L’apport-cession est l’un des mécanismes fiscaux les plus puissants disponibles pour un dirigeant souhaitant céder son entreprise : en apportant ses titres à une holding IS avant la cession, il reporte la plus-value — parfois plusieurs millions d’euros — et dispose du produit intégral pour le réinvestir sans frottement fiscal immédiat. Mais ce report n’est pas un cadeau inconditionnel. Il est soumis à une contrainte stricte : au moins 60 % du produit de cession doit être réinvesti dans des actifs éligibles dans un délai de deux ans. Le non-respect de cette contrainte entraîne la déchéance immédiate du report et une imposition rétroactive de l’intégralité de la plus-value — avec intérêts de retard. La question du réinvestissement est donc le nerf de la guerre de l’apport-cession : quels actifs choisir, comment les sélectionner, comment respecter les délais, et surtout — comment ne pas se retrouver seul face à une décision d’investissement de plusieurs centaines de milliers d’euros avec une épée de Damoclès fiscale au-dessus de la tête ? Ce guide présente précisément comment ACVM Patrimoine accompagne les dirigeants dans la phase de réinvestissement post-apport-cession — de la cartographie des actifs éligibles à la mise en place opérationnelle des investissements, en passant par l’optimisation de l’allocation et la sécurisation de la conformité fiscale.

Par l’équipe ACVM Patrimoine — Conseillers en gestion de patrimoine
Publié le 3 septembre 2026 — Mis à jour le 3 septembre 2026
Temps de lecture estimé : 10 minutes

Apport-cession 2026 | 150-0 B ter | Réinvestissement 60 % | Holding IS | Actifs éligibles | CGP indépendant | ACVM Patrimoine

Avertissement : ce guide présente des principes généraux sur l’apport-cession et le réinvestissement. Chaque situation est unique — consultez impérativement un avocat fiscaliste, un expert-comptable et un CGP indépendant avant toute opération d’apport-cession.

Dans cet article :

  1. L’apport-cession 150-0 B ter : rappel du mécanisme
  2. La contrainte de réinvestissement : ce que dit exactement la loi
  3. Les actifs éligibles au réinvestissement
  4. Les actifs non éligibles : les pièges à éviter
  5. Le délai de réinvestissement : 2 ans, mode d’emploi
  6. Pourquoi le réinvestissement est la phase la plus critique
  7. L’accompagnement CGP dans la phase de réinvestissement
  8. Réinvestissement 1 — Le private equity (Altaroc, FPCI)
  9. Réinvestissement 2 — Les club deals immobiliers
  10. Réinvestissement 3 — Le financement de PME en direct
  11. Réinvestissement 4 — Les fonds de capital-risque et d’innovation
  12. La poche libre (40 %) : comment l’optimiser dans la holding
  13. L’allocation optimale du produit de cession en holding
  14. Les simulations chiffrées par montant de cession
  15. Le suivi dans le temps : conformité et reporting
  16. Les erreurs classiques dans le réinvestissement apport-cession
  17. Cas particuliers
  18. Stratégie & recommandation ACVM Patrimoine
  19. Foire aux questions
  20. En résumé

L’apport-cession 150-0 B ter : rappel du mécanisme

L’article 150-0 B ter du CGI organise le report d’imposition de la plus-value réalisée lors de l’apport de titres à une société IS contrôlée par l’apporteur, préalablement à leur cession par la société bénéficiaire de l’apport.

Le schéma de l’opération en trois temps

  1. Apport des titres à la holding IS : le dirigeant apporte ses parts (SAS, SARL, SA) à sa holding IS. La holding reçoit les titres et émet de nouvelles parts en contrepartie. La plus-value constatée lors de l’apport est placée en report d’imposition — pas d’imposition au moment de l’apport.
  2. Cession des titres par la holding : la holding cède les titres à l’acquéreur. La plus-value de cession reste en report — la holding encaisse le produit intégral de la cession sans imposition immédiate au niveau de l’apporteur. La holding peut cependant bénéficier du régime des titres de participation (IS effectif 3 %) sur sa propre plus-value IS.
  3. Réinvestissement dans la holding : la holding doit réinvestir 60 % minimum du produit de cession dans des actifs éligibles dans les 2 ans suivant la cession. Le report est maintenu tant que cette condition est respectée et que le dirigeant conserve le contrôle de la holding.

Les conditions d’application du report

  • Contrôle de la holding : l’apporteur doit contrôler la société bénéficiaire de l’apport (>50 % des droits de vote ou des droits à dividendes, seul ou avec son groupe familial)
  • Société IS bénéficiaire : la holding doit être soumise à l’IS
  • Délai de conservation : si la holding cède les titres apportés dans les 3 ans suivant l’apport, le réinvestissement de 60 % est obligatoire — sinon le report tombe
  • Réinvestissement : 60 % du produit de cession dans des actifs éligibles dans les 24 mois suivant la cession

L’ampleur de l’enjeu fiscal

Pour illustrer l’enjeu : un dirigeant cédant ses parts 3 000 000 € avec un prix de revient de 100 000 € réalise une plus-value de 2 900 000 €. Sans apport-cession, l’imposition au PFU 30 % s’élève à 870 000 €. Avec apport-cession et report maintenu : 0 € d’imposition immédiate — 870 000 € de capital supplémentaire disponible pour le réinvestissement. C’est précisément cet enjeu qui rend le réinvestissement si critique : mal géré, il anéantit un avantage fiscal considérable.

La contrainte de réinvestissement : ce que dit exactement la loi

L’article 150-0 B ter IV du CGI définit précisément les conditions du réinvestissement obligatoire.

Le quantum : 60 % minimum

  • 60 % du produit de cession (pas de la plus-value) doit être réinvesti
  • Pour une cession à 3 000 000 € : 1 800 000 € minimum à réinvestir en actifs éligibles
  • Les 40 % restants (1 200 000 €) sont libres — disponibles pour tout type d’investissement dans la holding (CTO, contrat de capitalisation, trésorerie)

Le délai : 24 mois

  • Le réinvestissement doit être réalisé dans les 24 mois suivant la date de cession des titres par la holding
  • Pas de prorogation possible — délai de rigueur
  • Le réinvestissement peut être fractionné sur plusieurs opérations successives au cours du délai de 24 mois
  • Chaque réinvestissement partiel doit être documenté et justifiable

La durée de conservation des actifs réinvestis

  • Les actifs acquis dans le cadre du réinvestissement doivent être conservés pendant au moins 12 mois
  • Une cession avant 12 mois entraîne la déchéance du report sur la fraction correspondante
  • Exception : la cession avant 12 mois est tolérée si le produit est immédiatement réinvesti dans un autre actif éligible

Les conséquences du non-respect

  • Déchéance du report d’imposition — imposition immédiate de la totalité de la plus-value en report
  • Application du PFU 30 % sur la plus-value initialement reportée
  • Intérêts de retard de 0,20 %/mois depuis la date de l’apport
  • Éventuelle majoration de 40 % en cas de manquement délibéré

Les actifs éligibles au réinvestissement

La loi définit limitativement les catégories d’actifs éligibles au réinvestissement. Toute erreur de qualification peut entraîner la remise en cause du report.

Catégorie 1 — Le financement de sociétés opérationnelles (article 150-0 B ter IV 1°)

Le réinvestissement dans le financement de l’activité économique de sociétés opérationnelles soumises à l’IS, non cotées, ayant leur siège dans l’UE :

  • Souscription au capital de PME opérationnelles : investissement direct dans une entreprise qui exerce une activité commerciale, industrielle, artisanale, libérale ou agricole
  • Augmentation de capital de sociétés existantes : financement du développement d’une entreprise en croissance
  • Création de nouvelles sociétés opérationnelles : financement d’une activité nouvelle
  • La société bénéficiaire ne doit pas être une holding patrimoniale pure — elle doit exercer une activité économique réelle

Catégorie 2 — Les fonds d’investissement qualifiés (article 150-0 B ter IV 2°)

Souscription de parts ou actions de fonds d’investissement dont l’actif est constitué à 75 % minimum de titres de sociétés opérationnelles éligibles :

  • FCPR (Fonds Communs de Placement à Risque) : fonds investissant en capital-risque et private equity — éligibles si quota de 75 % respecté
  • FPCI (Fonds Professionnels de Capital Investissement) : version professionnelle du FCPR — accessibles aux investisseurs qualifiés
  • SLP (Sociétés de Libre Partenariat) : véhicule de PE de droit français aligné sur les standards internationaux
  • SICAV de PE : fonds structurés en société d’investissement
  • Altaroc Odyssey 2026 : éligible en tant que FPCI respectant le quota de 75 % — à vérifier millésime par millésime

Catégorie 3 — Les holdings animatrices (article 150-0 B ter IV 3°)

Acquisition de parts ou actions de sociétés holding animatrices de groupe — qui exercent effectivement des fonctions de direction et de gestion sur leurs filiales opérationnelles. La holding doit être animatrice au sens strict — pas une simple holding patrimoniale.

Catégorie 4 — Les fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) et fonds d’investissement de proximité (FIP)

  • FCPI : fonds investissant dans des PME innovantes — éligibles sous conditions
  • FIP : fonds investissant dans des PME de proximité — éligibles sous conditions
  • Rendement et liquidité généralement inférieurs au PE institutionnel — à évaluer selon les cas

Les actifs non éligibles : les pièges à éviter

Nombreux sont les actifs dans lesquels un dirigeant peut naturellement vouloir investir le produit de sa cession — et qui ne sont pas éligibles au réinvestissement obligatoire.

Les actifs explicitement non éligibles

  • L’immobilier en direct : acquisition d’un immeuble en direct par la holding — non éligible. L’immobilier locatif classique n’est pas une activité économique au sens de la loi
  • Les SCPI : non éligibles — les SCPI sont des véhicules d’investissement immobilier, pas des sociétés opérationnelles
  • Les ETF, OPCVM et titres cotés : non éligibles — l’investissement en marchés cotés n’est pas du financement de l’économie réelle
  • Le contrat de capitalisation : non éligible — enveloppe d’épargne financière
  • Les obligations : non éligibles — l’investissement obligataire n’est pas une souscription au capital
  • Les produits structurés : non éligibles
  • Les crypto-actifs : non éligibles
  • L’art et les actifs tangibles alternatifs : non éligibles (MATIS non éligible au réinvestissement obligatoire)
  • La trésorerie et les dépôts bancaires : non éligibles

Le cas ambigu des club deals immobiliers

Les club deals immobiliers structurés via une SCI ou une SAS IS peuvent être éligibles si — et seulement si — la société propriétaire de l’actif exerce une activité économique réelle (location meublée professionnelle, exploitation hôtelière, résidence gérée avec services). Un club deal de simple location nue n’est généralement pas éligible. Votre avocat fiscaliste doit valider l’éligibilité de chaque club deal avant l’investissement.

Le cas des holdings animatrices cibles

Investir dans une autre holding IS peut être éligible si cette holding est animatrice — c’est-à-dire si elle exerce des fonctions de direction et de gestion effectives sur ses filiales opérationnelles. Une holding purement patrimoniale cible n’est pas éligible.

Le délai de réinvestissement : 24 mois, mode d’emploi

Le point de départ du délai

Le délai de 24 mois commence à courir à la date de la cession des titres par la holding — pas à la date de l’apport. Si l’apport a eu lieu en janvier 2025 et la cession en mars 2025, le délai expire en mars 2027.

La stratégie de réinvestissement progressif

Le réinvestissement peut être fractionné sur plusieurs opérations successives dans le délai de 24 mois — ce qui est généralement recommandé pour plusieurs raisons :

  • Diversification des actifs : plusieurs réinvestissements dans différents fonds PE ou clubs deals réduisent le risque de concentration
  • Adaptation aux opportunités de marché : les fonds PE ne lèvent pas en permanence — échelonner les réinvestissements permet de souscrire aux meilleurs millésimes disponibles
  • Gestion des appels de fonds : les FPCI de PE appellent les fonds progressivement sur 3-4 ans — la souscription compte immédiatement dans le réinvestissement même si les fonds ne sont pas appelés immédiatement

Le calendrier type pour un produit de cession de 2 000 000 €

Pourquoi le réinvestissement est la phase la plus critique

La phase de réinvestissement est paradoxalement celle que les dirigeants préparent le moins — alors qu’elle conditionne entièrement la sécurité fiscale de l’opération et la performance patrimoniale à long terme.

Les 4 risques de la phase de réinvestissement

  • Risque fiscal n°1 — Le non-respect du délai : les 24 mois passent vite, surtout si le dirigeant est absorbé par la post-cession (transition avec le repreneur, période d’earn-out, repos post-cession). Sans suivi rigoureux, le délai peut expirer avant que le réinvestissement ait été complété.
  • Risque fiscal n°2 — L’investissement dans un actif non éligible : investir dans une SCPI, de l’immobilier en direct ou des ETF en croyant que cela satisfait la contrainte est une erreur fatale. La qualification de chaque actif doit être validée avant l’investissement — pas après.
  • Risque patrimonial n°1 — La mauvaise allocation : concentrer les 60 % sur un seul investissement (un seul fonds PE, une seule PME) pour « faire simple » crée une concentration de risque inadaptée. Une diversification sur 3-4 véhicules éligibles différents est indispensable.
  • Risque patrimonial n°2 — Le manque de rendement : choisir des actifs éligibles « sûrs » mais peu performants (FCPI mal sélectionnés, FIP à faible rendement) sous-optimise le capital disponible. Les 60 % réinvestis doivent également générer un rendement satisfaisant à long terme.

La double exigence : conformité ET performance

Un bon accompagnement sur l’apport-cession ne se résume pas à cocher la case des 60 % dans les actifs éligibles — il doit simultanément garantir la conformité fiscale (actifs éligibles, délai respecté, documentation) ET optimiser la performance patrimoniale (allocation diversifiée, rendement cible, horizon adapté). Ces deux objectifs sont parfaitement compatibles — mais ils nécessitent un accompagnement professionnel pluridisciplinaire.

L’accompagnement CGP dans la phase de réinvestissement

ACVM Patrimoine intervient comme chef d’orchestre de la phase de réinvestissement — en coordination avec l’avocat fiscaliste et l’expert-comptable du dirigeant.

Le rôle spécifique du CGP dans l’apport-cession

La répartition des rôles est claire :

  • L’avocat fiscaliste : structuration juridique de l’apport-cession, rédaction des actes, validation de la conformité du mécanisme, qualification fiscale des actifs de réinvestissement
  • L’expert-comptable : suivi comptable de la holding, déclarations fiscales IS, suivi du report d’imposition dans la liasse fiscale
  • Le CGP (ACVM Patrimoine) : sélection et mise en place des actifs de réinvestissement éligibles, optimisation de l’allocation globale de la holding (60 % contraint + 40 % libre), suivi de la performance des investissements, accompagnement dans la durée

Les étapes de l’accompagnement ACVM Patrimoine

  1. Prise en charge dès la signature de la cession : identification immédiate du montant à réinvestir, du délai et des actifs éligibles disponibles
  2. Cartographie des opportunités : présentation des fonds PE éligibles disponibles (Altaroc, FPCI partenaires), des club deals immobiliers éligibles et des opportunités de co-investissement direct
  3. Construction de l’allocation : proposition d’une allocation diversifiée sur 3-4 véhicules éligibles, avec simulation de rendement et de risque
  4. Validation fiscale préalable : confirmation de l’éligibilité de chaque actif avec l’avocat fiscaliste avant toute souscription
  5. Mise en place opérationnelle : souscription des fonds, signature des bulletins de souscription, virements depuis la holding
  6. Documentation et traçabilité : constitution du dossier de réinvestissement (justificatifs de souscription, montants, dates) remis à l’expert-comptable pour la liasse fiscale
  7. Suivi continu : reporting annuel des investissements éligibles, alerte en cas de dépassement de délai, accompagnement lors des arbitrages et sorties

Pourquoi l’accompagnement d’un CGP indépendant est indispensable

  • Accès aux fonds : les FPCI et FCPR éligibles ne sont pas accessibles en direct — ils passent par des réseaux de distribution agréés dont ACVM Patrimoine fait partie
  • Sélection indépendante : un CGP indépendant (sans lien capitalistique avec les fonds) sélectionne les meilleurs véhicules disponibles selon des critères objectifs — pas selon des accords de distribution exclusifs
  • Vision globale : le CGP coordonne simultanément le réinvestissement contraint ET l’optimisation de la poche libre (40 %) — pour maximiser la performance globale de la holding
  • Disponibilité et réactivité : certaines opportunités de réinvestissement (closing d’un fonds PE, club deal immobilier) ont des délais courts — le CGP doit être prêt à agir rapidement

Réinvestissement 1 — Le private equity (Altaroc, FPCI)

Le private equity institutionnel est le véhicule de réinvestissement éligible le plus performant sur le long terme — et le plus utilisé dans le cadre de l’apport-cession.

Pourquoi le PE est le réinvestissement éligible optimal

  • Éligibilité certaine : les FPCI et FCPR respectant le quota de 75 % en sociétés opérationnelles sont éligibles — c’est leur vocation naturelle
  • Rendement le plus élevé des actifs éligibles : TRI historique PE tier 1 : 12-15 %/an sur 10 ans — nettement supérieur aux autres catégories éligibles
  • Appels de fonds progressifs : la souscription au FPCI compte immédiatement dans le réinvestissement même si les fonds ne sont appelés que progressivement — ce qui sécurise le délai de 24 mois
  • Décorrélation des marchés cotés : le PE n’est pas corrélé aux marchés financiers — il complète naturellement la poche libre investie en ETF et CTO

Altaroc Odyssey 2026 comme véhicule de réinvestissement

  • Structure : FPCI multi-fonds (5-6 fonds PE tier 1 mondiaux)
  • Éligibilité apport-cession : oui, sous réserve de vérification du quota 75 % pour le millésime concerné
  • Ticket minimum holding IS : 100 000 €
  • TRI cible : 12-15 %/an sur 10 ans
  • Appels de fonds sur 3-4 ans → souscription immédiate, décaissements progressifs

Les autres FPCI éligibles disponibles

ACVM Patrimoine distribue plusieurs FPCI éligibles à l’apport-cession en complément d’Altaroc :

  • Fonds de buyout : acquisition de PME matures à fort potentiel de valorisation (TRI cible 12-18 %)
  • Fonds de capital-développement : financement de la croissance de PME établies (TRI cible 10-14 %)
  • Fonds d’infrastructure : actifs réels (énergies renouvelables, télécommunications) — rendement plus stable (TRI 8-12 %)
  • Fonds de dette privée : prêts directs aux PME — rendement courant 7-10 %/an, profil de risque plus défensif

Consultez notre article sur le private equity Altaroc 2026.

Réinvestissement 2 — Les club deals immobiliers

Certains club deals immobiliers peuvent être éligibles au réinvestissement apport-cession — sous conditions strictes liées à la nature de l’activité exercée par la société propriétaire de l’actif.

Les club deals immobiliers éligibles

Pour être éligible, le club deal immobilier doit être structuré via une société IS exerçant une activité économique réelle — pas uniquement de la location nue :

  • Résidences gérées avec services : résidences seniors, résidences étudiantes, résidences de tourisme — l’exploitant exerce une activité hôtelière ou para-hôtelière qualifiée d’activité commerciale
  • Immobilier d’exploitation professionnelle : cliniques, établissements de santé, établissements d’enseignement — activité clairement commerciale ou libérale
  • Opérations de marchand de biens : achat/rénovation/revente — activité commerciale par nature

Les club deals immobiliers non éligibles

  • Immobilier locatif nu classique (bureaux, commerces en location simple)
  • SCPI — quelle que soit leur nature
  • Acquisition d’immeuble en direct par la holding

La validation préalable obligatoire

Avant tout réinvestissement dans un club deal immobilier dans le cadre d’un apport-cession, l’avocat fiscaliste doit valider par écrit l’éligibilité de la structure. Cette validation ne peut pas être assumée par le CGP seul — elle requiert une analyse juridique et fiscale approfondie de la structure du club deal.

Réinvestissement 3 — Le financement de PME en direct

L’investissement direct dans une PME opérationnelle est la catégorie d’actifs éligibles la plus « pure » au sens de la loi — mais aussi la plus risquée et la plus exigeante en termes de sélection.

Les formes d’investissement direct éligibles

  • Souscription au capital d’une PME : augmentation de capital réservée à la holding — acquisition de parts ou d’actions en échange d’un apport en numéraire
  • Rachat minoritaire de parts de PME : acquisition d’une participation minoritaire dans une entreprise partenaire ou cible d’investissement
  • Obligations convertibles : dans certains cas, les obligations convertibles en actions peuvent être éligibles — à valider fiscalement

Les critères de sélection des PME cibles

  • Activité opérationnelle réelle et documentée (pas une holding intermédiaire)
  • Siège social dans l’UE
  • Soumise à l’IS
  • Non cotée sur un marché réglementé
  • Solidité financière et potentiel de valorisation à terme (TRI cible > 10 %)

Les risques spécifiques de l’investissement direct

  • Risque de concentration — un seul investisseur dans une seule PME
  • Risque de liquidité — la revente de parts de PME non cotée peut prendre du temps
  • Risque opérationnel — la performance dépend entièrement du management de la PME cible
  • Recommandation : limiter les investissements directs à 15-20 % du réinvestissement total — compléter avec des FPCI diversifiés

Réinvestissement 4 — Les fonds de capital-risque et d’innovation

FCPI (Fonds Communs de Placement dans l’Innovation)

  • Investissent dans des PME innovantes (60 % minimum en titres de PME innovantes)
  • Éligibles au réinvestissement apport-cession si le quota de 75 % en sociétés opérationnelles est respecté
  • Avantage additionnel pour le particulier détenant le FCPI en direct : réduction d’impôt IR — non applicable pour une holding IS
  • Rendement variable selon le millésime et la qualité de la gestion : 0 à 15 %/an selon les fonds
  • Risque élevé : investissement dans des startups et PME innovantes — profil de risque supérieur au PE buyout

FIP (Fonds d’Investissement de Proximité)

  • Investissent dans des PME régionales (60 % minimum dans une zone géographique définie)
  • Éligibles sous les mêmes conditions que les FCPI
  • Rendement généralement inférieur au PE institutionnel
  • Intérêt limité pour une holding IS — à réserver aux investisseurs souhaitant une dimension territoriale

Notre positionnement sur FCPI et FIP

Dans le cadre d’un apport-cession, nous recommandons généralement de privilégier les FPCI institutionnels (Altaroc, fonds de buyout) aux FCPI et FIP grand public — pour des raisons de performance historique, de qualité de gestion et de diversification. Les FCPI et FIP peuvent compléter l’allocation si le dirigeant souhaite une exposition à l’innovation et au capital-risque, mais ils ne doivent pas constituer le cœur du réinvestissement éligible.

La poche libre (40 %) : comment l’optimiser dans la holding

Les 40 % du produit de cession non soumis à la contrainte de réinvestissement constituent une poche libre d’investissement — à déployer selon les règles classiques d’une holding IS.

L’allocation optimale de la poche libre

  • CTO — ETF MSCI World capitalisants : 40 % de la poche libre → capitalisation actions sans IS annuel, rendement 8-9 %/an
  • Contrat de capitalisation : 30 % → SCPI + fonds euros capitalisés sans IS annuel sur les revenus
  • Produits structurés à capital garanti : 20 % → rendement conditionnel 4-8 %/an, capital protégé
  • Trésorerie court terme : 10 % → fonds monétaires ou CAT pour la liquidité opérationnelle de la holding

La complémentarité poche libre / poche contrainte

L’allocation globale de la holding doit être pensée comme un tout cohérent — poche contrainte ET poche libre. La poche contrainte (PE institutionnel, club deals éligibles) apporte le potentiel de rendement élevé et la décorrélation. La poche libre (CTO ETF, contrat de capitalisation, produits structurés) apporte la liquidité relative, la diversification et la protection du capital. Ensemble, elles constituent une allocation patrimoniale complète et équilibrée.

Consultez notre article sur l’investissement dans sa holding en 2026.

L’allocation optimale du produit de cession en holding

Pour un produit de cession de 1 000 000 €

Les simulations chiffrées par montant de cession

Simulation 1 — Cession à 1 500 000 €, plus-value 1 300 000 €

Sans apport-cession :

  • PFU 30 % sur 1 300 000 € = 390 000 € d’impôt
  • Capital net disponible pour réinvestissement : 1 110 000 €
  • Capital à 10 ans (6,5 %/an) : ~2 100 000 €

Avec apport-cession (report maintenu) :

  • Capital disponible immédiatement : 1 500 000 €
  • Réinvestissement contraint (60 %) : 900 000 € en FPCI/PME → TRI 12 %/an → ~2 786 000 € à 10 ans
  • Poche libre (40 %) : 600 000 € → 6,5 %/an → ~1 131 000 € à 10 ans
  • Capital total holding avant IS : ~3 917 000 €
  • IS estimé sur 10 ans (25 % sur revenus cumulés) : ~350 000 €
  • Capital net IS à 10 ans : ~3 567 000 €
  • Avantage de l’apport-cession sur 10 ans : +1 467 000 €

Simulation 2 — Cession à 3 000 000 €, plus-value 2 800 000 €

Sans apport-cession :

  • PFU 30 % sur 2 800 000 € = 840 000 € d’impôt
  • Capital disponible : 2 160 000 €
  • Capital à 10 ans (6,5 %/an) : ~4 080 000 €

Avec apport-cession (report maintenu) :

  • Capital disponible : 3 000 000 €
  • Poche contrainte (60 %) : 1 800 000 € → TRI 12 % → ~5 572 000 €
  • Poche libre (40 %) : 1 200 000 € → 6,5 % → ~2 263 000 €
  • IS estimé sur 10 ans : ~700 000 €
  • Capital net IS à 10 ans : ~7 135 000 €
  • Avantage de l’apport-cession sur 10 ans : +3 055 000 €

Le suivi dans le temps : conformité et reporting

L’apport-cession n’est pas une opération ponctuelle — c’est un engagement fiscal de long terme nécessitant un suivi rigoureux sur toute la durée du report.

Les obligations déclaratives annuelles

  • Déclaration annuelle du report d’imposition sur la déclaration de revenus IR du dirigeant (formulaire 2074-I) — tant que le report n’est pas expiré
  • Mention du report dans la liasse fiscale IS de la holding
  • Documentation des réinvestissements réalisés — attestations de souscription, relevés de portefeuille des FPCI, actes d’acquisition de parts de PME

Les événements pouvant mettre fin au report

  • Cession des parts de la holding : si le dirigeant cède les parts de sa holding → le report tombe → imposition de la plus-value
  • Donation des parts de la holding : la donation peut être un événement de purge de la plus-value selon les conditions — à analyser avec l’avocat fiscaliste
  • Dissolution de la holding : la liquidation de la holding met fin au report
  • Non-respect de la condition de réinvestissement : voir supra
  • Transfert du domicile fiscal hors France : peut déclencher l’exit tax sur la plus-value en report

Le rôle d’ACVM Patrimoine dans le suivi

  • Reporting annuel de la valorisation des FPCI et des investissements directs
  • Alerte en cas d’événement susceptible de remettre en cause le report (cession d’actifs éligibles avant 12 mois…)
  • Accompagnement lors des sorties d’investissements éligibles et du réemploi éventuel
  • Coordination avec l’avocat fiscaliste et l’expert-comptable pour les déclarations annuelles

Les erreurs classiques dans le réinvestissement apport-cession

  • Attendre trop longtemps avant de commencer à réinvestir : les 24 mois semblent longs mais passent vite — surtout si le dirigeant prend du recul post-cession. Commencer à identifier et souscrire les premiers investissements éligibles dans le mois suivant la cession est indispensable. Attendre 18 mois puis essayer de réinvestir 60 % en 6 mois est une situation de stress patrimonial et fiscal à éviter absolument.
  • Investir dans des actifs non éligibles en croyant qu’ils le sont : l’immobilier locatif nu, les SCPI, les ETF sont des exemples d’actifs naturellement attractifs pour un dirigeant mais non éligibles au réinvestissement. Cette erreur est fatale — la déchéance du report est automatique. La qualification fiscale de chaque actif doit être validée avant l’investissement, pas après.
  • Concentrer tout le réinvestissement sur un seul actif : mettre les 60 % sur un seul FPCI ou une seule PME est à la fois un risque patrimonial (concentration) et un risque fiscal (si cet actif perd son éligibilité). Diversifier sur 3-4 véhicules distincts est la bonne pratique.
  • Ne pas documenter les réinvestissements : en cas de contrôle fiscal, le dirigeant doit être en mesure de prouver que chaque euro réinvesti dans les 60 % l’a été dans des actifs éligibles, dans le délai de 24 mois. Les bulletins de souscription, confirmations d’investissement et relevés de compte doivent être conservés précieusement.
  • Oublier la condition de conservation de 12 mois : céder un actif éligible moins de 12 mois après son acquisition — même pour réinvestir immédiatement dans un autre actif éligible — peut fragiliser le report. Cette règle doit être anticipée dans la gestion des investissements éligibles.
  • Traiter l’apport-cession sans CGP : certains dirigeants gèrent seuls (ou avec leur seul expert-comptable) la phase de réinvestissement — sans faire appel à un CGP spécialisé dans les actifs éligibles. Le résultat est souvent une allocation sous-optimale (FCPI mal sélectionnés, PME trop risquées) et un suivi insuffisant dans le temps. L’accompagnement d’un CGP indépendant est un investissement qui se rentabilise largement sur la durée du report.

Cas particuliers

Cas de la cession avec earn-out

Lorsque la cession prévoit un earn-out (complément de prix variable versé sur 2-3 ans selon les performances post-cession), la question du réinvestissement se complexifie. Le produit de cession initial (partie fixe) déclenche le délai de 24 mois. Les compléments de prix d’earn-out reçus ultérieurement peuvent être soumis à leur propre obligation de réinvestissement si l’apport-cession s’applique à leur taxation. Chaque situation d’earn-out nécessite une analyse fiscale individualisée — le traitement peut varier selon la qualification retenue (plus-value de cession vs revenu ordinaire).

Cas du dirigeant souhaitant réinvestir dans sa propre nouvelle entreprise

Un dirigeant souhaitant créer ou acquérir une nouvelle entreprise après la cession peut utiliser la poche contrainte (60 %) pour financer ce projet — à condition que la nouvelle entreprise soit opérationnelle et éligible. C’est même l’une des utilisations les plus vertueuses de l’apport-cession : financer l’économie réelle via la création ou le rachat d’une PME. ACVM Patrimoine accompagne les dirigeants entrepreneurs dans la structuration de ce réinvestissement opérationnel, en coordination avec les avocats d’affaires.

Cas de la holding avec plusieurs associés (cession familiale)

Lorsque la cession implique plusieurs associés (conjoint co-dirigeant, associés familiaux), chaque apporteur de titres à la holding a potentiellement son propre report d’imposition — et sa propre obligation de réinvestissement. Les conditions s’apprécient au niveau de chaque apporteur individuel, pas collectivement. La coordination entre les apporteurs dans la stratégie de réinvestissement est donc essentielle — et ACVM Patrimoine l’orchestre en coordination avec l’avocat fiscaliste de la famille.

Cas de la purge de la plus-value par donation

Il est possible, dans certaines conditions, de « purger » la plus-value en report en donnant les parts de la holding à ses enfants. Cette technique de transmission peut permettre d’effacer définitivement le report d’imposition — les donataires bénéficiant d’un nouveau prix de revient égal à la valeur des parts au jour de la donation. Cette stratégie est puissante mais complexe — elle nécessite impérativement l’avis d’un notaire et d’un avocat fiscaliste avant toute mise en œuvre.

Stratégie & recommandation ACVM Patrimoine

L’apport-cession est une opération fiscale d’une puissance remarquable — mais sa réussite repose entièrement sur la qualité de l’accompagnement dans la phase de réinvestissement. Un dirigeant bien accompagné peut construire, en 10 ans, un patrimoine de holding 50 à 100 % supérieur à celui qu’il aurait constitué sans apport-cession. Notre approche en 5 points :

  1. Intervenir dès la signature de la cession — sans attendre, pour identifier les opportunités de réinvestissement éligibles disponibles et planifier le calendrier des souscriptions dans les 24 mois
  2. Construire une allocation diversifiée sur 3-4 véhicules éligibles — Altaroc + un ou deux autres FPCI + éventuellement investissement direct PME — pour réduire la concentration et maximiser le rendement espéré de la poche contrainte
  3. Coordonner avec l’avocat fiscaliste pour valider l’éligibilité de chaque actif avant toute souscription — et assurer la conformité documentaire du réinvestissement
  4. Optimiser simultanément la poche libre (40 %) — CTO ETF, contrat de capitalisation, produits structurés — pour que l’intégralité du capital de la holding soit productive dès les premières semaines
  5. Assurer un suivi rigoureux dans la durée — déclarations annuelles, reporting des investissements éligibles, accompagnement lors des sorties et réemplois — pour que le report reste sécurisé pendant toute sa durée de vie

Consultez nos articles sur l’investissement dans sa holding en 2026, le private equity Altaroc 2026 et la cession d’entreprise 2026.

Foire aux questions

Peut-on réinvestir les 60 % dans l’immobilier locatif classique ?

Non — l’immobilier locatif nu (bureaux, appartements, commerces en simple location) n’est pas éligible au réinvestissement apport-cession. La loi exige un réinvestissement dans le financement de l’activité économique de sociétés opérationnelles — or la location nue n’est pas qualifiée d’activité économique au sens de l’article 150-0 B ter. Les SCPI, même investies en immobilier locatif, ne sont pas éligibles non plus. Seuls certains types d’immobilier d’exploitation (résidences gérées avec services, établissements de santé, immobilier hôtelier) peuvent être éligibles — à condition d’être structurés via une société IS exerçant une activité commerciale réelle, et sous validation préalable de l’avocat fiscaliste. En pratique, le cœur du réinvestissement éligible doit être orienté vers le private equity (FPCI, FCPR) et éventuellement le financement direct de PME opérationnelles — pas vers l’immobilier.

Que se passe-t-il si la holding est cédée avant que le report soit définitivement purgé ?

Si le dirigeant cède les parts de sa holding IS alors que la plus-value est encore en report d’imposition, le report tombe immédiatement — la plus-value devient imposable au titre de l’année de la cession des parts de la holding. C’est l’une des clauses les plus importantes à intégrer dans la gestion de la holding post-apport-cession. Le report est attaché à la personne de l’apporteur — si cette personne cède sa holding, elle déclenche l’imposition. Deux exceptions méritent d’être mentionnées. La donation des parts de la holding dans certaines conditions peut « purger » le report sans imposition pour le donateur — les donataires reprennent les parts à leur valeur vénale au jour de la donation. La transmission par décès purge également le report — les héritiers reçoivent les parts avec un nouveau prix de revient sans imposition de la plus-value en report. Ces deux stratégies de purge nécessitent impérativement l’avis d’un notaire et d’un avocat fiscaliste avant mise en œuvre.

Altaroc est-il éligible à l’apport-cession pour tous ses millésimes ?

Altaroc Odyssey est structuré comme un FPCI — un Fonds Professionnel de Capital Investissement. Pour être éligible à la contrainte de réinvestissement de l’apport-cession, un FPCI doit avoir son actif constitué à 75 % minimum de titres de sociétés opérationnelles éligibles. Altaroc respecte généralement ce quota — ses investissements sont réalisés en capital de sociétés non cotées opérationnelles via des fonds de PE tier 1. Cependant, l’éligibilité doit être vérifiée millésime par millésime — et documentée par Altaroc pour chaque fonds. ACVM Patrimoine vérifie systématiquement l’éligibilité d’Altaroc au réinvestissement apport-cession pour chaque client concerné, en obtenant les attestations nécessaires auprès d’Altaroc et en les faisant valider par l’avocat fiscaliste du client avant la souscription. Ne jamais souscrire à Altaroc dans le cadre d’un apport-cession sans cette validation préalable.

Combien coûte l’accompagnement d’un CGP pour la phase de réinvestissement ?

La rémunération du CGP dans le cadre de l’accompagnement apport-cession fonctionne selon les règles MIF2 de transparence des frais. Pour les fonds éligibles (FPCI Altaroc, FCPR), le CGP perçoit une commission de distribution versée par les fonds — incluse dans les frais de gestion du fonds et non en supplément pour le client. Cette commission est déclarée dans le Document d’Entrée en Relation (DER) et le rapport annuel de transparence des coûts. Pour les investissements directs en PME ou les accompagnements spécifiques, une convention d’honoraires peut être mise en place — son montant est discuté et validé en amont avec le client. ACVM Patrimoine applique une transparence totale sur ses modes de rémunération — conformément à ses obligations MIF2 et à son positionnement de CGP indépendant. Dans tous les cas, l’accompagnement du CGP dans la phase de réinvestissement se finance très largement par la performance additionnelle générée par une allocation optimale — largement supérieure au coût de l’accompagnement sur 10 ans.

En résumé

  • Le mécanisme : apport des titres à une holding IS → report de la plus-value → cession des titres par la holding → produit intégral disponible pour réinvestissement. Enjeu fiscal : jusqu’à 870 000 € d’impôt reporté pour une plus-value de 2 900 000 €.
  • La contrainte légale : 60 % minimum du produit de cession réinvesti dans des actifs éligibles dans les 24 mois suivant la cession. Conservation minimale 12 mois. Non-respect = déchéance du report + PFU 30 % + intérêts de retard.
  • Les actifs éligibles : souscription au capital de PME opérationnelles IS non cotées dans l’UE, FPCI/FCPR/SLP à 75 % en sociétés opérationnelles (Altaroc Odyssey sous conditions), holdings animatrices, FCPI et FIP sous conditions.
  • Les actifs non éligibles : immobilier locatif nu, SCPI, ETF, OPCVM, contrat de capitalisation, obligations, produits structurés, art, trésorerie.
  • L’allocation optimale de la poche contrainte : FPCI Altaroc (50 %) + FPCI capital-développement/dette privée (30 %) + investissements directs PME (20 %).
  • La poche libre (40 %) : CTO ETF capitalisants + contrat de capitalisation (SCPI, fonds euros) + produits structurés + trésorerie.
  • L’avantage sur 10 ans : pour une cession à 3 M€, l’apport-cession bien géré génère jusqu’à 3 M€ de capital additionnel par rapport à une cession directe sans apport-cession.
  • L’accompagnement indispensable : avocat fiscaliste (structure et conformité) + expert-comptable (suivi IS et déclarations) + CGP indépendant (sélection des actifs éligibles, allocation globale, suivi dans la durée). Rendez-vous découverte gratuit ACVM Patrimoine.

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