L’assurance-vie est l’enveloppe d’épargne préférée des Français — mais posséder un contrat ne suffit pas : encore faut-il savoir quoi y mettre. En 2026, les contrats multisupports offrent un choix considérable de supports : fonds euros garantis (rendement moyen 2,9 % prévu en 2026), SCPI de rendement (4,91 % moyen), ETF indiciels (performance historique 8-9 %/an), private equity (TRI cible 10-15 %), produits structurés (4-8 % conditionnel), obligations, fonds thématiques. Chaque support a son profil de risque, son horizon optimal et sa place dans une allocation cohérente. Ce guide complet détaille chaque type de support disponible en assurance-vie, ses rendements, ses risques, et les allocations recommandées selon votre profil (prudent, équilibré, dynamique) et votre horizon (court, moyen, long terme).

Par l’équipe ACVM Patrimoine — Conseillers en gestion de patrimoine
Publié le 8 juin 2026 — Mis à jour le 8 juin 2026
Temps de lecture estimé : 10 minutes

Assurance-vie 2026 | Fonds euros | SCPI | ETF | Unités de compte | Allocation | Rendement | Stratégie

Dans cet article :

  1. Les deux grandes familles de supports en assurance-vie
  2. Support 1 — Le fonds euros : sécurité et garantie du capital
  3. Support 2 — Les SCPI en unités de compte : revenus immobiliers sans gestion
  4. Support 3 — Les ETF (trackers) : performance long terme à frais minimaux
  5. Support 4 — Les fonds d’investissement actifs (OPCVM)
  6. Support 5 — Le private equity : prime d’illiquidité en enveloppe AV
  7. Support 6 — Les produits structurés en UC
  8. Support 7 — Les fonds obligataires et de dette privée
  9. Support 8 — Les SCI et OPCI : immobilier indirect
  10. Les allocations recommandées selon votre profil
  11. Les allocations recommandées selon votre horizon
  12. Comment arbitrer entre les supports ?
  13. Les frais des supports : un critère déterminant
  14. Tableau comparatif des supports en assurance-vie 2026
  15. Les supports à éviter ou à aborder avec prudence
  16. Exemples d’allocations concrètes
  17. Les erreurs à éviter
  18. Cas particuliers
  19. Stratégie & recommandation ACVM Patrimoine
  20. Foire aux questions
  21. En résumé

Les deux grandes familles de supports en assurance-vie

Tout contrat d’assurance-vie multisupport permet d’investir dans deux grandes catégories de supports — qui se distinguent fondamentalement par leur niveau de garantie et leur potentiel de rendement.

Famille 1 — Le fonds euros : capital garanti

Le fonds euros est le support historique de l’assurance-vie française — il garantit le capital investi à tout moment (effet cliquet) et génère des intérêts annuels définitivement acquis. C’est le seul support de l’assurance-vie qui garantit l’intégralité du capital. En contrepartie de cette garantie, son rendement est modéré — les compagnies d’assurance investissent principalement en obligations d’État et en immobilier pour générer un rendement sécurisé.

Famille 2 — Les unités de compte (UC) : performance sans garantie

Les unités de compte (UC) sont tous les autres supports disponibles dans le contrat — SCPI, ETF, fonds d’investissement, produits structurés, private equity, obligations. Contrairement au fonds euros, la valeur des UC fluctue à la hausse comme à la baisse — le capital n’est pas garanti. En contrepartie, les UC offrent des perspectives de rendement nettement supérieures au fonds euros sur le long terme. La règle fondamentale : plus l’horizon est long, plus la part d’UC peut être importante.

L’obligation légale de fonds euros minimum supprimée

Avant 2019, les compagnies d’assurance pouvaient exiger un investissement minimum en fonds euros (souvent 30-50 % du contrat). Depuis la loi PACTE, cette obligation a été supprimée — certains contrats proposent désormais une allocation 100 % UC pour les investisseurs acceptant un risque total sur leur capital. Cette évolution permet aux investisseurs long terme de maximiser leur exposition aux actifs performants.

Support 1 — Le fonds euros : sécurité et garantie du capital

Le fonds euros reste le support de référence pour la fraction défensive de l’assurance-vie — malgré des rendements comprimés depuis 2015 par la politique de taux bas de la BCE.

Les rendements des fonds euros en 2026

En 2025, le rendement moyen des fonds euros des contrats grand public était de 2,65 %. Pour 2026, avec la normalisation des taux (BCE à 2,00 %), les prévisions du marché tablent sur un rendement moyen de 2,9 % — avec des écarts importants selon les contrats :

  • Meilleurs fonds euros (contrats en ligne) : 3,5 à 4,6 %/an en 2026 pour les fonds euros nouvelle génération (Suravenir, Spirica, Apicil) avec des clauses de « bonus » liées à la proportion d’UC dans le contrat
  • Fonds euros classiques des réseaux bancaires : 1,5 à 2,5 %/an — nettement inférieurs
  • Fonds euros opportunistes (immobilier + actions) : 3 à 4 %/an avec une légère part de risque résiduel

Le fonds euros en 2026 : quand l’utiliser ?

Le fonds euros est adapté à trois situations spécifiques :

  • Épargne de précaution dans l’AV : la fraction que vous pourriez avoir besoin de racheter rapidement en cas d’imprévu
  • Horizon court (< 3 ans) : pour un projet à financer dans 1 à 3 ans, le fonds euros garantit que le capital sera disponible au montant investi
  • Profil très prudent (retraité) : fraction sécuritaire d’un portefeuille global pour les investisseurs ne souhaitant prendre aucun risque sur une partie de leur épargne

La limite du fonds euros : l’inflation l’érode

Un fonds euros à 2,9 %/an face à une inflation de 2,2 % génère un rendement réel de seulement 0,7 %/an. Sur 20 ans, cette performance réelle quasi nulle signifie que le capital ne croît pas en termes de pouvoir d’achat. La proportion de fonds euros dans une AV doit donc rester limitée — sauf pour les profils très défensifs ou les horizons très courts.

Support 2 — Les SCPI en unités de compte : revenus immobiliers sans gestion

Les SCPI de rendement disponibles en UC d’assurance-vie sont l’un des supports les plus populaires et les plus pertinents pour les épargnants français en 2026 — combinant rendement immobilier (4,91 % moyen) et fiscalité avantageuse de l’enveloppe AV.

Comment fonctionnent les SCPI en AV ?

Logées dans une assurance-vie, les SCPI fonctionnent comme en détention directe — elles investissent dans des immeubles professionnels (bureaux, commerces, entrepôts, santé, résidentiel) et distribuent des loyers. Mais la différence fondamentale est fiscale : en AV, ces loyers capitalisent dans le contrat sans imposition annuelle — ils ne sont taxés qu’au rachat selon la fiscalité avantageuse de l’AV (7,5 % + PS après 8 ans, avec abattement).

L’avantage des SCPI en AV vs détention directe

Pour un épargnant à TMI 30 %, la comparaison est éloquente :

  • SCPI en direct à TMI 30 % : 4,91 % × (1 − 47,2 %) = 2,59 %/an net
  • SCPI en AV (capitalisation 30 ans, rachat à 8 ans) : rendement effectif annualisé net ≈ 3,8-4,2 %/an
  • Gain annuel pour 100 000 € : ~1 600 €

Les SCPI à privilégier en UC d’assurance-vie en 2026

Toutes les SCPI ne sont pas disponibles dans tous les contrats — la sélection varie selon l’assureur. Les critères de sélection d’une bonne SCPI en UC :

  • Taux de distribution (TD) régulier et stable sur 5 ans — éviter les SCPI dont la distribution a fortement fluctué
  • Taux d’occupation financier (TOF) supérieur à 92 % — indicateur de la qualité du patrimoine locatif
  • Diversification géographique et sectorielle — SCPI diversifiées (France + Europe) moins risquées que les SCPI mono-sectorielles
  • Société de gestion reconnue (Primonial REIM, Corum, Perial, Sofidy, La Française) avec track record solide

Consultez notre page SCPI de rendement et notre article sur les ETF en assurance-vie 2026.

Support 3 — Les ETF (trackers) : performance long terme à frais minimaux

Les ETF (Exchange-Traded Funds, ou trackers) sont des fonds indiciels cotés qui répliquent la performance d’un indice boursier — MSCI World, S&P 500, CAC 40, Nasdaq 100 — avec des frais de gestion de 0,05 à 0,30 %/an, soit 10 à 30 fois moins chers que les fonds actifs.

Pourquoi les ETF sont incontournables en assurance-vie

Les ETF en assurance-vie combinent plusieurs avantages uniques :

  • Performance historique : l’ETF MSCI World a généré ~8,5 %/an en moyenne sur 20 ans — soit un doublement du capital tous les 8,5 ans
  • Frais minimaux : 0,12-0,20 %/an pour les meilleurs ETF vs 1,5-2 %/an pour les fonds actifs — différence considérable sur 20 ans
  • Diversification maximale : un seul ETF MSCI World expose à 1 500 entreprises dans 23 pays — une diversification impossible à atteindre autrement à ce coût
  • Capitalisation sans impôt : dans l’AV, les dividendes et les gains de l’ETF capitalisent sans fiscalité annuelle — amplifiant l’effet des intérêts composés
  • Liquidité totale : possibilité d’arbitrer (basculer d’un ETF à un autre) à tout moment dans l’enveloppe AV sans imposition

Les ETF indispensables à connaître pour son AV en 2026

ETFIndice répliquéTERPerf. historiqueUtilisation
Amundi MSCI WorldMSCI World (1 500 actions)0,12 %~8,5 %/an (20 ans)Cœur de portefeuille
Lyxor S&P 500S&P 500 (500 grandes cap. US)0,15 %~10 %/an (20 ans)Surpondération US
Amundi Euro Stoxx 50Euro Stoxx 50 (50 Européennes)0,15 %~6 %/an (20 ans)Exposition Europe
Lyxor MSCI EmergingMSCI Emerging Markets0,20 %~5-7 %/an (variable)Diversification émergents
Amundi €STRTaux monétaire BCE0,05 %~2,8-3 %/an (2026)Poche liquidité

ETF en AV vs ETF en PEA

L’ETF MSCI World peut être logé dans un PEA (fiscalité minimale après 5 ans : PS 17,2 % seulement) ou dans une AV (fiscalité après 8 ans : 7,5 % + PS = 24,7 %). La stratégie optimale est de loger les ETF actions européennes (MSCI Europe, Euro Stoxx) dans le PEA (éligible PEA) et les ETF non éligibles PEA (MSCI World synthétique, S&P 500, Emerging Markets) dans l’AV. Cette complémentarité maximise la fiscalité globale.

Consultez notre article sur les ETF en assurance-vie 2026.

Support 4 — Les fonds d’investissement actifs (OPCVM)

Les OPCVM (Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières) à gestion active sont des fonds gérés par des gérants professionnels qui cherchent à surperformer leur indice de référence — en contrepartie de frais de gestion plus élevés (1,5 à 2,5 %/an).

Fonds actifs vs ETF : le verdict des chiffres

Les études académiques sont sans appel : sur 10 ans, moins de 10-15 % des fonds actifs surperforment leur indice de référence après frais. La majorité des fonds actifs vendus dans les contrats d’assurance-vie bancaires traditionnels sous-performent les ETF équivalents de 1 à 2 points annuels — du fait de leurs frais élevés. En 2026, la recommandation générale est de privilégier les ETF pour la grande majorité des expositions actions — les fonds actifs peuvent garder leur place pour des stratégies très spécifiques (gestion de conviction sur des thématiques précises, fonds alternatifs non réplicables par un ETF).

Les cas où un fonds actif peut être pertinent

  • Fonds de conviction sur des marchés inefficients : petites capitalisations (Small Caps), marchés émergents de niche, situations spéciales — où la gestion active peut apporter une valeur ajoutée réelle
  • Fonds flexibles multi-actifs : gestion de l’allocation entre actions, obligations et liquidités selon les conditions de marché — pour les profils souhaitant déléguer l’allocation tactique
  • Fonds à performance absolue : objectif de rendement positif quelle que soit la direction des marchés — pour réduire la volatilité globale du portefeuille

Support 5 — Le private equity : prime d’illiquidité en enveloppe AV

Le private equity en assurance-vie est l’un des supports les plus dynamiques introduits dans les contrats ces dernières années — grâce à la loi PACTE de 2019 qui a rendu obligatoire sa présence dans les contrats multisupports importants.

L’intérêt du private equity en AV

Le private equity (investissement dans des sociétés non cotées) génère historiquement des TRI nets de 10 à 15 %/an sur les stratégies de buyout — une prime d’illiquidité de 3 à 5 points par rapport aux marchés actions cotés. Logé dans une AV, les plus-values et distributions capitalisent sans fiscalité annuelle — et bénéficient de la fiscalité avantageuse de l’AV lors du rachat (7,5 % + PS après 8 ans).

Quelle proportion de PE dans l’AV ?

La règle des 10-20 % du patrimoine financier total en private equity s’applique à la poche PE de l’AV. Dans le cadre de l’AV spécifiquement, ne jamais dépasser 20-30 % du contrat en PE — pour préserver la liquidité de l’enveloppe sur les autres supports.

Consultez notre article sur le private equity en assurance-vie 2026.

Support 6 — Les produits structurés en UC

Les produits structurés disponibles en UC d’assurance-vie offrent un rendement conditionnel avec une protection partielle ou totale du capital — un compromis entre le fonds euros (garantie totale, rendement faible) et les ETF (potentiel élevé, risque élevé).

Fonctionnement des produits structurés en AV

Un produit structuré en UC est une note émise par une banque de premier rang qui garantit un remboursement à l’échéance (capital garanti à 90-100 %) + un rendement conditionnel selon l’évolution d’un indice de référence (CAC 40, Euro Stoxx 50). En 2026, les produits structurés à capital garanti sur 4-6 ans offrent un potentiel de 5 à 8 %/an — avec la certitude de récupérer le capital investi à l’échéance quoi qu’il arrive sur les marchés.

Quand utiliser les produits structurés dans son AV ?

  • Pour la fraction du portefeuille dont vous souhaitez dynamiser le rendement au-delà du fonds euros sans accepter le risque total des ETF
  • Horizon moyen terme (3 à 7 ans) — le produit structuré est inadapté aux horizons très courts (liquidité limitée avant échéance)
  • Profil intermédiaire entre prudent et équilibré — investisseur souhaitant un rendement supérieur au fonds euros avec une protection du capital

Support 7 — Les fonds obligataires et de dette privée

Les fonds obligataires disponibles en UC d’assurance-vie investissent dans des obligations d’État et d’entreprises — offrant un rendement intermédiaire entre le fonds euros et les ETF actions.

Obligations en AV en 2026 : un rendement redevenu attractif

Avec les taux normalisés en 2026 (BCE à 2,00 %), les fonds obligataires Investment Grade offrent des rendements de 3,5 à 4,5 %/an — nettement supérieurs aux fonds euros classiques des réseaux bancaires. Les ETF obligataires court terme (iShares, Amundi) avec des TER de 0,10-0,15 %/an sont la solution optimale pour l’exposition obligataire en AV.

La dette privée en UC : 8-12 %/an pour capital patient

Les fonds de dette privée (prêts directs à des PME et ETI non cotées) disponibles en UC de certains contrats haut de gamme offrent des rendements de 8 à 12 %/an — avec une illiquidité de 3 à 5 ans. Pour les épargnants disposant d’un horizon suffisant, la dette privée en AV combine le rendement élevé du crédit privé avec la capitalisation sans impôt de l’enveloppe AV.

Support 8 — Les SCI et OPCI : immobilier indirect

Les SCI (Sociétés Civiles Immobilières) et OPCI (Organismes de Placement Collectif Immobilier) disponibles en UC constituent une alternative aux SCPI pour l’exposition immobilière dans l’assurance-vie.

SCI et OPCI vs SCPI en AV : les différences

  • SCI : investit majoritairement en immobilier direct + une poche de liquidité. Valorisation quotidienne ou hebdomadaire — plus liquides que les SCPI. Rendement : 3 à 5 %/an. Exposées à l’IFI à proportion des actifs immobiliers.
  • OPCI : mélange immobilier direct (60-90 %) et actifs financiers liquides (10-40 %) — offrant une liquidité supérieure aux SCPI pures. Rendement : 3 à 5 %/an avec une volatilité plus faible que les ETF actions.
  • SCPI : 100 % immobilier locatif, rendement supérieur (4,91 % moyen), mais moins liquides que les SCI/OPCI en AV.

Note IFI importante : les SCI, OPCI et SCPI logés en AV entrent dans l’assiette IFI à proportion de leurs actifs immobiliers — même en assurance-vie. Pour les contribuables IFI, privilégier les SCPI investissant à l’étranger ou les actifs non immobiliers (ETF, PE) pour minimiser l’assiette IFI.

Les allocations recommandées selon votre profil

Profil prudent : préservation du capital prioritaire

Caractéristiques : retraité ou proche de la retraite, faible tolérance aux baisses, besoin de rachats à court terme possible.

SupportAllocationRendement attendu
Fonds euros50 %2,9 %/an
SCPI30 %4,91 %/an
Obligations / Produits structurés15 %4 %/an
ETF MSCI World5 %8,5 %/an (long terme)
Rendement global estimé100 %~3,7 %/an

Profil équilibré : performance et sécurité combinées

Caractéristiques : actif de 45-55 ans, horizon retraite dans 10-20 ans, tolérance modérée aux fluctuations.

SupportAllocationRendement attendu
SCPI35 %4,91 %/an
ETF MSCI World35 %8,5 %/an
Fonds euros20 %2,9 %/an
Private equity10 %12 %/an (TRI cible)
Rendement global estimé100 %~6,2 %/an

Profil dynamique : maximiser la performance long terme

Caractéristiques : investisseur de 30-45 ans, horizon long (> 20 ans), haute tolérance aux fluctuations, pas de besoin de rachats à court terme.

SupportAllocationRendement attendu
ETF MSCI World / S&P 50050 %8,5-10 %/an
SCPI20 %4,91 %/an
Private equity20 %12-15 %/an (TRI cible)
Fonds euros / Obligataires10 %2,9-4 %/an
Rendement global estimé100 %~8 %/an

Les allocations recommandées selon votre horizon

Horizon court (< 3 ans) : préserver le capital

Pour une épargne dont vous pourriez avoir besoin dans moins de 3 ans (projet immobilier, mariage, études des enfants), la règle est simple : fonds euros uniquement dans la poche correspondante. Les marchés actions peuvent perdre 30-50 % en quelques mois — un horizon de 3 ans ne permet pas de récupérer de telles baisses.

Horizon moyen (3-8 ans) : équilibre défensif

Sur un horizon de 3 à 8 ans, une allocation de 60-70 % en fonds sécurisés (fonds euros + obligations + produits structurés) et 30-40 % en UC dynamiques (SCPI + ETF) est généralement adaptée. Les actifs dynamiques ont le temps de récupérer d’une correction intermédiaire sans compromettre l’objectif final.

Horizon long (> 10 ans) : maximiser les UC

Sur un horizon supérieur à 10 ans, la proportion de fonds euros peut être très faible voire nulle — les corrections boursières se lissent sur le long terme et les UC dynamiques (ETF, private equity) génèrent des rendements bien supérieurs. La stratégie « 100 % UC » est pertinente pour les investisseurs de moins de 50 ans disposant d’un horizon retraite de 15-20 ans.

Comment arbitrer entre les supports ?

L’arbitrage est le mécanisme permettant de basculer d’un support à un autre dans l’assurance-vie — sans fiscalité immédiate (contrairement à la cession d’un PEA ou d’un compte-titres). C’est l’un des avantages les plus précieux de l’enveloppe AV.

Les situations qui justifient un arbitrage

  • Approche de la retraite : sécuriser progressivement les gains accumulés en ETF vers le fonds euros ou les SCPI (revenus) — réduire la part d’actifs volatils à mesure que l’horizon se raccourcit
  • Correction de marché : augmenter la part d’ETF après une baisse significative des marchés (racheter à bas prix) — sous condition d’avoir un horizon suffisamment long
  • Rééquilibrage annuel : si les ETF ont fortement progressé et représentent désormais 70 % du contrat au lieu des 50 % cibles — vendre une partie pour revenir à l’allocation cible et sécuriser les gains
  • Évolution de la situation personnelle : changement d’horizon (nouveau projet), changement de TMI (passage à la retraite) — adapter l’allocation à la nouvelle situation

Les gestions pilotées : déléguer les arbitrages

De nombreux contrats proposent une gestion pilotée — l’assureur ou une société de gestion partenaire prend en charge les arbitrages selon un profil de gestion défini (prudent, équilibré, dynamique). La gestion pilotée est adaptée aux épargnants qui n’ont pas le temps ou l’envie de suivre leur contrat — mais ses performances et ses frais doivent être vérifiés avant de choisir cette option.

Les frais des supports : un critère déterminant

Les frais sont l’ennemi silencieux de la performance patrimoniale — 1 point de frais supplémentaire sur 20 ans réduit le capital final de ~18 %. Il est indispensable d’analyser les frais à chaque niveau.

Les trois couches de frais en assurance-vie

  • Frais du contrat AV : frais de gestion annuels prélevés par l’assureur sur l’encours total — de 0,5 % (meilleurs contrats en ligne) à 1,5 %/an (contrats bancaires). C’est le poste le plus impactant à long terme.
  • Frais du support UC : TER (Total Expense Ratio) du fonds lui-même — de 0,05 % (ETF) à 2,5 % (fonds actifs). Prélevés directement dans la valorisation du fonds.
  • Frais d’arbitrage : certains contrats facturent des frais pour chaque arbitrage (0,1 à 0,5 % de la somme arbitrée). Les meilleurs contrats proposent des arbitrages gratuits illimités.

Impact des frais sur 20 ans : exemple chiffré

Pour 100 000 € investis pendant 20 ans à un rendement brut de 7 %/an :

  • Contrat à 0,5 %/an de frais + ETF à 0,12 % : rendement net 6,38 % → capital final : 341 000 €
  • Contrat à 1,2 %/an de frais + fonds actif à 1,8 % : rendement net 4 % → capital final : 219 000 €
  • Différence : 122 000 € — uniquement due aux frais

Tableau comparatif des supports en assurance-vie 2026

SupportRendement 2026RisqueLiquiditéFrais UCHorizon optimal
Fonds euros2,9 % (moy.)Nul (garanti)TotaleInclus contratCourt/moyen
SCPI4,91 % (moy.)FaibleModérée0,8-1 %/anMoyen/long
ETF MSCI World8,5 % hist.Modéré (volatile)Bonne0,12 %/anLong (> 8 ans)
Private equity10-15 % TRIÉlevéFaible2 % + 20 % perf.Long (> 10 ans)
Produits structurés4-8 % conditionnelFaible à modéréFaibleInclus structureMoyen (3-7 ans)
Fonds obligataires3,5-4,5 %FaibleBonne0,1-0,2 %/anCourt/moyen
OPCVM actifsVariableModéréBonne1,5-2,5 %/anLong

Les supports à éviter ou à aborder avec prudence

  • Les fonds actifs à frais élevés sans surperformance prouvée : de nombreux contrats bancaires traditionnels proposent exclusivement des fonds « maison » avec des frais de 1,5 à 2,5 %/an — sans track record de surperformance démontré. Ces fonds sous-performent structurellement les ETF équivalents sur longue période. À éviter au profit des ETF indiciels.
  • Les SCPI en période de forte baisse de valorisation : certaines SCPI ont vu leur valeur de part baisser en 2023-2024 (notamment sur les bureaux parisiens). En 2026, la sélectivité est indispensable — privilégier les SCPI diversifiées géographiquement (France + Allemagne + Pays-Bas + UK) avec un TOF > 92 % et une distribution stable.
  • Les fonds thématiques très concentrés : fonds 100 % technologie, 100 % Chine, 100 % énergie renouvelable — très attractifs en période de hausse mais potentiellement dévastateurs en cas de retournement sectoriel. La diversification géographique et sectorielle via un ETF MSCI World est généralement préférable.
  • Le fonds euros des contrats bancaires anciens à rendement < 2 % : certains fonds euros des banques de réseau traditionnelles servent moins de 2 %/an en 2026 — en dessous de l’inflation et de la concurrence des meilleurs contrats (3,5-4,6 %). Transférer vers un meilleur contrat ou arbitrer vers des UC est recommandé.

Exemples d’allocations concrètes

Exemple 1 — Jeune actif de 32 ans, 200 €/mois, horizon retraite 33 ans

Allocation recommandée (profil dynamique, horizon très long) :

  • 60 % ETF MSCI World (120 €/mois) → croissance maximale sur 33 ans
  • 30 % SCPI (60 €/mois) → revenu immobilier capitalisé pour la retraite
  • 10 % fonds euros (20 €/mois) → poche de précaution dans l’AV

Projection à 65 ans (rendement moyen estimé 7 %/an) :
200 × 12 × [(1,07)^33 − 1] / 0,07 ≈ 278 000 €

Exemple 2 — Couple de 50 ans, 50 000 € à investir, horizon retraite 15 ans

Allocation recommandée (profil équilibré) :

  • 35 % ETF MSCI World (17 500 €) → performance long terme
  • 35 % SCPI (17 500 €) → revenus à la retraite
  • 20 % fonds euros (10 000 €) → sécurité partielle
  • 10 % private equity (5 000 €) → prime d’illiquidité

Projection à 65 ans (rendement moyen estimé 6 %/an) :
50 000 × (1,06)^15 ≈ 120 000 €

Exemple 3 — Retraité de 67 ans, 150 000 € en AV, objectif revenus + transmission

Allocation recommandée (profil prudent) :

  • 50 % fonds euros (75 000 €) → sécurité totale, rachats programmés facilités
  • 35 % SCPI (52 500 €) → revenus réguliers capitalisés
  • 15 % obligations / produits structurés (22 500 €) → rendement supérieur au fonds euros

Rachats programmés mensuels : 500 €/mois → quasi exonérés (TMI 11 % + abattement couple 9 200 €/an)
Rendement global estimé : ~3,7 %/an

Les erreurs à éviter

  • Rester à 100 % en fonds euros par peur des marchés : la peur de perdre son capital est compréhensible — mais 100 % en fonds euros à 2,9 % pendant 20 ans génère un capital deux fois moins important qu’une allocation mixte à 6 %/an. Sur 20 ans, 100 000 € à 2,9 % → 176 000 € vs 100 000 € à 6 % → 321 000 €. La peur du risque est elle-même un risque patrimonial considérable.
  • Choisir les UC sur la performance passée récente : les supports qui ont le mieux performé l’année précédente sont souvent les plus risqués et les plus susceptibles de corriger l’année suivante. La surperformance passée à court terme n’est pas prédictive de la performance future — choisir ses UC sur la base de la logique économique long terme, pas sur les tableaux de performance à 1 an.
  • Ne jamais rééquilibrer son AV : si les ETF actions progressent fortement et représentent désormais 80 % d’un contrat initialement alloué à 50 % en ETF, le risque global du portefeuille a doublé sans décision consciente. Un rééquilibrage annuel (vendre les UC qui ont surperformé, racheter celles qui ont sous-performé) est indispensable pour maintenir le profil de risque cible.
  • Confondre liquidité du contrat et liquidité des supports : le contrat d’AV est toujours rachetable — mais certains supports UC ont des délais de désinvestissement (SCPI : 15 jours à 3 mois, private equity : fenêtres annuelles). En cas de besoin urgent de liquidités, seuls le fonds euros et les ETF sont disponibles immédiatement. Ne pas mettre en UC illiquides une fraction du capital que vous pourriez avoir besoin à court terme.
  • Ignorer les frais du contrat au profit des seuls frais des UC : 1 %/an de frais de contrat sur 20 ans coûte 18 % du capital final — bien plus que les frais d’un ETF (0,12 %). Choisir un contrat avec des frais de gestion faibles (< 0,7 %/an) est la décision la plus impactante à long terme.

Cas particuliers

Cas de l’AV ancienne avec uniquement du fonds euros

Beaucoup de détenteurs d’assurance-vie ancienne (ouverte il y a 15-20 ans) ont leur contrat à 100 % en fonds euros — souvent par défaut, faute d’avoir jamais réalloué. La bonne nouvelle : l’ancienneté du contrat (compteur des 8 ans) est précieuse et ne doit pas être perdue. La solution : arbitrer progressivement du fonds euros vers des UC (SCPI, ETF) au sein du même contrat — sans le clôturer. Si le contrat est très ancien et à frais élevés, un transfert vers un meilleur contrat (possible dans certains cas) peut être envisagé avec l’aide d’un CGP.

Cas de l’investisseur soumis à l’IFI

Pour les contribuables assujettis à l’IFI, les UC immobilières (SCPI, SCI, OPCI) logées dans l’AV entrent dans l’assiette IFI à proportion des actifs immobiliers sous-jacents. Pour minimiser l’IFI tout en restant dans l’AV, privilégier les ETF actions (totalement exonérés d’IFI), le fonds euros (hors IFI) et le private equity non immobilier (hors IFI). Consultez notre article sur l’IFI 2026.

Cas de l’expatrié revenant en France

Un expatrié qui revient en France après avoir détenu une AV à l’étranger (ou une AV luxembourgeoise) doit vérifier les implications fiscales du retour — notamment les règles de taxation des plus-values latentes lors du changement de résidence fiscale. L’AV luxembourgeoise est particulièrement avantageuse pour les expatriés grâce à sa neutralité fiscale internationale. Consultez notre article sur l’assurance-vie luxembourgeoise 2026.

Stratégie & recommandation ACVM Patrimoine

L’optimisation de l’allocation d’une assurance-vie est l’une des missions les plus fréquentes et les plus impactantes que nous réalisons pour nos clients. Dans la grande majorité des cas, nous identifions deux leviers d’amélioration immédiats : la réduction des frais (transfert vers un meilleur contrat ou arbitrage vers des ETF moins chers) et la diversification des UC (sortie partielle du fonds euros vers des SCPI et ETF).

Notre recommandation en 4 étapes :

  1. Identifiez vos supports actuels et leurs frais — relevé de contrat, TER des UC détenues, frais de gestion annuels du contrat. Si vos frais totaux dépassent 2 %/an, une révision s’impose.
  2. Définissez votre profil et votre horizon réels — pas le profil « déclaratif » rempli à l’ouverture du contrat, mais votre situation actuelle : dans combien d’années aurez-vous besoin de cet argent ?
  3. Arbitrez progressivement vers les UC adaptées — ne basculez pas tout d’un coup, mais programmez des arbitrages mensuels ou trimestriels pour réduire progressivement le fonds euros et augmenter les ETF et SCPI.
  4. Faites un bilan patrimonial avec ACVM Patrimoine — l’allocation optimale de votre AV ne peut pas se définir indépendamment de votre situation globale (PEA, PER, immobilier, objectifs de transmission).

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Foire aux questions

Quel est le meilleur support à mettre dans son assurance-vie en 2026 ?

Il n’existe pas de « meilleur support unique » en assurance-vie — la réponse dépend de votre horizon et de votre profil de risque. Cela dit, en 2026, les recommandations générales selon les profils sont les suivantes. Pour un investisseur de moins de 50 ans avec un horizon retraite de 15-30 ans : les ETF MSCI World sont le support incontournable — performance historique de 8,5 %/an, frais de 0,12 %/an, diversification mondiale maximale. La capitalisation sans impôt dans l’AV amplifie considérablement ces rendements sur longue durée. Pour un investisseur souhaitant des revenus réguliers à la retraite sans gestion : les SCPI de rendement en UC sont le support idéal — rendement de 4,91 % moyen, zéro gestion, fiscalité optimisée dans l’AV. Pour un investisseur prudent ou proche de la retraite : les fonds euros nouvelle génération (3,5-4,6 %/an sur les meilleurs contrats) + une fraction de SCPI offrent le meilleur rapport rendement/risque. Pour un investisseur dynamique avec un horizon > 10 ans : la combinaison ETF (50 %) + SCPI (20-30 %) + private equity (10-20 %) dans l’enveloppe AV est l’allocation la plus performante attendue. La règle d’or : plus votre horizon est long, plus la proportion d’ETF et de private equity peut être élevée — et plus faible doit être la proportion de fonds euros.

Faut-il mettre des SCPI ou des ETF dans son assurance-vie en 2026 ?

Les deux — et c’est précisément la force de l’assurance-vie multisupport : pouvoir combiner SCPI et ETF dans une même enveloppe fiscalement avantageuse. SCPI et ETF sont complémentaires et non concurrents. Les SCPI génèrent des revenus réguliers (4,91 % moyen) avec une faible volatilité — elles sont adaptées pour la constitution d’un complément de retraite « revenus » et pour les profils plus défensifs. Leur valeur fluctue peu d’une année à l’autre, ce qui rassure les investisseurs sensibles à la volatilité. Les ETF actions génèrent une performance supérieure sur long terme (8-9 %/an) mais avec une volatilité importante d’une année à l’autre (pouvant perdre 30-40 % en période de crise). Sur 20 ans, les ETF surpassent largement les SCPI — mais avec des creux intermédiaires que tous les investisseurs ne supportent pas psychologiquement. La répartition optimale entre SCPI et ETF dépend de l’horizon et du profil : à 35 ans et horizon 30 ans, 60-70 % ETF + 20-30 % SCPI est cohérent. À 55 ans et horizon retraite dans 10 ans, 40 % SCPI + 40 % ETF + 20 % fonds euros est plus adapté. À 65 ans avec besoin de revenus, 50-60 % SCPI + 30 % fonds euros + 10-20 % ETF est recommandé. Dans tous les cas, l’arbitrage entre les deux supports est possible à tout moment dans l’AV sans fiscalité immédiate — ce qui permet d’adapter progressivement la pondération à l’évolution de votre situation.

Quel est le rendement d’une assurance-vie bien investie en 2026 ?

Le rendement d’une assurance-vie dépend entièrement de l’allocation choisie — la seule enveloppe AV ne génère aucun rendement par elle-même. Les rendements attendus selon les profils en 2026 sont les suivants. Pour un contrat 100 % fonds euros : 2,5 à 4,6 %/an selon le contrat (meilleurs contrats en ligne vs réseaux bancaires). Pour une allocation prudente (50 % fonds euros + 30 % SCPI + 20 % obligations) : rendement global estimé de 3,5 à 4 %/an — sans risque de perte significative. Pour une allocation équilibrée (35 % SCPI + 35 % ETF MSCI World + 20 % fonds euros + 10 % private equity) : rendement global estimé de 5,5 à 6,5 %/an en moyenne sur longue période — avec une volatilité annuelle modérée due aux ETF. Pour une allocation dynamique (50 % ETF actions + 20 % SCPI + 20 % private equity + 10 % fonds euros) : rendement global estimé de 7 à 8,5 %/an en moyenne sur longue période — avec une volatilité annuelle importante les premières années. Ces rendements sont des estimations basées sur les performances historiques et les prévisions 2026 — ils ne garantissent pas les performances futures. L’allocation dynamique peut générer des baisses temporaires de 20-30 % en cas de crise boursière. Les frais du contrat doivent être déduits de ces estimations — un contrat à 1,2 %/an de frais réduit ces rendements de 1,2 point chaque année.

Comment rééquilibrer son assurance-vie sans payer d’impôts ?

L’un des grands avantages de l’assurance-vie est la possibilité de réaliser des arbitrages entre supports sans fiscalité immédiate — contrairement à la cession dans un compte-titres ordinaire qui déclenche le PFU sur les plus-values réalisées. En pratique, arbitrer son AV fonctionne comme suit : vous donnez un ordre d’arbitrage à votre assureur (en ligne ou par courrier) pour vendre une partie d’un support A et acheter le support B avec le produit. Aucune fiscalité n’est prélevée lors de cet arbitrage — la fiscalité ne s’applique qu’en cas de rachat effectif (retrait d’argent du contrat). Exemple : vous avez 100 000 € en fonds euros avec une plus-value latente de 20 000 € et vous souhaitez arbitrer 50 000 € vers des ETF MSCI World. L’arbitrage est gratuit fiscalement — pas d’IR, pas de PS. Vous payerez la fiscalité AV uniquement quand vous retirerez de l’argent du contrat. Cette neutralité fiscale des arbitrages permet de rééquilibrer son allocation aussi souvent que nécessaire (typiquement une fois par an) sans aucune conséquence fiscale. Certains contrats facturent des frais d’arbitrage (0,1-0,5 %) — les meilleurs contrats en ligne proposent des arbitrages gratuits et illimités. Certains contrats proposent également des options de rééquilibrage automatique annuel — qui maintiennent l’allocation cible sans intervention manuelle.

En résumé

  • 8 types de supports disponibles en AV : fonds euros (garanti, 2,9 % moy.), SCPI (4,91 %, revenus immobiliers), ETF (8,5 %/an historique, frais 0,12 %), OPCVM actifs (variable, frais élevés), private equity (10-15 % TRI), produits structurés (4-8 % conditionnel), fonds obligataires (3,5-4,5 %), SCI/OPCI (immobilier indirect).
  • Allocation selon le profil : prudent (50 % FE + 30 % SCPI + 15 % oblig. + 5 % ETF → ~3,7 %/an), équilibré (35 % SCPI + 35 % ETF + 20 % FE + 10 % PE → ~6,2 %/an), dynamique (50 % ETF + 20 % SCPI + 20 % PE + 10 % FE/oblig. → ~8 %/an).
  • Les frais sont déterminants : 1 % de frais supplémentaires sur 20 ans coûte 18 % du capital final. Prioriser les contrats à frais < 0,7 %/an et les ETF (TER 0,12-0,20 %).
  • ETF vs SCPI : complémentaires, pas concurrents. ETF pour la croissance long terme, SCPI pour les revenus stables. Combiner les deux selon l’horizon.
  • Arbitrages sans fiscalité : basculer d’un support à l’autre dans l’AV ne déclenche aucun impôt — la fiscalité s’applique uniquement au rachat. Rééquilibrer annuellement sans hésitation.
  • À éviter : 100 % fonds euros (sous-performance vs inflation long terme), fonds actifs à frais élevés sans surperformance, SCPI mono-sectorielles risquées, PE > 20-30 % du contrat.
  • Notre conseil : vérifiez vos frais de contrat, arbitrez progressivement vers ETF + SCPI selon votre horizon, et faites un bilan patrimonial avec ACVM Patrimoine pour coordonner votre AV avec le reste de votre stratégie patrimoniale.

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Votre assurance-vie est-elle à 100 % en fonds euros depuis 10 ans ? Votre contrat bancaire génère-t-il moins de 2 %/an avec des frais de 1,2 %/an ? Vous ne savez pas quoi mettre dans votre AV pour préparer votre retraite ou générer des revenus complémentaires ? Chaque année sans optimisation est une performance manquée.

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