquidités en 2026 ?

En 2026, le classement des placements liquides par rendement est le suivant, du plus au moins rémunérateur. Le LEP à 3,5 %/an net (exonéré d’impôt) est imbattable pour les éligibles — mais avec un plafond de 10 000 € et des conditions de revenus. Le fonds euros assurance vie de qualité offre 3-4,5 %/an brut (soit 3-4,5 % net si l’on est dans la fenêtre des 8 ans d’antériorité avec abattement) — sans plafond, accessible dans les jours suivant la demande. Les comptes à terme à 12-18 mois offrent 2,5-3,5 %/an brut (soit 1,75-2,45 %/an net après PFU 30 %) — fixés à l’avance, semi-liquides. Les fonds monétaires offrent 1,8-2,3 %/an brut (1,26-1,61 %/an net) — totalement liquides, sans plafond, disponibles quotidiennement. Le Livret A à 1,5 %/an net (exonéré) est le moins rémunérateur mais le plus simple et le plus sûr pour les premiers 22 950 €. Le LDDS à 1,5 %/an net — complémentaire au Livret A jusqu’à 12 000 €. La hiérarchie pratique : LEP (jusqu’au plafond si éligible) → fonds euros AV → CAT → fonds monétaires → Livret A → LDDS. Dans tous les cas, les comptes courants non rémunérés (ou rémunérés à 0,01 %) sont à éviter au-delà du strict minimum de trésorerie courante.

Comment savoir combien garder en liquidités pendant la période pré-électorale ?

La réponse dépend de trois facteurs personnels. Premièrement, vos besoins de trésorerie prévisibles sur 12-18 mois : si vous prévoyez des dépenses importantes (achat immobilier, travaux, études des enfants, mariage), la fraction liquide doit couvrir ces besoins avec une marge. Gardez en tête que les liquidités doivent être disponibles rapidement pour ces projets. Deuxièmement, votre tolérance psychologique à la volatilité : si une correction de marché de −15 % vous amènerait à vendre vos ETF en panique, il vaut mieux avoir une fraction liquide plus importante — qui vous donnera la tranquillité d’esprit nécessaire pour maintenir vos positions long terme. Un portefeuille qu’on ne regarde pas dans les mauvais moments est souvent plus performant qu’un portefeuille qu’on liquide sous la pression émotionnelle. Troisièmement, la composition de votre patrimoine : si votre patrimoine comprend une part importante d’actifs illiquides (PE, club deals, SCI avec bail rural), la fraction liquide doit être plus importante pour compenser. Une règle empirique raisonnable pour la période pré-électorale : 3 à 6 mois de dépenses courantes en liquidités immédiates (Livret A) + 15-25 % du patrimoine financier en actifs semi-liquides à rendement (fonds euros, CAT, fonds monétaires) + maintien des positions long terme pour le solde. Un bilan personnalisé avec ACVM Patrimoine permet de définir précisément le niveau de liquidité optimal pour votre situation.

En résumé

  • Le contexte 2026-2027 : BCE à 2,00 %, EURIBOR 3 mois ~2,1 %, inflation 2,2 %, fonds euros 3-4,5 %/an, fonds monétaires 2 %/an — une fenêtre inédite depuis 2009 pour rémunérer les liquidités.
  • La bonne approche : renforcer la fraction liquide (20-30 % du patrimoine financier) sans liquider les positions long terme. La liquidité est une option tactique, pas une stratégie d’investissement.
  • Les meilleurs placements liquides en 2026 : LEP 3,5 % net (si éligible) → fonds euros AV 3-4,5 % → CAT 12-18 mois 2,5-3,5 %/an → fonds monétaires ETF 2 %/an → Livret A 1,5 % net.
  • L’or : 5-10 % du portefeuille en ETF or comme couverture contre l’incertitude politique et monétaire — valeur refuge historiquement performante en période de stress.
  • Ce qu’il ne faut pas faire : tout liquider, réaliser des plus-values fiscalement coûteuses, concentrer plus de 100 000 € dans un seul établissement, restructurer en anticipant un programme électoral précis.
  • La stratégie post-électorale : garder des liquidités disponibles pour saisir les opportunités post-électorales — corrections de marché, nouveaux dispositifs fiscaux, arbitrages sectoriels.
  • Notre conseil : bilan d’allocation, renforcement des fonds euros et fonds monétaires, CAT échelonnés sur 3-18 mois, or à 5-10 %, maintien des positions illiquides long terme — rendez-vous découverte gratuit ACVM Patrimoine.

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